Interview de l’écrivain John la Galite par Capital.fr à propos du livre numérique

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Source : Management

Auteur français à succès,John La Galite (de son vrai nom Jean-Michel Sakka) affichait trois romans dans le top 10 des ventes d’Amazon (au 1er novembre 2012).

Après avoir été édité chez Plon (12 romans jusqu’en 2011 et obtenu un prix littéraire), il a fait le choix du numérique.

Management : Pourquoi avez-vous opté pour le format numérique ?

John La Galite?: Pour recouvrer ma liberté. J’en avais assez des rapports compliqués avec les éditeurs qui ne croient pas en vos ouvrages ou qui pensent savoir ce que veut le public. Là, au moins, je suis en relation directe avec mes lecteurs. J’ai aussi fait ce choix pour me positionner très tôt sur ce marché d’avenir. En Europe, le livre numérique démarre juste, mais il va finir par exploser. Tant que le marché des liseuses ne décolle pas en France, les auteurs ne vendront jamais autant d’e-books que de livres papier.

Management : Votre rémunération a-t-elle baissé sur le Net??

J. L. G.?: Sur un ouvrage numérique (à 3,60?euros), je gagne autant que sur un livre vendu en librairie (à 20 euros), à savoir 2?euros. Autant vendre mes écrits moins cher pour toucher des gens qui disposent d’un budget réduit.

Management : Qu’a changé l’e-book dans votre travail ?

J. L. G.?: Avant, l’écriture m’accaparait à 100%.Aujourd’hui, je n’y consacre que 20% de mon temps. Je m’occupe donc de tout? le reste, depuis le choix du titre jusqu’à la quatrième de couverture, en passant par l’illustration. Et surtout du marketing , car je ne suis pas assez connu pour vendre sur mon seul nom. J’assure la promo de mes livres en postant des vidéos sur Facebook, Youtube et Twitter. Enfin, je décide moi-même des prix. Tous mes livres sont à 3,60 euros, sauf deux, en promotion à 1,03 euro, L’ange gardien et les Les trois soeurs. Ce sont mes meilleurs romans qui jouent le rôle de produits d’appel.