Crédit Immobilier: la baisse des taux profite aux crédits à taux variable

Les baisses successives des taux de la BCE profitent aux crédits immobiliers. Mais ce sont les crédits à taux variable qui en profitent le plus.

 

Depuis le mois d’octobre dernier, quatre assouplissements monétaires ont eu lieu. Le cinquième vient de revoir le taux directeur de la Banque Centrale Européenne (BCE). Bien que les opinions divergent, le secteur de l’immobilier apprécie le geste.

En mars 2009, la BCE a décidé de baisser sont principal taux directeur sous les 2%. Pour la première fois dans l’histoire, la BCE a choisi une telle politique pour faire refinancer les banques. Et cela pour le plus grand plaisir des emprunteurs immobiliers. En effet, cette baisse de la BCE a pour conséquence majeure de réduire à 1,50% le loyer c’est-à-dire une diminution à 50 points de base.

Cette baisse de la BCE est cependant une tactique à double tranchant. En effet, grâce à ce système, les banques ont l’opportunité de se refinancer à des taux faibles et se trouvent donc dans l’obligation de proposer et d’accorder aux emprunteurs des crédits immobiliers à des taux parallèlement faibles. Il est évident que cette démarche profite aux banques étant donné qu’elles ne répercutent pas à l’identique cette baisse et exploitent donc au passage cette marge pour refaire leurs comptes. Cependant, ce sont surtout les crédits à taux variables qui en profitent le plus. Bien entendu, les prêts à taux fixe peuvent également en jouir mais toutefois dans une moindre mesure.

Il y a six mois, le taux directeur de la Banque Centrale Européenne s’élevait encore à 4,25 %. Toutefois, sous l’effet des actions antérieures de la BCE, les taux dérivés tel l’Euribor ont déjà été assujettis à de fortes baisses. Et c’est cette chute manifeste qui a constitué le déclic de la reprise du métier traditionnel des établissements bancaires qui est celui de transformer le système des prêts. En effet, dans cette manœuvre, l’objectif est d’emprunter à court terme et de prêter à long terme. Ainsi, on peut envisager un maintien relativement bas des taux fixes du prêt immobilier entre les 4,4 % et 4,5 %. Cela est vu comme étant une véritable triomphe si on considère que le taux d’intérêt destiné aux particuliers a chuté de 80 points de base depuis 15 ans. D’ailleurs, les chiffres montrent une exceptionnelle diminution car en 1995, le taux a atteint les 5,93 %.

Cette baisse de la Banque Centrale Européenne est une occasion unique pour l’ immobilier. D’ailleurs, on doit s’attendre à ce que les prochains mois voient une baisse encore plus importante des taux variables à raison de 3,8 % contre les 4,5 % à taux fixe. C’est la raison pour laquelle il est estimé qu’avec un bon dossier, l’emprunteur peut économiser entre 4 000 et 8 000 € dans un prêt de 200 000 € sur 15 ans par rapport à un taux de fixe.

Toutefois, contrairement à la FED ainsi que la Banque Centrale d’Angleterre, la Banque Centrale Européenne exclut de cette baisse de taux directeur le prêt à taux zéro. En effet, la politique de ces deux autres banques a choisi de favoriser le plus bas loyer. La BCE s’est contentée de garder une stabilité des prix et de ne pas laisser l’inflation aller au-delà des 2%. En outre, comme les analystes évaluent une baisse du taux directeur à raison de 1,5%, un taux extrêmement bas dans l’histoire, la BCE continue donc par conséquent de maintenir son calcul de réduire d’avantage ce taux.

Cependant, cet assouplissement de la démarche monétaire de la BCE n’est pas vu de la même manière par tous les économistes. Mais comme la Banque d’Angleterre a également opté pour cette politique, en ayant atteint son plus bas taux directeur à raison de 0,5%, la BCE suit sa trace pour atteindre ces objectifs.

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