Exposition Gök?in Sipahio?lu: jusqu’au 14 juin à Paris

Paris

PASSIONS aura lieu du Jeudi 27 Mai à la GALERIE BASIA EMBIRICOS

14 rue des Jardins Saint Paul 75004 Paris

mbeparis@wanadoo.fr

01 48 87 00 63

GÖK?INSIPAHIO?LU

« PASSIONS »
VERNISSAGE :
Jeudi 27 mai 18h-21h
Exposition du 27 Mai au 14 Juin 2010

Commissaires d’exposition:

Jeremy BLAHAY & Philippe DE LA CROIX

GÖK?IN SIPAHIO?LU -NOTES BIOGRAPHIQUES

1926 : Né le 28 décembre à Izmir, Turquie. Cursus au Collège Saint-Joseph, puis

études de journalisme à l’université d’Istanbul.

1954 : Rédacteur sportif, puis rédacteur en chef du quotidien du soir Istanbul

Ekspres.

1956 : Premier photo-reportage pendant la guerre du Sinaï.

1957 : Il fonde Yeni Gazete un journal politique quotidien, en accordant une large

place à la photographie.

1960 : Directeur général du quotidien Vatan.

1961 : Débute sa carrière de reporter free-lance et signe des sujets publiés dans

les plus grands journaux occidentaux : l’affaire des conseillers

chinois en Albanie et surtout la crise des  missiles à Cuba, dont les

photos distribuées par Associated Press ont fait la une de 45 quotidiens

américains.

1966 : Il devient grand-reporter pour le plus important quotidien turc Hürriyet dont il

devient le correspondant à Paris. Ses reportages photos sont diffusés par les

agences Dalmas, Reporters  Associés, Gamma en France ainsi que par

Black Star à New York.

1968 : Reportage sur Mai 68 diffusé par l’agence Vizo.

1969 : Crée l’agence SIPA PRESS avec sa compagne Phyllis Springer, journaliste américaine. En quelques années SIPA PRESS devient l’une des plus importantes agences au monde.

Exposition paris

1970 : Reportage sur la Chine publié dans Time et Paris Match. Sujets sur les

enfants soldats du Cambodge après proclamation de la République

Khmère.

1994 : La France le fait Chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres.

2002 : Le 6 juin. Göksin Sipahioglu et Phyllis Springer se marient à Paris.

2003 : Après avoir vendu SIPA PRESS au groupe Sud Communication en 2001, il

quitte l’agence deux ans plus tard et ses fonctions de président et directeur

général.

2004 : Il est promu Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres par le

ministre de la Culture et de la Communication, Renaud Donnedieu de Vabres

2006 : Le président Jacques Chirac le nomme Chevalier de la Légion d’Honneur

GÖK?IN SIPAHIO?LU a bourlingué sous toutes les longitudes et latitudes de la planète. Armé de son seul courage il affronta le regard noir des fusils pointés sur lui, il a promené sa  longue silhouette sur les fronts que la guerre ensanglantait, là où la canonnade se faisait  entendre, là où on mourait, là où la vie faisait mal. Mais comme s’il voulait aussi garder les  traces des interstices du malheur, il prit le temps de s’arrêter sur les visages, ceux des  femmes, il les photographia, non dans l’urgence, mais dans une sorte de paix, les laissant  s’offrir à l’argentique dans l’intensité de leur grâce d’un instant. Brèves rencontres d’un  objectif et d’un corps, d’un homme et d’une femme, ces madones de combat sont prises là,  au moment où elles respirent enfin, à l’abri des armes, à l’heure où la vitalité reprend le dessus, où le danger, provisoirement écarté, elles renouent avec la sensualité, que leur  corps est redevenu leur propriété et non une marchandise de guerre que les belligérants  pouvaient anéantir d’un seul mouvement de gâchette, quelques secondes plus tôt. Ces corps se donnent, ils sont vivants et montrent dans la pénombre le seul bien qui leur reste : leur beauté.

Images de guerre, images de femmes, SIPAHIO?LU navigue entre deux eaux, entre  deux zones de réalité : la rage et la volupté, la nudité et la mort. Les visages, anonymes ou célèbres, héros toujours d’un mystère qui les dépasse, gardent leur mystère photogénique  à jamais : une jeune fille brandissant le Petit Livre Rouge, une femme ouvrière dans une  rizière, une autre plus âgée, à bout de souffle, perdue. Pour parvenir à découvrir le secret d’un regard, d’une dégaine, d’un geste ou d’un désespoir, chaque photo est un combat. Entre qui regarde et qui se sait repéré, une danse de séduction s’organise dans l’urgence. Basia Embiricos a eu la bonne idée pour cette exposition de nous montrer les planches  contact de GÖK?IN SIPAHIO?LU. Ainsi nous pouvons voir comment, en cercles concentriques,  le photographe tourne autour de son personnage, de l’évènement, il mitraille sous chaque  angle offert durant son approche puis, comme l’animal de la jungle, il fond sur son sujet  pour en tirer une ultime image : l’image - avec son arrière-plan pour lui donner sens - celle  que la postérité gardera.

Exposition

Cette exposition résume l’œuvre  d’un  homme  de  grande  générosité,  pour  des  inconnus, pour des proches, curieux de tout ce qui vit et bouge, avide de sensations, de  savoir, qui trimballa sur la planète ses innombrables questions. Quelques réponses se  trouvent ici. Pour les autres le mystère demeure. Témoigner? Oui, mais mieux encore, écrire le roman d’un monde en train de se faire et de se défaire : l’éphémère pour le  photographe est la règle, comme de saisir au millième de seconde l’implacable opacité des choses.

Yves Simon

Auteur, compositeur, interprète et écrivain.

Prix Médicis en 1991 pour «la dérive des sentiments » (Ed. Grasset)

Il vient de publier «Jack London, le vagabond magnifique » (Ed. Mengès)

NOTE DES COMMISSAIRES :

Après une immense carrière qui a généré des milliers de clichés qui vont de la guerre au people, Goksin, pour la première fois a choisi de montrer des photos inédites qui ne sont pas pour l’Histoire mais des moments de sa propre histoire.

GÖK?IN SIPAHIO?LU, fondateur de l’Agence SIPA PRESS est pour nous une  référence dans le photojournalisme. Dans les  années 60, il couvrait déjà les plus grands évènements dans le monde, dont les images marquantes, emblématiques nous accompagnent et nous inspirent encore aujourd’hui. Lorsque l’opportunité de faire une exposition de ses clichés s’est présentée, la place du photographe dans une galerie nous est apparue d’emblée comme une évidence. Nous nous intéressons à l’homme sensible qu’il est et au photographe intimiste qu’il devient lorsque courageux ici, opportuniste là, charmeur enfin, il arrête le temps et immortalise la beauté. La grâce d’une  femme à l’angle d’une ruelle, dans une bicoque ou bien encore face aux barricades, ce sont ces images  qui transcendent un quotidien souvent grave et parlent de douceur.

Gök?in Sipahio?lu

Cette exposition est d’abord l’histoire d’une rencontre entre ce grand homme témoin et acteur  du passé et notre jeunesse, rêveuse, en quête d’authenticité, habituée aux flots d’images actuelles envahissantes.

Nous remercions chaleureusement Férit Duzyol de l’Agence SIPA PRESS, pour sa précieuse collaboration.

Nous espérons partager notre émotion et notre regard sur la photographie de reportage avec tous.

Jeremy Blahay & Philippe de la Croix

Pour moi GÖK?IN est un classique, une référence majeure du photojournalisme, comme le sont Capa ou encore Depardon. Mais c’est grâce à ces deux jeunes passionnés que je suis entrée dans son intimité. Il  m’est apparu alors plus proche et plus humain que je ne pensais.

Ils ont fait leur sélection de photos. Ce qui est montré, c’est leur choix.

GÖK?IN est quelqu’un de généreux, de mondain, avec une  tendresse toute orientale pour les femmes, ce qui dans notre monde occidental est assez rare! GÖK?IN, est un séducteur d’une grande délicatesse et je comprends pourquoi les femmes l’ont aimé : il est aimable. Une amabilité  d’une autre époque. Il garde cette fraîcheur, cet enthousiasme, ce besoin de partager, cette envie de  voir des gens.

Il est unique, sa vie est un roman d’aventures.

Basia Embiricos

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Contact & Informations :

Jeremy Blahay & Philippe de la Croix

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