Le premier BLOG entièrement consacré au reporter-photographe Jean Philippe Charbonnier

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Le blog « Jean-Philippe Charbonnier Collection Vente de photographies » montre des photographies en noir et blanc illustrant aussi bien les voyages du reporter que les choix personnels de l’artiste.

Un blog pour aller à la rencontre du reporter-photographe Jean-Philippe Charbonnier

Le premier BLOG entièrement consacré au reporter-photographe Jean Philippe Charbonnier (1921-2004) voit le jour, avec la présentation d’une centaine de photographies issues du musée personnel de l’artiste, assemblées par sa fille cadette Eglantine.

Le blog « Jean-Philippe Charbonnier Collection Vente de photographies » montre des photographies en noir et blanc illustrant aussi bien les voyages du reporter que les choix personnels de l’artiste.

Il s’agit d’une collection de tirages argentiques d’époque collés sur carton, choisis par Charbonnier lui-même, la plupart inconnus du grand public. Certains ont subi de mauvaises conditions de conservation et nécessitent quelques retouches, d’où leurs prix de vente très modérés.

Un vaste lot montre le Maroc des années 1970 lorsqu’il constituait une phototèque pour le compte de Royal Air Maroc. Les négatifs avaient été détruits par un stockage dans un placard surchauffé des locaux de la compagnie. Les tirages sur carton qui restent en sont les ultimes témoignages.

Quelques très beaux grands formats laissent entrevoir la Chine – toujours impressionnante -des années cinquante. D’autres sont de simples images du quotidien, qui retinrent son attention, même si elles ne furent pas choisies par les magazines, dans le flot des pellicules ramenées.

Dans les années 1950-1960, Jean-Philippe Charbonnier a sillonné la France et le monde comme reporter-photographe pour le magazine “Réalités”. La terre se parcourait alors difficilement et la photographie itinérante nécessitait force de travail et créativité toujours en éveil.

Reporter-photographe, un parcours insolite

L’ingrat mais merveilleux métier de reporter-photographe ne fut pas tout de suite reconnu, probablement considéré comme une activité physique de « presse-bouton », et, il fallut revendiquer pour obtenir son nom dans les pages des magazines, à côté de celui des intellectuels journalistes.

Jean-Philippe Charbonnier vivait imprégné de ses grands voyages, qui constituaient une part essentielle de son être : L’Alaska où, pour bien l’accueillir, un chef indien lui avait proposé une de leurs jeunes femmes pour le réchauffer la nuit, ce qu’il avait refusé ne prenant pas ces « femmes-là » pour de la chair à colons. La Mongolie extérieure où il fut parmi les premiers occidentaux à voir cette région hyper fermée de la Chine maoïste. Les pays arabes, surtout le Maghreb dont il aimait particulièrement la culture. L’Afrique encore coloniale. Les Philippines dont il disait qu’il aurait voulu y rester car il y trouvait la paix.

Mais, le photographe hyperactif revint toujours prendre sa place dans sa vie parisienne, imprégné de cultures cosmopolites de toutes origines sociales. Lui-même était parisien de naissance, descendant par sa mère des frères Natanson (fondateurs de La revue Blanche), banquiers juifs polonais venus dépenser leur fortune à Paris, par amour de l’art; et, descendant par son père - peintre et décorateur des films de Bresson – d’une grand-mère Charbonnier, cantinière sur la construction de voies ferrées : le début du voyage.