Audiodescription: un procédé qui permet de décrire les choses aux aveugles et malvoyants

Des professionnels s’associent pour défendre et promouvoir l’audiodescription

L’audiodescription, vous connaissez ? Ce procédé qui permet de décrire aux aveugles et malvoyants ce qu’ils ne voient pas dans un film, une pièce de théâtre, ou une exposition. Cette “petite voix qui chuchote à l’oreille”, comme le formulait joliment Marie-Luce Plumauzille, pionnière du procédé en France. Ou encore cette “voix qui me casse les pieds” pour un Eric Zemmour empêtré dans les boutons de sa télécommande et obligé de subir les commentaires accompagnant un film d’ARTE ?

L’audiodescription (ou Audiovision), c’est en France une histoire qui fêtait en 2009 ses vingt ans. En 1989, trois Français rapportaient de San Francisco les bases du procédé mis au point par Gregory T. Frazier et August Coppola (frère de l’autre), et le développaient en France avec le soutien actif de l’Association Valentin Haüy (AVH). Vingt années d’aventures et de développement parfois contrarié, au cours desquelles l’audiodescription devenait un métier, et les audiodescripteurs des auteurs et des professionnels à part entière.

La volonté de mieux faire connaître leur métier et de défendre une audiodescription de qualité avait décidé plusieurs audiodescripteurs à créer en 2008 le site www.audiodescription.fr. L’écho très positif renvoyé tant par le public que par les professionnels les ont incités à créer une structure mieux à même de soutenir leur action : l’Association Française d’Audiodescription (AFA).

L’association a pour objet :
• de faire connaître, promouvoir et développer l’audiodescription comme moyen d’accessibilité aux œuvres cinématographiques et contenus audiovisuels en général, sur tout type de support, ainsi qu’aux spectacles vivants, pour les aveugles et les malvoyants ;
• de constituer une force de proposition et de conseil en matière d’audiodescription notamment auprès des institutionnels et des acteurs de l’industrie audiovisuelle et du monde culturel ;
• d’être un lieu d’échange et de concertation avec les publics déficients visuels afin que l’audiodescription réponde au mieux à leurs attentes ;
• de réunir les audiodescripteurs pour une réflexion sur leur savoir-faire et l’évolution de leur métier et pour la défense de leurs intérêts professionnels.

logo de l'association française d'audiodescription

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