Dépendance à l’alcool : Boire sans déboires

Assumer sa propre responsabilité face à une consommation abusive d’alcool ne doit pas forcément coïncider avec une vie d’abstinence.

Alcoolodépendants : La consommation contrôlée par un coach en alternative à l’abstinence à vie

Assumer sa propre responsabilité face à une consommation abusive d’alcool ne doit pas forcément coïncider avec une vie d’abstinence.

Une autre approche existe pour ces personnes à risque: c’est la «consommation contrôlée», une issue possible pour qui n’est pas (ou pas encore) prêt à envisager de renoncer entièrement à l’alcool.

Il y a quelques lustres encore, l’opinion des spécialistes était faite : pour les alcoolodépendants, une seule voie de salut, l’abstinence à vie. Mais depuis quelques années une nouvelle approche a vu le jour, l’idée selon laquelle, à défaut de choisir l’abstinence, les personnes ayant un problème d’alcool pouvaient continuer à boire, mais de façon plus mesurée et donc moins nocive pour leur santé.

Du point de vue pratique, consommer moins signifie établir un plan d’entente avec un coach.Les patients fixent la quantité totale d’alcool à laquelle ils «auront droit» par jour et par semaine, et déterminent durant combien de jours ils renonceront entièrement à boire.

Afin de pouvoir atteindre ces objectifs, ils mettent au point avec l’aide de leur mentor des stratégies et des règles de conduite, par ex.:
· choix de l’heure à partir de laquelle on s’autorise à boire
· dans quels lieux on décide de le faire, dans lesquels non
· à quelle vitesse consommer · en compagnie de qui
· consigne de ne boire que lorsqu’on se sent de bonne humeur.

A l’échelle de la Suisse Romande, il existe depuis 5 ans un programme qui soutient cette approche, Alcochoix. Le grand avantage de ce programme de consommation contrôlée est qu’il offre à aux personnes ne pouvant pour l’instant s’abstenir entièrement la chance de ramener à un niveau moins préjudiciable les quantités d’alcool absorbées. Et d’ailleurs, il semble que la méthode ait un effet positif sur la motivation des intéressés à se prendre en main, et peut alors être un tremplin pour envisager l’abstinence. Les spécialistes soulignent une réserve à ce programme. Il n’est pas indiqué pour tout le monde : seuls celles et ceux qui réussissent à tenir un relevé précis et constant de leur consommation et à maintenir le cap sur les buts fixés en matière de quantité peuvent s’attendre à gagner leur pari.

Source: Magazine ‘Grand Angle’, oct.09, N 10 de l’ISPA

La Croix-Bleue participe au Programme Alcochoix+, n’hésitez pas à nous contacter pour toute infos pratique. www.croix-bleue.ch/prevention/dependances/suisse/alcochoix-1.html

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