Expositions photographiques dans les Rencontres Cinématographiques de Cerbère

Dans Photographie
le 6 septembre 2010

Expositions photographiques à la Galerie Phot’Oeil

Hôtel du Belvédère du Rayon Vert à Cerbère

La galerie phot’oeil en collaboration avec les rencontres cinématographiques de Cerbère accueilleront le 1, 2, 3 octobre 2010,   l’exposition photographique :

« Commodore »  de Jérôme Sevrette, la projection « Cannes » du collectif Temps Machine, une projection sur la thématique  « frontière réelle ou imaginaire » du collectif by postcart only et la projection  « Eldorado »  de Bernard Lapéna.

Les expositions dureront jusqu’au 8 octobre 2010.

>La galerie phot’oeil oeuvre depuis 2004 en milieu rural à la médiatisation et à la diffusion d’expositions, à l’accompagnement de projets artistiques photographiques, avec une programmation toujours en lien aux arts visuels et à  l’ audiovisuel.
Elle a exposé sur ces cimaises et hors les murs, des plasticiens et photographes nationaux et internationaux.
http://www.photoeil-sud.fr

>Jérôme Sevrette,
né au Mans en 1974, vit et travaille à Rennes.

La série COMMODORE  est une invitation, une immersion dans le théâtre des souvenirs du Belvédère du Rayon Vert à Cerbère, un hôtel classé aux Monuments Historiques.?Mais plus encore, j’ai eu cette image d’un « vaisseau » amarré pour l’éternité, avec ses décors, ses détails, son ambiance.?L’apparente sérénité et l’atmosphère du lieu invitent le spectateur à un questionnement sur une époque, un temps, une vie.
Mais comme toujours avec mes photos, libre à chacun de se faire sa propre histoire, d’avoir sa propre lecture des images…
En 2007 et sur une proposition de Sébastien Faguelin du label Swarm Records,  j’ai demandé à l’écrivain Danielle Robert-Guédon si elle accepterait de poser ses mots sur mes images.
De cette collaboration est né le livre Commodore accompagné du texte Dolores  sorti en juin 2008 aux Editions Swarm Records.??Par la suite et pour promouvoir le livre, j’ai eu l’idée d’un montage vidéo avec les photographies de la série et des écrans avec des extraits du texte de Danielle.?Pour la bande son du film, j’avais ce souvenir d’un morceau incroyable du groupe américain Exillon, « sfx02 », parfaite pour ce projet.?Cette musique mais plus encore, cette “ambiance sonore” a été un élément capital dans la réalisation et la mise en scène du film.??Au départ, réalisé pour la soirée de lancement du livre par Swarm Records à Nanterre en novembre 2007, COMMODORE a depuis été présenté à Paris au cinéma l’Archipel sur une invitation d’Amine Boucekkine pour les soirées thématiques du Langage des Viscères et sera projeté lors de cette nouvelle édition des Rencontres Cinématographiques de Cerbère en partenariat avec la Galerie Phot’oeil.

>Collectif Temps Machine,

Extrait d’une résidence collective au festival de Cannes 2009.
Les photographes de Temps Machine se sont concentrés sur un thème chacun : la croisette (Valentine Vermeil), les structures éphémères liées au festival (Philippe Grollier), la fiction et la réalité ( Yannick Labrousse), le hall central du Majestic (Patrice Normand) et le festival vu à distance (Vincent Leroux)

Patrice Normand
Né le 5 novembre 1977. Il obtient un BTS photographie à l’ETPA de Toulouse en 1998. Il travaille depuis pour différents éditeurs (L’Olivier, Zulma, etc) et titres de presse (Le Monde, Transfuge, l’oeil électrique, Regards…). Co-fondateur du collectif Temps Machine, il est lauréat, avec Cédric Martigny, du 1er prix de la Quinzaine Photographique Nantaise et expose à cette occasion au Lieu unique de Nantes en septembre 2007. Il participe également au projet collectif Au Lycée, résidence d’artiste au lycée Jean Guéhenno de Fougères (livre paru à l’oeil électrique éditions en novembre 2007). Ce travail est projeté aux Rencontres d’Arles en juillet 2007 et exposé au Centre d’Art des Urbanistes de Fougères en novembre-décembre 2007. Il continue son travail personnel Le Silence grâce à une résidence d’artiste, en février 2008 au Centre d’Art de Pontmain (Mayenne).

Philippe Grollier
Né le 7 novembre 1975 à Nantes.
Après trois ans passés au sein de la rédaction du journal Presse Océan à Nantes, Philippe se dirige vers l’école de photographie de Toulouse (ETPA), ou il obtiendra le second prix du jury de troisième année en 1999.
D’abord assistant photographe ( avec Sarah Moon, Ruven Afanador, Brunon Dayan, Le Studio,….), il commence également à travailler pour la presse dès 2002, puis co-fonde Temps Machine.
En 2005, il commence un travail toujours en cours sur l’évolution des accords de paix en Irlande du Nord.
Aujourd’hui, il collabore régulièrement avec la presse (Le Monde, Telerama, Libération, Psychologies Magazine, l’Express…..) et divers agences.

Yannick Labrousse

Partage son temps entre une activité de photographe indépendant pour la presse (Elle, Telerama, Marie-Claire Maison, Vogue Paris, Le Monde, La Republica Delle Done,AD, Libération et Le Monde) et au travers de travaux personnels, d’expositions et de livres.

Valentine Vermeil

Après un diplôme de communication visuelle et de photographie à l’ENSAD de Paris, Valentine Vermeil choisit la photographie documentaire comme moyen d’expression, et privilégie ses travaux personnels.

Ses sujets de prédilections traitent de l’humain, se concentrant sur la charge émotive contenue dans un corps, un objet ou un paysage. Les sujets sont des terrains d’observations pour la tension qu’ils évoquent, leurs histoires passées ou à venir.

Les Epiceries de nuit reflètent particulièrement ses recherches actuelles sur la présence des corps et l’authenticité des expressions. La série desExpressions non verbales sur la gestuelle d’adultes autistes a été exposée au Musée d’Art contemporain de Lyon en 2006, et à la galerie Transit de Montpellier en 2007.

Vincent Leroux

Après avoir voyagé librement au Vietnam (1998), en Grèce et en Turquie, ou encore en Russie (1999), son travail personnel s’articule désormais autour de la question de la relation au territoire.

En 2004 une première résidence lui permet d’explorer cette thématique à Ste-Marie-aux-Mines en Alsace (C’est dans la vallée).

En 2006, il participe à la résidence au lycée Jean Guéhenno et aborde à cette occasion la question du territoire auprès des élèves de l’internat (Au lycée).
Il mène actuellement un travail de fond sur la vie des résidents d’un foyer Sonacotra en cours de rénovation.
Il est le lauréat du Prix Kodak de la Critique Photographique en 2007 pour sa série sur les internes du lycée J. Guéhenno de Fougères
Il travaille assidûment pour la presse magazine (Condé Nast AD - Marie Claire Maison - Air France Magazine…)

>Collectif by postcart only,


Collectif épisodique qui est né d’un workshop avec le photographe Klavdij Sluban dans les Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles.
David Samblanet leur a proposé de se réunir à nouveau et de tourner leurs regards autour de la thématique des frontières réelles ou imaginaires.

Comme la ville de Cerbère est frontalière avec la ville de Portbou en Espagne, la galerie phot’oeil essayera chaque année de donner l’occasion à un photographe ou à un collectif  de s’exprimer sur cette thématique dans le cadre des Rencontres Cinématographiques de Cerbère/Portbou.

Bénédicte Bonnisseau
Séverine Baur
Marielle Chauvin
Christophe Mascarin
Marco Berti Palazzi
Isabelle Ramade
Oliver Zenklusen
Cyril Rayer
Philippe Palageau

>Bernard Lapéna,


ELDORADO
Bernard Lapéna?travaille?par?séquences,?où?son?besoin?de combattre les idées reçues et de transmettre les vertus de la lutte salutaire est omniprésent. Mon art est d’abord narratif, je suis tout sauf un photographe spontané. Je compose à partir d’un cadre, jamais déconnecté de la réalité. Dans l’espace proposé par mon objectif, je vais disposer des éléments susceptibles d’alimenter le corps de mon récit, tout en évitant les effets techniques gratuits. Vaste programme ! En plus en contrepoint de la photo, un texte, un mot, une phrase, viennent renforcer l’image le texte n’est pas une explication mais une autre façon de faire une photo, un complément nécessaire au dispositif de présentation. En ce sens, la thématique qu’il développe dans L’extravagante prolifération des mots, est une clef de lecture indispensable pour la compréhension de sa façon de concevoir son “œil photographique”. Les mots nous envahissent et ne veulent plus rien dire, les mots sont des leurres, ces mots images qui disqualifient le sens premier, les réduisant à des non-sens. Les SMS sont tragiques, les mots images annexent les territoires du désir. Cela donne des photos sans concession permettant des lectures à plusieurs niveaux. Eldorado, une autre série très dure, mais à la beauté plastique évidente, dont sa présentation fait l’objet de négociations, retrace la tragédie des émigrés sans papier qui viennent crever sur les plages d’Europe souillant ainsi nos sacro-saints “bronze-culs” ! C’est un regard sans fard, sans misérabilisme, plutôt glacé, d’un artiste qui s’engage à répondre à ces politiciens distanciés qui nous parlent de chiffres quand il s’agit de l’histoire des hommes.