Le dé-remboursement de la sécurité sociale favorise les mutuelles

Contacter Commenter Site Web Page Web

Le remboursement de la Sécurité Sociale n’est plus ce qu’il était… et favorise les assurances santé complémentaires

Si auparavant la Sécurité sociale était une fierté pour les français, les choses ne sont plus semblables aujourd’hui. En effet, suite aux innombrables mesures d’économies, aux déremboursements et aux baisses de prise en charge qui se sont succédés depuis déjà une bonne dizaine d’années, la Sécurité sociale n’est plus ce qu’elle était auparavant. Et les mutuelles - complémentaires santé - institutions de prévoyance etc., deviennent de plus en plus incontournables, si l’on veut encore espérer un meilleur accès aux soins et à la santé.

Prise en charge limitée de soins et actes pris en charge

Comme le monde évolue, les soins et actes de santé proposés poursuivent aussi cette tendance, en mettant au bénéfice de la population de nouveaux traitements, de nouveaux soins et actes de santé. Ceci étant dit, la liste des soins et actes pris en charge par la Sécurité sociale reste du moins limitée, et ne considère pas pour la plupart ces nouveaux soins à leurs justes valeurs. Par ailleurs, le coût des soins et actes de santé tend aussi à augmenter chaque année, contrairement aux tarifs conventionnels de la Securité sociale…

Tarif conventionnel ou tarif réel ?

Certes, la sécu rembourse généralement 70% de vos frais et dépenses de santé. Mais il faut rappeler que ces 70% sont en réalité basés sur les tarifs conventionnels de la Sécurité sociale, qui sont actuellement assez nettement éloignés des tarifs réels. En guise d’exemple, sur le poste dentaire, on a la couronne en céramique qui a un tarif conventionnel de 107,50 euros. Après application des 70%, l’Assurance maladie ne remboursera donc que 75,25 euros pour ce type de soin dentaire, qui a pourtant un coût moyen réel vers les 500 euros.

De nouvelles générations de mutuelles

Comme toujours, les mutuelles sont amenées à compenser. Raison pour laquelle on commence à rencontrer depuis quelques années de nouvelles offres mutuelles conçues pour offrir une prise en charge optimale à leurs adhérents. Entre autres, on a la mutuelle dentaire et la mutuelle optique, qui ne suivent plus les tarifs conventionnels de la Sécurité sociale, mais raisonnent plutôt en forfaits. Cela permet aux remboursements proposés de se rapprocher un tant soit peu des tarifs réels, afin que la différence soit moins énorme, voire même inexistante.

Aussi, l’espoir se dirige donc vers ces nouvelles générations de mutuelles, face à ce triste constat qu’est le déclin progressif de notre Sécurité sociale française.

2 commentaires à “Le dé-remboursement de la sécurité sociale favorise les mutuelles” - Cliquez-ici pour commenter.

  1. Ce que vous décrivez peut conduire à une autre analyse.
    le désengagement de la sécurité sociale n’est pas une opportunité pour les organismes complémentaires.
    Pour les assurances la protection santé est un marché que l’on peut segmenter en fonction des besoins des clients et/ou des risques de ceux ci;
    en mutualité le risque est réparti de manière solidaire. tout désengagement de la sécurité sociale fait augmenter les cotisations des adhérents pour conserver le m^me niveau de remboursement.
    Baisse de la sécu sociale = hausse de la cotisation. jusqu’où cela sera-t-il tenable. Déjà 15% des français renoncent à des soins alors que 6% n’ont pas de couverture complémentaire. Quel est le seuil d’acceptabilité des français dans ce domaine nul ne le sait encore;
    quand la sécu se désengage je dirais plutôt que tout le monde y perd.

  2. L’impact de la diminution du taux de remboursement sécu de certains
    médicaments est beaucoup plus important que la seule différence de taux.

    En effet les mutuelles qui continueront à prendre en charge à 100% ces médicaments les répercuteront sur les cotisations.

    Or il faut savoir que:
    -les frais de gestion des mutuelles est au minimum de 7%
    -qu’elles doivent s’acquitter à partir du 1.1.11 des taxes de l’ordre de 10,17% calculées sur le montant total des cotisations encaissées.
    Donc en conclusion le citoyen paiera non seulement la différence du déremboursement de la sécurité sociale mais aussi les impôts sur ces sommes.