Marché de l’art : Un marché de l’art français nobiliaire ?
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Un marché de l’art français nobiliaire?
D’après un article du Journal des Arts – Antidote, la situation du marché de l’art en France ne se porte que de mieux en mieux. En effet, les groupes de collectionneurs tels que l’Adiaf, auraient vus leur nombre d’adhérents augmenter de plus de 200% au cours des dix dernières années(1). Plus grande accessibilité du marché? Nouvelle génération d’acheteurs plus sensibles à l’art? Présence croissante des médias dans le quotidien? Ou augmentation des richesses?
Évidemment, ces causes sont fortement discutées dans le domaine de l’économie des arts. Quoi qu’il en soit, il semble logique d’évoquer ces arguments lorsque l’on met en perspective le rôle de l’objet d’art dans la perception sociale. D’un point de vue historique, considérant que le fait de collectionner fut la preuve d’une réussite sociale et d’un intérêt culturel et intellectuel prestigieux, le collectionnement d’aujourd’hui s’est-il tant éloigner de cette conception?
Ce phénomène ne peut être mieux démontré qu’en prenant en considération l’engouement constant pour les foires d’art contemporain et d’antiquités : évènements mondains qui convient en grandes pompes, le jet-set mondial à acheter en un temps donné les œuvres les plus prometteuses des grandes galeries internationales. Ce phénomène de l’acheteur jet-set semble toujours aussi motivé par un certain désir de se différencier de l’autre, de posséder l’objet unique que l’on ne se lassera jamais d’admirer.
Soutenu par un système primaire qui veut encourager «le jet-set de l’art(2)», le collectionneur moderne doit néanmoins avoir foi aux artistes qu’il supporte car il semble que la perception des instances publiques françaises évolue, tant qu’à elle, timidement.
Par: Christine BLAIS
(1): Roxana Azimi, «Nouvelle generation de collectionneurs», Le Journal des Arts – Antidote, 4e édition, 11 octobre 2008 – 10 janvier 2009, p.4.
(2): Idem
