Fièvre Catarrhale Européenne: polémique sur les vaccins obligatoires

La FCO-FCE est une maladie qui touche les animaux ruminants. Le Ministère de l’Agriculture a rendu obligatoire les vaccins, fabriqués avec des adjuvants très agressifs.

La FCO-FCE paranoïa gouvernementale ?

Un article de la ferme Mille fleurs

Propos recueillis par Naturopolis

Nous, les agriculteurs sommes responsables de fournir aux consommateurs une nourriture saine. Pour continuer à le faire nous avons besoin de votre aide.

De quoi s’agit-il ?

La FCO-FCE (Fièvre Catarrhale Européenne) est une maladie qui touche les animaux ruminants. Elle n’a rien de comparable avec la grippe H1N1 : elle est non transmissible à l’homme, non contagieuse (uniquement transmissible par piqûre), et peu pathogène pour des animaux en bonne santé. Comme dans d’autres pays
(Afrique du Sud, d’où elle est originaire) les animaux développent une immunité naturelle, qui dure toute la vie. Il existe 25 formes différentes (sérotypes) de cette maladie, à ce jour.

Alors, où est le problème ?

Le Ministère de l’Agriculture a rendu obligatoire pour tous les élevages la stratégie vaccinale contre la fièvre catarrhale (le coût de la campagne de vaccination 2010 est estimé à 98.000.000€ ; il y a des gros intérêts financiers en jeu).

Ces vaccins sont fabriqués avec des adjuvants très agressifs et allergisants (hydroxyde d’aluminium et sels de mercure –thiomersal). Vraiment pas très bon pour la santé du consommateur, tout ça. Ni pour la santé de nos animaux.

La vaccination est-elle utile et efficace ?

La stratégie de vaccination devrait protéger l’animal et limiter ou éradiquer la maladie. En réalité, un animal en bonne santé n’a pas besoin d’être protégé.
Il a des moyens naturels pour se défendre tout seul.

De plus, d’une part, la vaccination contre la FCO produit une immunité vaccinale de très courte durée (6-12 mois) et doit être renouvelée tous les ans.
D’autre part, la FCO ne peut pas être éradiquée par cette stratégie, vue la présence de la faune sauvage ruminant (qu’on ne peut évidemment pas vacciner) et la grande quantité de moucherons (le vecteur de transmission de la FCO), dans nos régions.

Pourtant, il existe une solution bien simple et efficace : laisser faire l’immunité naturelle.

Le danger pour vous ?

Le risque d’une viande comportant de plus en plus d’adjuvants par l’emballement de la stratégie de vaccination. Maintenant en France il y a en général un ou deux sérotypes FCO; mais à l’avenir, il pourrait y en avoir jusqu’à 25. Et nous ne sommes pas à l’abri de voir arriver d’autres maladies tropicales, suite à la mondialisation et au réchauffement climatique. Où allons-nous si nous devons vacciner nos troupeaux tous les ans contre toutes ces maladies? Ne vaut-il pas mieux garder la vaccination pour des situations avec des maladies réellement dangereuses ?

Le danger et des menaces pour les animaux - et pour nous?

Comme les consommateurs de viande de la ferme Mille Fleurs le savent déjà, nous voulons défendre une nourriture et un environnement sain et une vie animale dans les meilleures conditions naturelles possibles.

C’est ainsi que nous nous battons pour la liberté vaccinale dans le cadre de la FCO (Fièvre Catarrhale Ovine). Nous ne sommes pas des opposants irréductibles à la vaccination en général, mais nous sommes convaincus que dans le cas présent les éleveurs n’ont rien à y gagner et les consommateurs encore moins, bien au contraire.

Jusqu’à hier nous pensions que le pire serait une amende de 750€ par vaccin par animal (2 vaccins pour chaque animal de plus de deux mois et demi).

Donc maximum 75.000€. Ce qui voudrait dire la faillite de la ferme.

Hier nous avons découvert que les autorités ont la possibilité d’une autre intervention: une prise de sang forcée, qui peut mener à des conséquences désastreuses.
En effet dans le cas où l’examen de virologie se révèle positif pour une seule vache (par ailleurs sain), il faudra l’euthanasier et ensuite faire abattre tout le troupeau !!!

Or le test diagnostique de la FCO est connu comme peu fiable. Tout ce massacre pour une maladie pas grave en soi, et non transmissible à l’homme.

Sommes-nous seuls dans ce cas ?

En France, les éleveurs refusant la vaccination contre le FCO se sont regroupés en collectifs départementaux, liés entre eux, soutenu au niveau national par des vétérinaires. Voir leur site
Ce site vous fournit tous les détails pour comprendre cette situation si complexe.

A écouter aussi : France Culture - émission Terre à terre

Quelle stratégie pouvons-nous encore adopter pour résister ?

Il reste très peu d’éleveurs qui refusent. Il est très difficile de résister contre toutes ces menaces. Nous, les éleveurs restant, avons décidé de re-demander une dérogation à l’obligation de vaccination (avant le 31 décembre 2009).

Jusqu’à maintenant toutes les demandes ont été refusées. La seule exception concerne les établissements de reproduction artificielle (où se recueille le sperme des mâles et où sont produits les embryons destinés à la transplantation). Cette dérogation découle du fait que la plupart des autres pays refusent les semences d’animaux vaccinés contre la FCO.

C’est donc une raison économique. Considérant que tous les citoyens sont égaux devant la loi, nous allons faire valoir la même argumentation: «notre clientèle refuse une viande BIO vaccinée».

La ferme SCEA Mille Fleurs
Jos de Wildt et Ernestine Morsink
Fouillat, 63810 CROS

Pour Naturopolis

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