Tapisserie contemporaine à Angers: Exposition Les Manufactures Nationales de 1960 à nos jours

Muée Jean Lurçat

Musée tapisserie

Le musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine présente du 26 juin au 28 novembre 2010, une sélection des collections contemporaines des Manufactures nationales

MANUFACTURES NATIONALES

Gobelins, Beauvais, Savonnerie

de 1960 à nos jours

Musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine

26 juin - 28 novembre 2010

Le musée Jean Lurçat et de la tapisserie contemporaine présente du 26 juin au 28

novembre 2010, une sélection des collections contemporaines des Manufactures

nationales.

Prestigieuse institution, les Manufactures nationales de tapisserie et de tapis sont

héritières de techniques de tissage et d’un savoir-faire ancestral. À la demande

de Louis XIV qui souhaitait concurrencer la production de tapisseries flamandes

et fonder un pôle de création française, Colbert crée en 1664 les Manufactures

nationales qui conservent encore aujourd’hui les techniques de tissage de l’époque,

tout en les faisant évoluer. Dans les ateliers, 130 liciers travaillent chaque année à la

Tapisserie contemporaine

production d’une douzaine de tapisseries et de tapis.

En faisant appel à des artistes contemporains et à de nouvelles techniques,

les Manufactures nationales perpétuent la tradition d’être une vitrine de cet art.

L’exposition angevine propose aux visiteurs un parcours chronologique qui valorise

la création tissée à partir d’oeuvres de grands artistes contemporains du XXe

et XXIe siècles. L’ensemble réunit plus de trente tapisseries et tapis, seize modèles

et un fragment de carton de tapisserie.

Plusieurs axes et entités fortes de ces 50 dernières années ont ainsi été dégagés .

Tout d’abord les années 1960, dites « années Malraux » pendant lesquelles

ce talentueux ministre de la Culture s’intéresse à la création artistique et aux

Manufactures nationales. Il observe que les grands artistes du XXe siècle, tels Picasso,

Braque, Matisse, n’ont pas été ou très peu tissés par l’Etat français. Afin de palier

Musée tapisserie Angers

à ce manque, il fait appel à un metteur au point passionné, Pierre Baudouin qui a déjà

l’expérience des tissages avec des artistes majeurs de son temps. Ainsi seront tissés

Picasso, Le Corbusier, Calder…

Dans les années 1970, naît le mouvement dit de la « Nouvelle Tapisserie » qui revendique

une création de l’artiste directe sur le métier à tisser et la mise en avant des supports

et des matières. Les Manufactures créent alors des ateliers expérimentaux afin d’étudier

de nouveaux matériaux et des techniques de tissage innovantes, souvent mis

au point par des liciers issus des Manufactures ayant créé leurs propres ateliers.

Ce va-et-vient entre liciers et créateurs ou liciers devenus créateurs sera très enrichissant.

L’exposition, permet de découvrir quelques exemples caractéristiques de cette

tendance, avec les artistes Hadjdu, Gleb et Penalba notamment dont l’empreinte

n’a cessé de se faire sentir.

Le choix des oeuvres s’est porté vers des artistes soucieux et intéressés de leur

Manufactures nationales tapisserie

transposition par les Ateliers nationaux. Ainsi seront mis en évidence les très belles

collaborations de Geneviève Asse ou de Pierrette Bloch, interprétées aussi bien

en tapisseries, qu’en tapis ou en dentelles (Ateliers nationaux du Puy et d’Alençon),

jusqu’aux réalisations les plus récentes et particulièrement réussies comme celles

de Monique Frydman, Philippe Favier ou Christian de Portzamparc…

Enfin, la présence de modèles dans l’exposition permet de mieux comprendre le travail

de transposition entre l’oeuvre originale (souvent un dessin, parfois un tableau) et la

tapisserie. L’exemple le plus frappant est donné par Philippe Favier avec un modèle

de toute petite dimension (18×34 cm) dont le carton photographique a été retouché

par l’artiste. Les éléments de son dessin, figures hybrides de son imaginaire, ont eux,

été rebrodés par les ateliers nationaux de dentelle d’Alençon.

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