Le Président Hollande est-il un vrai Chef ?

Contacter Commenter Page Web
Le Chef a un rôle strictement limité à trois fonctions, qu'il doit néanmoins assumer pleinement : Avoir une vision, décider, représenter ! Le Président Hollande est-il un vrai Chef ?

A propos du rôle du Président de la République et de François Hollande

J’ai longtemps professé dans les cours que j’enseignais en Ecole de Commerce que le rôle du Chef était strictement limité à trois fonctions, qu’il doit néanmoins assumer pleinement :

- Avoir une vision : Le Chef est celui qui “montre la voie”, qui décrit le chemin à parcourir pour atteindre le But qui est assigné par lui à tous les membres de l’entreprise

- Prendre les décisions : C’est probablement, disait Paul-Emile Victor, “la chose la plus difficile dans la vie” et c’est aussi ce qui distingue le Chef, qui sait décider au moment où cela est nécessaire.

- Assurer la représentation de l’entreprise : Le Chef étant, par définition, le seul à connaître tous les aspects de l’entreprise, il est forcément le mieux placé pour la représenter à l’extérieur.

Le Président Hollande est-il un Chef ?

- A-t-il une vision ? “Le changement, c’est maintenant” n’a évidemment rien de visionnaire ; c’est une formule de gestionnaire (d’énarque ?!) qui, au surplus, est plus tournée vers le passé que vers l’avenir.

Au-delà de la formule, le Président Hollande a-t-il un jour dessiné un avenir pour le pays, à part “3% de déficit dans deux ans”, ce qui, encore une fois, reflète plus un gestionnaire qu’un visionnaire ?

- Décide-t-il ? L’habitude qu’il a de créer des commissions à tous sujets semble montrer, au premier abord, une incapacité à décider. L’avenir dira si, inondé d’une foule de conseils, il est capable d’en faire la synthèse pour en tirer une décision ou s’il s’en servira pour dire : “C’est pas moi, c’est l’autre !”

- Est-il le meilleur représentant de la France à l’étranger ? Je n’aurai pas la cruauté de relever que lorsqu’on est capable de se faire surnommer “M. Bidochon”, on ne doit pas être le plus apte à donner une bonne image du pays ; je relèverai simplement que c’est le Premier Ministre qui est allé récemment en Asie du sud-est pour tenter de vendre des Airbus et autres produits français et que, quand M. Hollande fait l’effort de prendre l’avion pour l’Algérie, c’est surtout pour tourner la page de la décolonisation et parler de repentance… Il n’est pas sûr que ce soit le meilleur moyen de défendre l’Image de la France.

Elit-on un Président pour qu’il nous guide, qu’il décide et qu’il nous représente ou pour qu’il nous demande sans cesse ce qu’il faut faire ?

Les élus sont souvent ceux qui parlent le plus fort et pas forcément ceux qui sont les plus efficaces. C’est une vieille histoire que décrivait déjà Frédéric Bastiat dans son livre Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas dans lequel il fustigeait tous les hommes politiques à courte vue qui sont incapables d’imaginer les conséquences à long terme de leurs initiatives, prises plus souvent pour “faire plaisir” à l’électeur que pour faire grandir le pays.

Un retour aux fondamentaux s’impose : Il y a urgence à relire l’oeuvre maîtresse de Frédéric Bastiat, ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, en vente 3,99 € sur Amazon.