L’audiodescription, vous connaissez ? Ce procédé qui permet de décrire aux aveugles et malvoyants ce qu’ils ne voient pas dans un film, une pièce de théâtre, ou une exposition. Cette “petite voix qui chuchote à l’oreille”, comme le formulait joliment Marie-Luce Plumauzille, pionnière du procédé en France. Ou encore cette “voix qui me casse les pieds” pour un Eric Zemmour empêtré dans les boutons de sa télécommande et obligé de subir les commentaires accompagnant un film d’ARTE ?
L’audiodescription (ou Audiovision), c’est en France une histoire qui fêtait en 2009 ses vingt ans. En 1989, trois Français rapportaient de San Francisco les bases du procédé mis au point par Gregory T. Frazier et August Coppola (frère de l’autre), et le développaient en France avec le soutien actif de l’Association Valentin Haüy (AVH). Vingt années d’aventures et de développement parfois contrarié, au cours desquelles l’audiodescription devenait un métier, et les audiodescripteurs des auteurs et des professionnels à part entière. Outre l’AVH, on peut citer comme acteurs majeurs de cette histoire Accès Culture pour le spectacle vivant, des festivals comme celui de Retour d’Image, la chaîne ARTE qui la première proposait régulièrement des films audiodécrits.
Cinéma film
Du côté des descripteurs, la création du site www.audiodescription.fr puis de l’Association Française d’Audiodescription permettait aux auteurs de la grande majorité des descriptions de films (cinéma et TV) réalisées à ce jour de se regrouper pour promouvoir le développement et la qualité de l’audiodescription française.
Cinéma
Ce premier festival du film en audiovision propose 7 films, tous récents, audiodécrits par l’AVH. Une sélection variée qui devrait séduire tous les publics, voyants et déficients visuels. CitonsL’Arnacoeur de Pascal Chaumeil,Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec etArthur et la vengeance de Maltazard de Luc Besson, ou encoreLa journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld (programme détaillé à télécharger plus loin). Les organisateurs comptent sur la participation du plus grand nombre possible de personnes déficientes visuelles, afin que cette mobilisation témoigne auprès des relais d’opinion et des instances du cinéma et de la télévision de la nécessité de soutenir l’audiovision en France. Trop peu de films, trop peu de programmes de télévision sont audiodécrits, trop peu de salles de cinéma sont équipées pour permettre l’accès des déficients visuels, en même temps que le public voyant, aux films audiodécrits. Ce premier festival est l’occasion idéale de sensibiliser le grand public - via les médias - ainsi que les pouvoirs publics à cette technique qui permet l’accès des personnes aveugles et malvoyantes à l’offre culturelle et audiovisuelle.
Trois séances par jour (16h30, 19h et 21h30) toutes assurées par l’AVH, sont proposées au cinéma l’Arlequin, 76 rue de Rennes, Paris 6ème, du 5 au 11 mai. Prix de la place : 9,50 euros. Tarif de groupe, à partir de 10 personnes, avec ou sans réservation : 4,30 euros par personne. Pour un groupe de 80 personnes, une séance peut être organisée en matinée. Pour les réservations ou la programmation d’une séance en matinée : service audiovision de l’AVH : 01 44 49 27 27, audiovision@avh.asso.fr
Cinéma audiodescription
Pour plus d’informations sur la technique et l’actualité de l’audiodescription, vous pouvez consulter le site de l’Association Française d’Audiodescription, www.audiodescription.fr.
Télécharger le programme et les horaires du festival (format Word, 32 Ko)