Anticipez les conséquences de la crise financière !
Les anticipations du site placements-financiers.pro sur l'évolution des placements financiers à la suite de la crise financière de l'été 2011.
Crise financière et placements financiers : toutes les réponses à vos questions
Les Français qui ont suivi de près ou de loin l’actualité économique cet été ont été surpris en pleine période de vacances par les différentes rumeurs et les évolutions affectant les marchés financiers : faillite de la Société Générale, menace d’éclatement de la zone Euro et de fermeture des banques en Grèce, perte de la note triple A de la France, effondrement boursier…
Pourquoi tant de nervosité et quels impacts pour vos placements financiers ?
La situation macro économique n’est pas bonne (excès d’endettement des états, ralentissement de la croissance, impossibilité de baisser les taux d’intérêts déjà faibles, mise en place de politiques de rigueur, impossibilité de pratiquer une dévaluation pour les pays de la zone Euro…), cependant on peut noter que les entreprises demeurent globalement en bonne santé.
Vos placements financiers sans risque sont-ils menacés ?
Non, même si les banques françaises et les compagnies d’assurance vont sans doute passer de nombreuses dépréciations de leurs actifs, elles demeurent globalement assez solides.
Par ailleurs, le gouvernement français continue à garantir le capital déposé dans les banques françaises (comptes courants, livrets, comptes à terme…) à hauteur de 100.000 Euros par établissement et par bénéficiaire. A noter que les banques étrangères sont généralement couvertes par cette garantie à l’exception des succursales de banques européennes originaires de pays dont la couverture est équivalente ou supérieure à celle offerte en France.
Quelles conséquences pour les livrets d’épargne et les contrats d’assurance vie en Euros ?
La remontée des taux d’intérêts de livret A au 1er Août (passé à 2,50%) est favorable globalement aux placements sur livrets, on peut penser que nous sommes à l’heure actuelle dans une phase de hausse des taux d’intérêts à moyen terme.
En ce qui concerne les contrats d’assurance vie, la réalité est plus contrastée, les provisions et les défauts en court et à venir sur les dettes souveraines vont peser sur la rentabilité des contrats en Euros. Il est donc raisonnable de table sur une baisse de quelques dizaines de point de base sur la rentabilité de ces contrats, nous passerions donc d’une rentabilité moyenne de 3,50% à 3,20% en ce qui concerne les contrats d’assurance vie.
Quelles sont les conséquences pour les investissements immobiliers des particuliers ?
A court terme, il n’y a pas vraiment d’impact.
En revanche, la remontée des taux d’intérêts des prêts immobiliers depuis le 01/01/2011 (la moyenne des taux fixes sur 20 ans est passé de 3,40% à 3,90%, celle des taux variables sur la même durée est passée de 2,85 à 3,19%) devrait de notre point de vue contribuer à une baisse prochaine de la valeurs des placements immobiliers.
Deux autres indicateurs plaident également pour une baisse de l’immobilier (sources meilleurstaux.com) :
-le délai nécessaire pour vendre un bien augmente, que ce soit pour les appartements ou les maisons. Entre les deuxièmes trimestres 2010 et 2011, il passe de près de 7 mois à près de 9 mois pour un appartement ; et de près de 9 mois à plus de 11 mois pour une maison.
-une baisse des transactions immobilières : entre les deuxièmes trimestres 2010 et 2011, il s’est vendu, en moins, 21,8 % de logements en immeubles collectifs et 28,5 % de maisons individuelles par les promoteurs (habitat individuel groupé).
Quelles sont les conséquences pour les investissements défiscalisés ?
Les niches fiscales commencent à être remises en cause avec un coup de rabot de 10 milliards d’Euros prévu dans la loi de Finances 2012 sur celles-ci. A priori peu d’impact sur les placements défiscalisés effectués jusqu’à présent car les changements législatifs ne sont pas rétroactifs.
On peut penser que le dispositif Scellier va cependant souffrir avec la réduction de l’avantage fiscal de 25% à 22% au premier semestre 2011 avec le projet de passer à 16% début 2012.
Par ailleurs, la taxation de 32,5% sur les plus-values réalisées sur les ventes de résidences secondaires à partir du 25/08/2011 va également peser à long terme sur la rentabilité de ces montages pour les investisseurs.
Quelles sont les conséquences pour les placements boursiers ?
Pour l’instant, nous en sommes à -16% depuis le 1er janvier en ce qui concerne le CAC 40. Clairement, le ralentissement économique mondial en cours ainsi que la crise des dettes souveraines européennes et américaine vont peser à terme sur les marchés. On peut cependant penser que les placements boursiers sont parmi les moins surévalués à l’heure actuelle.

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