Voyage vers soi : l’expo Photo d’un psy

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Du mardi 14 au 28 janvier 2014, de 10h à 18h30, le hall de l'hôpital Rothschild du 12e accueille l'expo photo Voyage Vers Soi.

Le psy photographe Paul Sillam propose une ballade universelle  puisque chacun, à un moment de sa vie, fait ce voyage vers lui-même. L’inconfort d’un symptôme, d’un arrêt de maladie, d’une rupture invite à ce retour. Que faire dans cette salle d’attente ? La convocation de l’inconscient est en fait un rendez-vous-symptôme avec soi-même.. non pas pour se punir… mais pour un nouveau départ vers un meilleur pour soi. C’est le parti pris du psy photographe.

Possibilité de rencontrer le Psy Photographe Jeudi 16 et Samedi 18 janvier à 17h30 dans le hall de l’hôpital.

La différence entre un voyage et une thérapie, c’est que le voyage thérapeutique n’a pas de destination précise. Il traverse souvent des états subissant de fortes perturbations émotionnelles avec de puissants contre-courants et des lames de fond. Lors de l’arrivée, le couple patient/psy se sépare et le travail accompli devient une règle de vie écologique pour le voyageur.

Extrait des textes de patients
C’est la troisième fois que je vis cette situation identique. Si cette répétition parlait, que voudrait-elle me dire ? Aurai-je vu des prodromes, aurai-je mis de côté des signes avant coureur ? Ma vie ne me conviendrait-elle plus ? Pourquoi tout est devenu si lourd ? L’effet des molécules semble plus lent que prévu, le psy proposerait-il une cure en complément des médicaments ? Je ne comprends plus rien, je n’ai plus envie de rien, je touche le fond… ça ne peut plus durer. Je n’éprouve plus rien. Je survis grâce à mon “pilote automatique” et j’ai peur.
Mais c’est quoi qui m’arrête ? Est-ce possible de dire “non, je ne veux plus jouer ce rôle qui me colle à la peau, à m’en étouffer ? Et si je décidais d’en changer, comment réagiraient mes proches ? Choisir un nouveau cap, un nouveau rôle ? Mais quelle figure prendrai-je ?

Postface
Faire une psychothérapie, c’est prendre un rôle de chercheur. Et tenter de trouver, sans jugement, sans pression, ni gentillesse, une compréhension de sa façon d’exister. Cette recherche s’apparente à une démarche philosophique car elle pose des questions sur l’univers de sa propre vie. Mais ces questions intimes demandent des ressources inhabituelles. Elles veulent les réponses d’un enfant, d’un adulte et d’un parent qui, selon Sigmund Freud, structurent notre personnalité. Imaginons, alors, qu’une angine soit un”warning”, une alarme. Et une maladie auto-immune ou une dépression, un coup de gueule d’un de ces personnages qui hurlerait avec ses maux : “je souffre car je n’ai plus de place, Il y en a un qui est devenu un dictat! A l’apogée de sa prise de pouvoir, je dis stop ! je m’immobilise et nous arrête. Je ne veux plus faire un mètre de plus dans ce chemin qu’il nous a fait prendre. J’ai prévenu, j’ai crié, personne ne m’a entendu… ”

Redonner la parole, dans la scène du cadre thérapeutique, aux personnages souffrants en nous, c’est prendre soin de sa démocratie intérieure pour aller vers un meilleur pour soi…

Démarche artistique
A ses 15 ans, il hésite entre l’Olympus OM10 et le Yashica FR1… Avec la pellicule N&B KODAK TRIX Pan, il photographie tout ce qui lui passe sous l’oeil. A 17 ans, il transforme le cagibi de la chambre d’amis en labo photo éphémère. Sa première cible les enfants. Puis les insectes Puis les matières. Aujourd’hui il co-crée ses photographies avec son appareil compact qu’il a toujours en poche. il chasse la lumière quand elle disparaît.

Itinéraire
Sa première expo Pleine ouverture date de 1996 à Paris, puis il ne s’arrête plus. Aube des sens, Trompe l’oeil, Mamamia… chaque année une expo dans la salle des fêtes de la mairie du 19e. En 2010, la galerie Mediart rue Quincampoix à Paris lui ouvre ses portes pour son premier film photographique “Here come the miracles”.