Facebook victime du syndrome du rectangle blanc ?

Contacter Commenter Page Web

Facebook a annoncé qu’il allait filtrer la publicité…

Il souhaite que les pages “subversives” (à caractère violent ou sexuel”) ne diffusent pas la publicité de ses annonceurs. Un nouveau système de blocage a été mis en place ce Lundi.


Cette annonce est l’exemple typique de ce que l’on pourrait appeler le syndrome du carré rose ou du rectangle blanc.

Mais rappelez-vous dans les années 90, M6 et la défunte 5 (que les moins de 30 ans n’ont pas connu) proposaient des téléfilms et autres séries érotiques qui connaissaient un très fort succès d’audimat (tout le monde zappait par hasard dessus) mais alors que les audiences tutoyaient les sommets, les rentrées publicitaires, elles étaient inversement proportionnelles.

Les annonceurs “grand public” ne voulaient pas voir leur image associer à de l’érotisme. Comme les téléspectateurs n’assumaient pleinement leur choix alors ils préféraient ne pas annoncer.

Force est de constater que plus de 20 ans après rien n’a changé.

D’ailleurs Amandine (directrice du site histoires-libertines) le confirme :
“Nous passons par des sociétés d’affiliation qui agissent comme lien entre les annonceurs et les diffuseurs, en général plus de 95% des annonceurs de grandes marques ou de produits grand public (meubles, alimentaire, …) refusent d’être présents sur notre site (et les autres sites de charme). UN gestionnaire de compte d’une de ses agences a pris la liberté d’autoriser la diffusion de publicités pour un important site de vente en ligne de produits culturels. Quand l’annonceur l’a apprit, il a demandé l’arrêt immédiat de la campagne.

Ce syndrôme du carré rose démontre une certaine schizophrénie de la part des annonceurs car les publicités ne sont elles pas de plus en plus sexy voir porno-chic ? D’autre part, une récente étude a démontré que plus l’on occupe un poste à responsabilité et plus on est consommateur d’érotisme (et de pornographie).