Des centaines d’espagnols déchirent leurs voix dans les bureaux de vote

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Des centaines d’espagnols sont en train de s’adresser, pendant la journée d’aujourd’hui, à tous les bureaux de vote, non pour voter, mais pour déchirer le bulletin électoral face à l’urne et expliquer poliment aux membres des bureaux de vote le motif de cette action.

Il s’agit des associés du MCRC, le Mouvement de Citoyens vers la République Constitutionnelle, qui a été fondé par le juriste et penseur Antonio García-Trevijano, décédé l’année dernière. Ils dirigent la diffusion de l’abstention active pour ainsi « délégitimer l’actuel Régime politique et atteindre une période de liberté collective », qui les conduira, enfin, « à une Constitution authentique et à que la démocratie soit leur forme de Gouvernement ».

« En Espagne il n’y a pas de démocratie », disent-ils, « car nous n’avons pas de représentants politiques. Nous ne pouvons rien choisir lorsque nous votons, même pas le Président du Gouvernement. Les partis politiques en Espagne sont de l’État, ils défendent les intérêts de l’État et non ceux de la nation. Le chef de chaque parti politique rempli une liste avec des personnes de sa confiance, qui seront sous ses instructions, tant pour le nommer Président que pour adopter des lois ».

D’après le MCRC, « l’absence de représentation et la non-séparation du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif font que la corruption soit le facteur de Gouvernement ».

Ils nous racontent qu’ils s’adressent aux bureaux de vote pour déchirer le vote dans l’intention de montrer que « leur préoccupation et conscience politique est supérieure à ceux qui votent sans même penser à ce qu’ils sont en train de faire ».

« Le vote est un droit politique et non un devoir civique, comme on nous a fait croire, et l’abstention active implique une forme d’action politique qu’en aucun cas est liée à la désaffection ou au manque d’engagement »,selon le MCRC.

Au MCRC sont convaincus que « le temps de la partitocratie se termine et que de plus en plus d’espagnols comprennent les causes politiques de la corruption systémique qui noie l’Espagne ».

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