Barre des Ecrins : victoire de Sandrine Plancard sur son handicap (maladie de Little)

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Handicap maladie de Little : une victoire pour Sandrine Plancard

Sandrine PLANCARD 34 ans, habite en Côtes d’Armor à Langueux.

Atteinte de la maladie de Little, handicap qui entraîne une perte d’équilibre, une amplitude articulaire réduite et une faible tonicité musculaire d’un côté, Sandrine s’est lancé un défi pour surpasser son handicap : atteindre la Barre des Ecrins à 4 102 m. Elle n’avait jamais vu la montagne de sa vie. Après un an d’entraînement en Bretagne encadrée par son coach Patrice Roger-Verra (12 ascensions à son actif), et accompagnée d’un guide de haute montagne, Sandrine a réussi son impossible pari le 18 JUILLET 2008 à 8 H 47. :

“Oui, nous l’avons fait et nous sommes heureux. A vrai dire j’ai beaucoup de mal à redescendre de mon petit nuage et à revenir sur terre… C’est tellement, que c’est indescriptible, il faut le vivre pour se rendre compte de l’immensité de la haute montagne. Un énorme merci à Patrice qui m’a fait découvrir et aimer la montagne qui est un univers à part. Patrice a eu le courage de mettre au point ce projet surréaliste et pourtant beaucoup de personnes n’y croyaient pas… BRAVO Patrice d’avoir cru en moi et de m’avoir aidée à devenir quelqu’un. Patrice, tu as été grandiose durant 9 mois. Tu sais à quel point la victoire était capitale pour moi. Je réalise que j’ai fait quelque chose d’exceptionnel, d’impensable. Si j’ai réussi, c’est aussi grâce à toute une équipe qui a été près de moi (Patrice, amis, collègues, familles, proches, partenaires et le kiné). Nous sommes partis à 2h 40 et arrivés au dôme à 8h47. Tout est magique, rare, c’était majestueux : le silence : j’entendais seulement nos pas craqueler sur la neige, la blancheur de la neige que nous éclairait la frontale. Puis si nous regardions le ciel, nous pouvions admirer la splendeur de la lune et plus tard le lever su soleil (indescriptible). Puis l’ascension s’est tranquillement, doucement mais sûrement… J’ai souffert plus au niveau des jambes que du manque du souffle. Arrivée à la face de barre des écrins, j’ai réalisé de l’immensité de cette montagne. C’est tellement impressionnant que je me suis dit que je n’y arriverai sûrement pas. Pourtant Patrice à maintes fois me l’avait dit. Je ne m’imaginais pas que c’était d’une telle ampleur. L’image n’a strictement rien a voir avec la réalité…. J’ai souffert, nous avons souffert. A plusieurs reprises je me dis que je n’y arriverai jamais (il y a eu des passages terribles : où le guide était obligé de me tirer tellement c’était dur)…Arrivée là-haut, Patrice m’attendait. Il a filmé mon arrivée… Moment très fort, très intense, unique. Bref indescriptible : la concrétisation d’un travail de 9 mois qui vaut vraiment le coup. Apparemment nous sommes restés 10 mm au sommet mais je pensais que nous étions restés quelques minutes. Le panorama était tellement exceptionnel que je ne trouve pas les mots pour vous décrire. Mais toute ascension il y a la descente et là je ne pensais que cela allait être plus terrible. Nous marchions dans la neige molle. A chaque pas nous nous enfoncions dans la neige. Nous ne nous pouvions pas nous accorder des pauses car il y avait risque de chutes de séracs… Je suis heureuse d’avoir fait quelque chose de bien, d’exceptionnel, d’unique”.

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