Steelcox présente son nouveau titre « Mon côté Rock n’ Roll »

Contacter Commenter Site Web
La création artistique serait-elle à l’origine de solutions économiques ?

Steelcox présente son nouveau titre « Mon côté Rock n’ Roll »

La création artistique serait-elle à l’origine de solutions économiques ?

La sortie est imminente donc ! Où pourra-t-on se procurer ce nouveau titre ?

Steelcox : Cette nouvelle chanson, écrite en collaboration avec le compositeur Frédéric Bertrand, sera disponible très prochainement sur les principaux sites de téléchargement. C’est en cours de distribution.

Cette nouvelle chanson n’est-elle pas un bel hommage rendu à Elvis Presley et à la création artistique ?

Steelcox : Et oui, chacun l’aura deviné, j’ai voulu par le texte de cette chanson rendre un modeste hommage, très largement mérité, à l’une de mes plus grandes idoles, Elvis Presley. C’est bien sûr « mon côté Rock n’ Roll » qui m’a poussé à le faire, c’est évident ! (rires). La musique de cette chanson n’est pas du pur Rock n’ Roll parce que j’ai tenu à faire différemment ! Et derrière tout ça, j’ai voulu également rendre un hommage à la création artistique qui fut à l’origine d’une économie autour de la musique, surtout à cette époque.

Et pour quelles raisons ?

Steelcox : Cela non seulement pour la carrière internationale qu’on lui connait, mais surtout pour les qualités humaines de la personne, de l’artiste et pour cette voix inoubliable qui a marqué mon enfance.
Elvis est le chanteur « tout-en-un » selon moi et quand on l’observe professionnellement il est une richesse d’enseignements.

Son activité artistique, parallèlement à celle de nombreux autres artistes, a été à l’origine d’une économie pour le cinéma et pour toute la filière musicale, à son époque et même encore aujourd’hui.
Que savez-vous de lui que l’on n’ait pas déjà lu dans la presse ?

Steelcox : Evidemment, Elvis appartenait à la génération qui précédait la mienne. De plus, parce qu’il était une méga star américaine et mondiale, je n’ai pas eu la chance de le rencontrer ! C’est de sa faute ! (rires)
Par contre, j’ai eu la chance que l’on m’ait fait rencontrer à Paris une femme américaine qui avait été proche d’Elvis. A l’époque, elles étaient deux copines qui faisaient partie du groupe de fans qui suivaient le plus souvent possible Elvis dans ses tournées. Elles étaient souvent invitées chez lui à Graceland avec la bande de copains qui entourait le King.
Elle a eu la gentillesse de répondre à mes nombreuses questions et m’a parlé d’Elvis comme d’un garçon adorable qui savait être généreux avec ceux qui étaient en difficulté autour de lui ainsi qu’avec certains de ses compositeurs. Elle m’a rapporté ce qu’il disait souvent : « … j’ai connu la grande pauvreté et la grande richesse, c’est pourquoi je comprends très bien toutes les situations de la vie ». Elle me disait qu’à la fin de ses concerts, lorsque le spectacle était terminé et que les musiciens étaient partis, Elvis se mettait au piano et chantait en acoustique pour les fans qui étaient restés dans la salle et le rejoignaient sur scène. Selon elle, lorsqu’Elvis apprit un jour que les deux copines n’avaient pu rejoindre la tournée, il aurait envoyé son jet privé appelé « Lisa Marie » du nom de sa fille,  pour aller les chercher ! Fantasme ou réalité, je l’ignore. Mais un tel comportement ne semble pas très éloigné du personnage. De plus, n’oublions pas que nous sommes ici dans une autre dimension !

ElvisEt la voix d’Elvis ?

Steelcox : Ah oui, Elvis avait un timbre de voix immédiatement reconnaissable, très agréable, une voix juste, profonde et pleine d’émotion. Elvis était un Blanc qui savait chanter comme un Noir ! J’aime souvent revoir en DVD, entre autres, le concert d’Hawaii de janvier 1973. Il y a 40 ans déjà ! Ce fut le premier concert retransmis mondialement par satellite. Elvis était au top de sa forme !

Ses influences sont multiples : Gospel, Spiritual, Country, Blues, Rhythm and Blues, Hillbilly mais aussi des styles aussi variés que le Bel Canto ou la chanson populaire. C’est dans ce creuset qu’il va créer son propre style unique qui va enflammer toute la planète.

Même si ses parents n’étaient pas très croyants, dès l’âge de deux ans Elvis était déjà imprégné de musique gospel. Il fit son éducation musicale dès 4 ou 5 ans en allant tous les dimanches avec ses parents à la « First Assembly of God Church » de Tupelo. C’était une communauté à l’origine de baptistes blancs au milieu de Noirs. Les chœurs, teintés de gospel et de spirituals, y étaient chantés avec beaucoup de ferveur. Mais lorsque son père rentrait le soir avec son camion, Elvis s’asseyait à la place du conducteur pour écouter pendant des heures la radio. Des stations « blanches » émettaient de la musique Country et Western et des stations « noires » tentaient de promouvoir les musiciens noirs. Elvis qui n’avait pas de préjugés raciaux assimila toute cette musique et c’est peut-être par attrait de l’interdit que lui vint cette prédilection pour le Blues et le Rhythm and Blues, alors méprisés des Blancs et traités de « race music ». C’est à son 11ème anniversaire que ses parents alors très pauvres lui ont offert une guitare à la place du vélo tant désiré. Ses parents lui ont appris quelques accords et Elvis s’est exercé à jouer et à chanter les chansons qu’il entendait à la radio …

Elvis était issu d’un contexte social particulier ?

Steelcox : Oui, Elvis est né le 8 janvier 1935 à Tupelo dans le Mississipi. Il est issu d’un milieu très pauvre, proche de la culture noire, qu’il n’a jamais renié. Il est toujours resté honnête malgré les difficultés financières de sa famille. Elvis était un garçon plutôt solitaire qui était très proche de sa mère qu’il aimait beaucoup. Il avait un frère jumeau Jesse Garon Presley hélas décédé à la naissance. Elvis était très timide et c’est quand il s’est aperçu qu’on aimait l’entendre chanter en s’accompagnant à la guitare qu’il a pris confiance en lui. Plus tard en 1948, ses parents ont déménagé pour Memphis pour trouver du travail. Elvis avait 13 ans. Adolescent, il allait souvent à Beale Street à Memphis écouter des chanteurs de Blues comme le faisaient BB King et d’autres musiciens. Plus tard, quand il devint populaire, il y achetait ses vêtements.

Il faut rappeler qu’à l’époque le racisme sévissait à tel point que des parents s’inquiétaient de voir leurs enfants écouter de la musique noire souvent considérée comme la musique du diable ! Oui c’était à ce point-là ! Ils ignoraient alors qu’à l’origine toute l’humanité était noire ! Nous étions dans les années 1950 dans le sud des Etats-Unis ! Au moment où le Rock n’ Roll a explosé la société américaine a pris conscience de l’étendue du problème racial qui la divisait. Malgré tout, au fil de la décennie, à Memphis dans le Tennessee, dans le Mississipi et un peu partout dans le sud, de nombreuses mères de familles blanches achetaient des disques de musique noire pour leurs enfants en déclarant que c’était pour leurs domestiques ! Dans certaines familles, les enfants devaient cacher à leurs parents leurs disques de Little Richard, de Chuck Berry ou Bo Diddley. Dans le sud profond, certains vont même jusqu’à casser ou bruler des disques de Rock n’ Roll afin de ne pas compromettre la « santé mentale » de leur progéniture ! Incroyable ! Cette hystérie marquait le manque d’ouverture de toute une partie de la société à la modernité musicale issue des marges noires, blanches, rurales et pauvres. Pourtant la révolution du Rock n’ Roll était bel et bien en marche. Ce sont les chanteurs blancs comme Bill Halley puis Elvis Presley qui ont fait accepter sans s’en rendre compte les chanteurs noirs tels que Little Richard, Chuck Berry ou Bo Diddley qui auraient eu de grandes difficultés à percer de la même façon des années auparavant.

Comment Elvis a-t-il été découvert ?

Steelcox : Sam Phillips, qui avait été auparavant employé d’une station de radio, devint le propriétaire du « Sun Studio » en 1951 à Memphis, au 706 Union Avenue.

Il avait créé ce studio afin d’enregistrer les jeunes chanteurs noirs inconnus qui n’avaient pas les moyens d’aller enregistrer à Chicago. Il revendait ensuite les disques à des grandes firmes mais n’en tirait que de faibles profits. Il a été le premier à travailler avec des musiciens inconnus comme B.B. King ou Little Junior Parker.

Après Elvis, Sam Phillips enregistra des artistes comme Johnny Cash, Carl Perkins, Jerry Lee Lewis, Roy Orbison, Charlie Rich …

Pour se faire un peu plus d’argent, pour 4 dollars il proposait à chacun de réaliser son enregistrement pour les anniversaires et les mariages.

C’est en juillet 1953, qu’Elvis se présente pour enregistrer 2 chansons pour l’anniversaire de sa mère qui, il est vrai, n’aura lieu que 2 mois plus tard. On pense qu’Elvis a pris ce prétexte pour approcher le studio sous les meilleurs aspects. De son côté, Sam Philipps ne cessait de dire à sa secrétaire Marion Keisker « si seulement je trouvais un Blanc qui ait la voix et le feeling d’un Noir » !
Marion Keisker est très impressionnée par cette voix rauque et profonde si bien qu’elle présente à Sam Phillips un enregistrement supplémentaire. Il faudra encore qu’Elvis se présente deux fois au Studio Sun pour que les fils se dénouent. C’est l’année suivante, en juin 1954, que Marion Keisker insista auprès de Sam Phillips pour qu’il lui propose une nouvelle chanson alors que Sam Phillips jugeait Elvis pas assez mûr. Le résultat ne fut pas convainquant mais Sam Phillips savait qu’il tenait-là un phénomène. Il présenta Elvis à Scotty More et Bill Black, respectivement guitariste et bassiste qui travaillaient avec Sam Phillips au studio Sun. Malgré quelques mois de travail avec Elvis rien n’avait avancé.

C’est le soir du 5 juillet 1954, Phillips est fatigué dans la régie après quelques tentatives infructueuses pendant que Moore et Black sont en pause, Elvis prend sa guitare et se met à jouer sans contraintes un morceau qui s’appelle « That’s All Right Mama », un Blues d’Arthur Crudup, le compositeur préféré d’Elvis. Moore et Black se joignent à lui et quelques secondes plus tard Sam Phillips sur le bas de la porte demande enthousiasmé « Que jouez-vous là ? ». Peu après la chanson est sur la bande ! Le weekend suivant on enregistre la face B avec « Blue Moon Of Kentucky ». C’est ce mélange de Country et de Blues qui allait marquer un nouveau départ dans l’histoire de la musique.

Disque SunLe 8 juillet, Sam Phillips apporte la démo de « That’s All Right Mama » au Disc-Jockey Dewey Phillips (aucun lien de parenté entre les 2 hommes) de la station WHBQ à Memphis. Dewey diffuse la chanson dans son émission « Red, Hot and Blue ». C’est le miracle et le téléphone sonne sans arrêt. Le résultat est grandiose et la radio est submergée d’appels téléphoniques et doit repasser le morceau une quinzaine de fois dans la journée. Avant même que le disque soit pressé l’avalanche se déclenche et l’on compte déjà 5000 commandes. Gladys Presley va chercher son fils Elvis au cinéma pour le conduire à la radio. Dewey fait semblant d’avoir son micro fermé et pour détendre Elvis, il ne lui dit pas qu’il est à l’antenne. Elvis répond gentiment aux questions.

C’est en apprenant lors de cette interview qu’Elvis avait fait ses études secondaires à la Humes School que les auditeurs surpris comprennent qu’Elvis n’était pas un Noir.

Sam Phillips, eut ensuite beaucoup de contrats d’artistes à gérer.

Au tout début, c’est Scotty Moore qui prit le rôle de manager. Puis la tache revint à Bob Neal qui, dépassé par cette spirale du succès, présenta Elvis au fameux Colonel Parker qui n’avait pas plus le grade de colonel que vous et moi ! C’était un irlandais très malin et rusé qui travaillait dans le cirque, les foires et organisait également des concerts de groupes locaux. Il avait la bosse du commerce et développa les ressorts du marketing en travaillant avec Elvis. C’est tout de même le colonel Parker qui fit qu’Elvis signa plus tard avec la célèbre maison de disques R.C.A..

Quel rôle les radios de l’époque ont-elles joué dans tout ça ?

Steelcox : Le Rock n’ Roll était un phénomène adolescent et les disc-jockeys étaient les passeurs, souvent anonymes, de la révolution Rock n’ Roll ! Les ondes étaient indifférentes à la couleur de peau. Il y avait plusieurs radios.

A Nashville, dès 1946, la radio WLAC abolissait les barrières raciales. Ses disc-jockeys diffusaient du Rhythm and Blues, un genre encore inédit. A Memphis, la radio de Dewey Phillips, la WHBQ fut la première à diffuser un mélange de genres.

Début 1950, la radio noire WDIA capte la primeur d’un Sud très créatif et avec son émetteur de 50 000 Watts fait rayonner le Blues de Memphis, des confins du Missouri aux bouches du Mississipi. Elle avait fait scandale en ouvrant l’antenne à des DJ noirs comme BB King. Plus tard, Elvis participa aux œuvres caritatives de cette radio et contribua avec les artistes, musiciens, disc-jokeys et producteurs à l’impact immédiat de ce nouveau creuset musical.

Le disc-jockey Alan Freed « Mister Rock n’ Roll » sur les ondes de WJW à Cleveland a grandement contribué à faire découvrir le Rock n’ Roll aux adolescents noirs et blancs. Bien que Freed préférait diffuser les originaux Noirs il diffusait également les artistes Blancs. Il organisait également des concerts qui déclenchaient des émeutes musicales.

Ces radios faisaient de la publicité aux commerçants locaux qui sponsorisaient les émissions. Puisque les disc-jockeys s’adressaient aussi bien aux jeunes adolescents solitaires qui écoutaient la radio en cachette dans leur lit qu’aux plus âgés qui préféraient s’isoler dans une voiture pour écouter leurs émissions, ils étaient courtisés par les producteurs, les attachés de presse et les distributeurs.

Le premier à diffuser le premier disque d’Elvis fut Dewey Phillips sur la radio WHBQ de Memphis avec le prototype du disque « That’s All Right Mama », ce Blues d’Arthur Crudup, quelques jours après son enregistrement au Studio Sun. Dewey Phillips était l’ami et l’oreille avertie de Sam Phillips du Studios Sun Records. Elvis se produit dans les collèges et les boîtes de nuit. Le 45 tours sera classé premier des « Memphis Country and Western-Charts » et apparait à Nashville et à la Nouvelle Orléans.

C’est après avoir essuyé un rude échec lors de sa prestation au « Grand Ole Opry » de Nashville, la Mecque de la musique Country, que sa carrière démarre vraiment et qu’Elvis ne rencontre plus que des succès …
On vous souhaite bonne chance pour ce nouveau titre !

Steelcox : Merci beaucoup ! Cette musique fut, aux Etats-Unis et dans le monde entier, génératrice d’une économie qui faisait travailler, en plus des musiciens et de toute la filière musicale, de nombreuses personnes dans différents secteurs d’activité. De plus, elle symbolise la fête et la jeunesse. Aujourd’hui, il faut espérer pour l’avenir que la création musicale et la création en général suscitent à nouveau autant d’intérêt car, à mon humble avis, elles sont à l’origine de solutions économiques dans tous les domaines d’activités. La musique demeure, les souvenirs aussi, et je suis parmi les premiers à s’en réjouir !

Steelcox

Contact : coxymusique@gmail.com

Site officiel : www.steelcox.com