Clopinette : autorisation de fumer... une e-cigarette !

Recevant ses clients avec le sourire, Nathalie vante, dès l’entrée de ces derniers, la qualité des produits, qu’elle vend. La cigarette. Interdite dans les lieux publics, et donc dans tous commerces, la cigarette est néanmoins tenue fièrement par Nathalie...

Clopinette : et si vous fumer une e-cigarette au café ?

Mais, pas n’importe quelle cigarette. La e – cigarette, ou cigarette électronique, se consume donc virtuellement entre ses doigts. Entre deux aspirations, elle reçoit donc en toute quiétude les clients ou les curieux, venus se renseignersur cette méthode efficace pour arrêter de fumer. Et, Nathalie aime à cultiver ce paradoxe. Son enseigne ne prête pas à confusion C3, avec le C acronyme de la cigarette donc.

Certains clients, comme Nicolas, poussent la porte pour s’enquérir de l’utilité d’un tel lieu, et tombent immédiatement sous le charme. Le jeune Homme avait déjà vu de tels magasins en Bulgarie , mais « jamais en France ». De passage à Limoges, Nicolas voit immédiatement l’intérêt de ce café, lui qui a déjà connu l’échec dans sa tentative d’arrêt de la cigarette.

Depuis le 31 décembre 2007, on n’avait plus connu de cafés, accueillant les fumeurs, comme Nathalie le fait depuis deux mois.Les briquets ont cédé leur place aux bonbons en tout genre, et le comptoir, sur lequel le fumeur repenti dégustera son petit noir, est une invitation à la découverte d’une blonde, reléguée au rang des objets bannis de la société.

Nathalie reconnait l’influence de son père, Michel. 30 ans durant, il tint un magasin dans cette même rue Gambetta, et il se souvient de ce passé, où l’accueil du client se faisait la Gitane à la main. Rien n’aura pu éloigner la cigarette de Michel, sauf l’invention de Nathalie, avec laquelle il se limite désormais, fier d’affirmer, que l’ e - consommation est devenue son lot quotidien. On comprend donc, que Nathalie soit soutenue par son père.

Aussi, Nathalie a-t- elle eu l’idée de cette boutique, réservée donc aux e – fumeurs. Si l’ensemble de ces atomiseurs ne contient pas de nicotine, elle propose néanmoins un vaste choix d’aromes, déclinant même la e – cigarette en e – pipe, ou e – cigares. Cette virtualité n’est que théorique, puisque ce sont de vrais anciens fumeurs ou des curieux, avides de découvrir la fumée, qui fréquentent sa boutique pour son plus grand plaisir.

Clients bien réels donc comme Sylvie, qui fréquente la boutique de Nathalie depuis peu. C’est là, qu’elle a découvert l’e-cigarette, qui la fit toussoter la première fois, se souvient – elle – avec humour. Dorénavant, elle s’est décidée pour un modèle rechargeable, lui permettant d’adopter le mélange lui convenant le mieux. Même si l’e-cigarette n’est pas reconnue comme un substitut officiel dans la lutte contre le tabagisme, Sylvie reste convaincue néanmoins de son utilité.Certes, il existe des querelles sur l’utilisation du propylène glycol mais aussi de la nicotine liquide. Mais, Nathalie de rappeler que ses cigarettes elles sont garanties sans nicotine. C’est donc sereine, qu’elle attend les résultats de diverses enquêtes ordonnées suite à l’interdiction de la cigarette électronique dans plusieurs pays.

En attendant, en deux mois d’ouverture, Nathalie a réussi à développer son chiffre d’affaires. Cette réussite, qui n’a rien de virtuelle, a déjà suscité bien des convoitises, et deux franchises.

Http://www.clopinette.fr

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