Savannah, Victime d’une suite d’erreurs administratives

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Après l’incendie qui détruit l’entrepôt et fait périr tous les animaux de Savannah, le temps qui devrait être attribué à la reconstruction est employé à essayer de récupérer les seules rescapées de cet accident : 14 tortues de 60 kilos.

Des tortues choyées & recueillies par un ami de Savannah

Présentes chez Savannah depuis 8 à 10 ans, ces tortues géantes étaient les reproducteurs de l’entreprise. Elles vivaient dans les bâtiments et la serre à l’extérieur des locaux. Cette serre avait été aménagée afin de récréer leur milieu de vie à l’état naturel. Comme leurs congénères chez Savannah, elles étaient évidemment munies de tous leurs papiers.

Lors de l’incendie, elles ont été les seules sauvées par les pompiers, la carapace fumante. Placées dans une serre provisoire dans les heures qui suivent sans électricité ni gaz pour les réchauffer à cause du feu, les 14 tortues ont souffert du froid.

Romain Julian a alors vite pris la décision de les placer à la Ferme des reptiles de Pierre Banzept, à La Bastide-de-Sérou. Ce dernier a pris à cœur d’installer un dispensaire et de nettoyer leurs carapaces endommagées. Très rapidement, ces bons soins ont permis aux tortues de reprendre une activité normale, sortir au soleil et brouter de l’herbe.

Une Réquisition inexplicable

Sans en avertir ni le propriétaire légal des tortues, ni Pierre Banzept, le parc la Vallée des Tortues ainsi que 30 millions d’amis ont décidé de récupérer les animaux. En invoquant des erreurs de papiers, ils ont obtenu d’un tribunal le droit de réquisitionner les tortues géantes pour les placer 800 km plus loin dans un parc qui leur était inconnu.

Pierre Banzept s’étonne alors : « Les tortues avaient commencé à s’acclimater à leur nouvel environnement : elles rentraient seules dans leur enclos le soir. Leur faire faire 800km est contraire à leur bien-être. D’autant plus que mes installations avaient été reconnues par tous comme très confortables ».

Maître Pierre-Marie Bonneau, Avocat au barreau de Toulouse, mandaté par M. Julian, déclare alors: « Je suis surpris que l’on ait réquisitionné ces tortues, qui étaient à mon sens en règle, et dont l’installation à la Ferme des reptiles dans l’Ariège avait été décidé d’un commun accord avec les judiciaires et administratifs. Par ailleurs, il eut été normal que leur propriétaire M. Julian, eu été averti de cette réquisition autrement que par les journaux. J’interviens donc auprès du parquet afin de faire le point sur cette situation ».

Choqué de ce qui semble se rapprocher plus d’un rapt que d’une action judiciaire, Savannah souhaite que les choses se règlent avec diligence : les tortues doivent revenir à leur propriétaire.