Grippe A et séduction: comment le risque de pandémie modifie nos comportements sociaux

Dans Grippe A
le 27 août 2009

Plus la menace de la grippe « mexicaine » H1N1 se concrétise, plus nos comportements sociaux changent…

Et ce changement pourrait bien être plus profond et durable que la préoccupation de l’infection.

Dans un climat de méfiance envers le contact, surtout physique, avec les inconnus, les codes de la séduction doivent forcément évoluer – selon Sébastien Night, auteur d’une vingtaine de DVD Séduction , et créateur d’une télévision consacrée à la drague, « www.drague.tv »

« Dans des villes surpeuplées, où on essayait déjà tant bien que mal de ne pas trop se frotter  à la sueur du voisin dans le métro, le risque réel d’une maladie aggrave inévitablement la peur du contact », indique Night, qui coache régulièrement des célibataires en les amenant rencontrer des inconnues « sur le terrain ».
La peur irrationnelle s’ajoute à un héritage culturel
« Il y a encore quelques années, les Français étaient connus pour être bien moins à l’aise avec le toucher que leurs voisins – notamment les Italiens par exemple. Aujourd’hui, ce stéréotype s’ancre dans une peur irrationnelle, qui s’ajoute au culturel. »
Pourtant, le toucher joue un rôle fondamental dans la Séduction. Dans « objectif Zéro Râteau », sa vidéo consacrée aux techniques pour briser la glace, le coach recommande même de toujours essayer d’établir un contact physique, même léger, avec une personne qu’on vient de rencontrer.
Le geste, en plus de communiquer une certaine confiance en soi (voire un certain culot), aurait aussi l’avantage prouvé scientifiquement de stimuler la production d’une hormone légèrement euphorisante, l’endorphine, et donc « d’associer une sensation agréable à cette personne inconnue qui vient de vous aborder… créant ainsi une atmosphère plus détendue. »
Quelle solution alors pour les séducteurs et séductrices en herbe, si le toucher devient tabou ?
« Avec l’amplification de la peur médicale de l’autre, et la prolifération des masques dans les transports en commun – à l’instar de nos amis japonais – le phénomène de concentration des rencontres dans le cercle social proche va s’accentuer », prédit Sébastien Night.