L'impact de la monté de l'euro sur les PME et leurs exportations
Le taux de change de l'euro est un frein considérable pour les exportateurs et pénalise particulièrement les PME. Dans la réalité, au travers des témoignages recueillis sur le site « lespmeexportent », on peut constater qu'elles conçoivent des stratégies efficaces pour remédier à cette perte de compétitivité.
Mondialisation et montée de l’euro : Comment réagissent les PME exportatrices ? Quel impact sur leur compétitivité ?
Le taux de change actuel de l’euro par rapport au dollar et aux principales devises, devient un frein considérable dans certaines zones pour les exportateurs de notre pays. On lit trop souvent que les PME sont particulièrement pénalisées… Or dans la réalité, au travers des témoignages recueillis sur le site « lespmeexportent », on peut constater que nombre d’entre elles conçoivent des stratégies efficaces afin de remédier à cette chute de leur compétitivité.
Alors qu’en début d’année, l’euro était revenu à un niveau historiquement bas vis-à-vis du dollar, depuis quelques semaines la devise européenne est repartie vers des sommets.
Si l’on excepte les niches privilégiées, quelques rares marchés (luxe, hautes technologie…) toutes les entreprises qui exportent hors de la zone euro sont touchées. Les dirigeants estiment qu’en moyenne, l’euro fort actuel représente une perte de compétitivité de 30 %. Comme le rappelle Robert Heimburger (Pdg de Heimburger SAS) qui exporte des pâtes alimentaires alsaciennes partout dans le monde, « Aux Etats-Unis, notre produit, du fait de son prix est désormais devenu un article d’épicerie fine ».
Contrairement à ce qui se dit, il n’y a pas que les grands groupes qui soient armés pour trouver des solutions.
Les PME ont su, elles aussi, adopter des stratégies efficaces et différentes ne consistant pas seulement à réduire leurs marges.
Elles se redéployent et cela à plusieurs niveaux.
Elles reconfigurent leurs exportations vers des pays moins tributaires du dollar… Dans des filières particulières, l’aéronautique par exemple, elles tendent de plus en plus à importer des prestations, des composants provenant de la zone dollar, un moyen de réduire sensiblement leurs coûts. Enfin et c’est autre forme de délocalisation, elles s’implantent aux Etats-Unis et exportent à partir de ce pays vers d’autres marchés (Asie…) une manière radicale de regagner de la compétitivité.
D’autres entrepreneurs et ils sont nombreux agissent en amont afin d’éliminer le problème. Pour cela ils négocient, souvent avec succès, afin que les contrats soient libellés exclusivement en euros.
Sans oublier que les PME, à l’exemple des grands groupes, se couvrent auprès des établissements bancaires que ce soit pour des investissements ou des ventes afin tactiquement d’éliminer tout risque de change.
L’enseignement nouveau, le plus significatif est que les PME réagissent, en utilisant leur atout fondamental à l’international : la réactivité. Comme au moment de la crise, elles savent très rapidement faire et mettre en oeuvre des choix nouveaux qui leur permettent de pallier ou de limiter les effets des problèmes qu’elles rencontrent. Cette réactivité est le signe d’une maturité, d’un professionnalisme et de la prise en compte par un nombre croissant d’exportateurs de notre pays de ce que mondialisation veut dire.
Diffusant les témoignages de dizaines de dirigeants de PME de tous les secteurs d’activité, de toutes tailles et qui réussissent à l’international, « lespmeexportent », est devenu le site de référence de la communauté des PME qui exportent ou veulent se lancer à l’international.
Loin des théories des conseils et des idées reçues, cette matière éditoriale est une ressource unique. Elle présente la réalité des stratégies et des pratiques qui fonctionnent et peuvent servir de modèle opératoire à tous ceux qui veulent se développer sur les marchés mondiaux.
Contact, informations complémentaires :
www.lespmeexportent.com - Robert Haehnel - 06 13 80 87 23 - rha.com@wanadoo.fr

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