Pourquoi un grand nombre de médecins généralistes référents ignorent l'IRC ?

IRC et insuffisance rénale : une histoire à découvrir

Maladie silencieuse, médecins silencieux, insouciants ou ignorants, voici le départ de mon histoire.

J’ai 79 ans cette année et ai toujours été en bonne santé.

En retraite depuis vingt ans je me consacrais au jardinage et à l’informatique libre. J’aidais à la formation pratique de mes concitoyens au sein d’associations bénévoles, bref une vie de retraité actif.

À la fin de 2009 je ressens progressivement une fatigue qui va en s’accentuant de jour en jour.

La première analyse positive avait été faite le 30/01/2004 et confirmée le 26/10/2004. Mon médecin m’avait signalé une très légère insuffisance rénale et devant mes questions me rassure en me disant de ne pas m’inquiéter.

Pendant 6 ans mon état s’est dégradé lentement sans qu’aucun des deux médecins interviennent autrement que pour m’envoyer consulter successivement un urologue puis un stomatologue. L’IRC, connait pas…

Bref, je change de médecin en fin d’année 2008 pour une docteure homéopathe et comme je ne vérifie pas moi-même le résultat de mes analyses, pas un mot de mon IRC jusqu’au 28/04/2010 ou je change encore de médecin.

Rendez-vous à 15h, à 16 h. un scanner d’urgence et le lendemain première visite au néphrologue qui me dit que je viens un peu tard.

J’entre à l’hôpital le lendemain pour 4 jours où il me dira que j’ai perdu environ 80% de ma capacité rénale. Quelle surprise !

C’est à ce moment là que je cherche sur Internet et découvre ce qu’est l’insuffisance rénale qui s’est installée et aussi le site www.renaloo.com qui m’a appris, trop tard pour moi, beaucoup de choses.

Je cherche donc comment j’ai pu en arriver là en toute ignorance :

1 ) la transmission du dossier médical d’un médecin généraliste à l’autre. Je ne sais pas que c’est moi qui suis supposé transférer ce dossier… Sur les 6 médecins qui se sont succédés officiellement en quelques années, aucun ne m’a demandé d’aller chercher mon dossier chez le médecin précédent. Il n’y a donc pas en France, de règles obligatoires sur un point essentiel de la pratique médicale.

2 ) Si l’on voit partout des affiches concernant le cholestérol et le cœur, je n’en ai jamais vu une concernant l’IRC, ni chez le médecin ni à l’hôpital, ni dans la revue de la sécurité sociale ni dans celle de ma mutuelle. Est-ce une anomalie ou un fait exprès, et pourquoi ?

Ça ne rapporte pas tant que la vente des statines qui font la fortune des industriels des médicaments et la ruine de la sécu ? ( voir le livre de Michel de Lorgeril ” Cholestérol Mensonges et Propagande “).

3 ) où en est-on de la formation et de la responsabilisation du patient ou de la personne âgée.

Voici donc un résumé de l’insuffisance rénale chronique destiné à ceux qui débarquent au “club”:

L’insuffisance rénale chronique (IRC), aussi appelée urémie, mal de Bright ou néphrite chronique, est l’atteinte progressive, importante, et définitive de la fonction rénale, et donc de la filtration glomérulaire.

Toutes les maladies rénales chroniques et certaines maladies rénales aiguës incurables conduisent irrémédiablement à l’insuffisance rénale chronique dans un délai très variable : de quelques semaines à quelques dizaines d’années. On peut définir l’insuffisance rénale chronique comme la réduction irréversible de la filtration glomérulaire.

Près d’un tiers des insuffisances rénales ne sont dirigées vers un néphrologue qu’au stade terminal, au moment où la dialyse s’impose d’urgence. Pour éviter le choc psychologique et les complications d’un traitement aussi lourd, un diagnostic précoce s’impose.

Toute insuffisances rénale, quelle qu’en soit la cause, est le fruit d’une réduction du nombre de néphron actifs. Les néphron atteints sont exclus ou détruits, les néphrons restant se comportent comme des néphrons sains. Ils assurent à eux seuls le contrôle rénal de l’homéostasie (équilibre intérieur de l’organisme).

À partir de la destruction de 80% de ses capacités, l’insuffisance rénale chronique débute.

Environ 3 millions de personnes en France seraient touchées, la plupart l’ignorant, et plus de 35 000 seraient en dialyse. Le coût annuel d’un patient dialysé varie en 2005 entre 50 à 80 000 €uros

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