Violation des droits de l’homme au Sénégal: le cas des enfants exploités et abandonnés

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Droits de l’homme Sénégal

Une Association se bat pour redonner un peu d’espoir, de dignité et d’amour aux enfants abandonnés et exploités sous l’indifférence la plus totale au Sénégal

Les paysans de l’intérieur du pays qui sont très pauvres confientleurs enfants dès le plus jeune âge à des chefs religieux appelés «  Marabouts » pour une éducation religieuse et par ce qu’ils ne peuvent les nourrir.

On appelle ces enfants des « Talibés ». Ils s’entassent dans des pièces souvent sans eau, ni électricité, à même le sol et dans le meilleur des cas sur des nattes, et sont debout très tôt le matin.

Pour se nourrir et nourrir leur marabout ils passent la journée à mendier.

Mais en plus, dansles DAARA (école Coranique), les enfants doivent apprendre par cœurle Coran plusieurs heures par jour.

Ces enfants participent également à l’économie du pays en faisant toutes sortes de petits boulots. Ils hissent les barques de pêche, ils portent les cageots de poisson et en saison vont cultiver les champs de leur marabout, évidement, sans le moindre salaire.

Au bout du compte, ces enfants apprennent à mendier, à bien mémoriser le Coran, c’est tout, ils se retrouvent sans éducation et sans métier.

Ceux qui s’enfuient pour ne plus subir les coups se retrouvent dans des bidonvilles.

L’état Sénégalais reste inactif !!!!!

Ce problème se heurte à trois obstacles de taille :

  • La persistance de la pauvreté.
  • La réponse inappropriée du gouvernement.
  • Le pouvoir des « Marabouts » dans la Société Sénégalaise

D’après de nombreux enfants interrogés, les Marabouts exigent de leurs « Talibés » qu’ils rapportent chaque jour, entre 350 à 500 Francs CFA. Souvent ces enfants se font maltraiter s’ils ne ramènent pas la somme demandée.

Un gouvernement hésitant

En 2005, le gouvernement a fait voter des lois sévères pour lutter contre la mendicité, ainsi que de lourdes peines contre la maltraitance des enfants.

Loi qui n’est pas appliquée, et aucune réglementation existe pour les écoles Coraniques.

Tant que le gouvernement ne réglementera pas les milliers d’écoles Coraniques informelles, pour éviter que n’importe qui puisse ouvrir un « DAARA » le problème persistera.

L’état ne veut pas s’engager à résoudre le problème parce qu’il touche la religion.

Dans chaque grande ville, il y a un chef religieux dont les disciples occupent des postes importants au sein de l’administration sociale.

Il semblerait que beaucoup de Marabouts et leurs enfants Talibés afflueraient de pays voisins :

Le Mali, la Guinée Bissau et la Gambie, ils ont voté des arrêts anti – mendicité qui aboutissent à faire du Sénégal un eldorado pour le trafic d’enfants miséreux.

Le Sénégal est aussi réputés pour être le pays le plus riche que les autres pays aux alentours, que le tourisme et « les bonnes consciences étrangères » y sont plus nombreux, et comme la mendicité s’est institutionnalisée au fil des ans dans le pays, sans que les pouvoirs publics décident d’intervenir, en raison d’un terreau politico religieux favorable à la complaisance des autorités sur les dérives sociales de l’islam Sénégalais.

Ces enfants innocents

Les responsables sont les religieux, mais jamais, nulle part, ils n’ont été, sont, ou seront châtiés.

Les parents qui se débarrassent ainsi de trop de bouches à nourrir, sont également responsables, mais personnes n’osent les montrer du doigt. C’est tabou !!!!

Sur cette planète coexistent deux mondes :

  • Celui de ces enfants mendiants battus et exploités.
  • Celui de nos enfants super gâtés pour la plupart, jamais contents, et quelquefois inciviques.

La diffusion en Février 2009 du reportage « les Enfants perdus M’BOUR »(THALASSA) portant sur les enfants Talibés évoluant dans le port à suscité en France une vive émotion et des milliers d’appels et de mails d’indignation.

Mais le Président Sénégalais, lui, s’est offusqué de l’absence de vigilance de la part de ses services de Police et des Renseignements généraux.

Il n’a pas manqué de s’insurger contre un laxisme en règle, de la part des autorités chargées de la sécurité intérieure du pays.

En France spontanément, une pétition à été mise en ligne par les « télé nautes » de Thalassa.

Ne soyons pas complices de cet esclavage !

Ne donnons pas l’aumône à ces enfants, mais une chance !

Ces enfants n’ont pas demandé à naître et donc, ne méritent pas ce traitement. Comme tout enfant, ils auraient souhaité mener une vie harmonieuse, avoir de la tendresse, dormir dans un lit ou sur une natte propre, manger à leur faim, être scolarisés, apprendre un métier, recevoir une bonne éduction, pouvoir se laver et avoir des vêtements propres, rire et s’amuser, être traités comme des humains.

Mais voilà :

« Certains vivent dans des baraques délabrées où ils se couchent à même le sol. De plus, ils sont en situation de surnombre et donc ne possèdent qu’un espace exigu pour dormir . Parfois même, ces baraques n’ont pas de toit. D’autres dorment à la belle étoile dans la cour de la maison où le marabout n’est locataire que d’une seule chambre. Enfin,  il y a ceux qui dorment dans des abris provisoires : garages, locaux dont les travaux de construction sont interrompus pour diverses raisons. Tous ces soi-disant logis sont caractérisés par un manque d’eau, d’électricité et de sanitaires. Ils vivent dans des endroits infestés de poux, de punaises, de cafards et de rats.

En général, du fait de leur difficile accès a l’eau, ils se lavent tous les quinze jours. Certains restent plus d’un mois sans se laver surtout en période de froid. Leurs vêtements sommaires et en mauvais état sont lavés à peine. La plupart le font eux même sans utiliser de savon. Les talibés n’ont pas de chaussures ou en tout cas n’en portent qu’accidentellement. Ce sont des enfants aux pieds nus. En règle  générale et cela pour les besoins de rentabilité, les talibés sont tenus en permanence dans un état crasseux. Plus le profil est misérable, plus on gagne au change.

Sources : site http://membres.lycos.fr/talibes/Talibes.htm

Tout ce qui à nos yeux d’européens, nous semble normal, est un véritable défi pour ces talibés.

Nous avons ouvert un centre d’accueil dont l’objectif est d’améliorer les conditions d’existence de ces enfants principalement à M’Bour au Sénégal. Ce centre leur permet dans un premier temps de recevoir les soins de santé de base, et de leur assurer une hygiène à laquelle ils n’ont pas souvent accès.

La santé est un premier pas vers la dignité de ces enfants.

Parallèlement, nous effectuons dans les daaras qui veulent bien nous recevoir, un travail de prévention :

Organisation de « causeries »sur les maladies courantes (paludisme, tétanos, choléra , biharziose, thyphoïde), sur l’hygiène corporelle et les maladies sexuellement transmissibles, sur l’hygiène et l’assainissement de l’environnement, fourniture de savon, formation à la lessive. Campagne de vaccination.

Nous comptons également assurerune fois par mois un grand nettoyage et désinfection des daaras.

Formation des marabouts et des talibés au nettoyage quotidien, aide à l’établissement d’un planning.

Mise en place d’une boite à pharmacie et formation des marabouts et des talibés ainés aux premiers soins.

Fourniture de spirales répulsives anti-moustiques.

Soins dans notre centre d’accueil

Comme nous ne pouvons pas équiper toutes les daaras de boites à pharmacie, et comme tous les marabouts n’acceptent pas de nous recevoir :

Nous prodiguons des soins dans notre centre d’accueil :

Soins des plaies, traitement du paludisme, des diarrhées et autres pathologies digestives, de la gale, des abcès palustres, si nécessaire orientation des enfants vers les dispensaires ou hôpitaux.

Pédophilie, drogue, violence: les dangers guettant ces talibés sans défense

Pendant qu’on se bat pour en sortir quelques-uns de l’enfer, des centaines, des milliers d’autres arrivent chaque année, recrutés par des hommes sans scrupule, qui ne voient dans cette main-d’oeuvre gratuite, corvéable à merci et sans défense, qu’une source de revenus.

Nous recherchons des bénévoles qui aimeraient s’investir avec nous, pour aider ces enfants laissés pour compte.

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  1. Bonjour,
    Dommage que vous ne mettiez pas les coordonnées de notre association qui est à l’origine de cet article:
    http://www.pouruneenfance.com