Du Minitel rose aux sites de rencontres sur Internet

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Trente années de révolution sexuelle

Cette année 2012 a vu la disparition définitive du service Minitel. Cet ancêtre de l’Internet à la française, avait vu le jour en 1980 et avait pour mission première, celle de tester un nouveau service chargé de remplacer l’annuaire papier constamment dépassé. Or, par delà l’utilité d’un tel instrument à la demande de renseignements, ce service de Vidéotex baptisé Télétel allait vite prendre des chemins détournés grâce à son coté interactif, pour se diriger vers la messagerie instantanée que des esprits malins ont immédiatement traduit en messagerie rose. C’est ainsi que les premières rencontres sexe, par écran interposés, sont nées. Un nouveau vocable venait de s’imposer dans le monde de l’érotisme, le Minitel Rose, un ensemble de services révolutionnaires ouverts autour du sexe grâce aux fameux 3615. Il n’était pas encore question de Tchat cam, le système ne pouvant afficher que du texte, mais de véritables rencontres sexe, couvert par l’anonymat le plus total, où tout était dans le verbe et la suggestion.

Avec la disparition du Minitel

C’est tout un univers qui va sombrer dans l’oubli. Et bien qu’il ait représenté un symbole de la créativité et de l’innovation à la française, parfaitement intégrer à son époque, le Minitel n’eut pas le succès international attendu, ni auprès des voisins de la France qui n’y croyaient pas trop, ni auprès des américains qui développaient, quant à eux, un système similaire, mais qui fut très vite abandonné avec les essais réussis de l’Internet.

Du Minitel à l’Internet il n’y a qu’un pas…

Vite franchi par les amateurs de rencontres sexe et de tchat cam, qui ont vu les offres se multiplier sur ce nouveau vecteur. Les sites de rencontres ont littéralement envahi la toile et ont totalement modifié nos comportements sociaux et la façon dont les rencontres entre hommes et femmes s’opéraient jusque là. Ce nouveau phénomène s’est naturellement étendu et pris racine dans les régions du monde les plus développées mais aussi, les plus ouvertes culturellement pour l’accepter. L’Europe, le Japon et les Etats Unis ont donc constitué les premiers marchés ouverts dans ce nouveau commerce de la relation humaine.

Jusqu’à un passé très récent, tous les sites de rencontres, se sont plutôt comportés comme des agences matrimoniales où, chacun avec un peu de patience et de persuasion, pouvait trouver l’âme sœur. Or, bien qu’il ait fait la fortune de certains sites, ce genre de concept a très vite connu ses limites et commence à se diriger inexorablement vers des relations plus coquines sous la seule pression des femmes. Ces dernières ont en effet, toujours tenu un rôle passif, pour n’avoir été que des appâts chargés de rabattre la gent masculine. Elles exigent aujourd’hui un rôle plus actif, estimant normal qu’elles aient elles aussi des envies et des besoins. C’est ainsi que des sites de rencontres sexe et de tchat cam, après avoir été longtemps marginalisés, connaissent dans le monde un véritable engouement, d’autant que la naissance de nouveaux marchés dans les pays émergents tels que la Russie le Brésil et la Chine ouvrent de nouvelles perspectives. Il est encore trop tôt aujourd’hui pour en connaitre l’ampleur, mais il semblerait que des pays comme le Brésil et la Russie, grâce à l’élévation du niveau de vie et à la généralisation des moyens de paiements électroniques, connaissent une véritable explosion de sites consacrés aux rencontres sexe et au tchat cam.

Quant à la Chine et l’immense potentiel qu’elle recèle…

La Chine est en phase d’observation et n’a pas encore dévoiler tout son potentiel, estimé pourtant en 2010 par l’institut américain iResearch Consulting à quelques 140 millions de célibataires inscrits. Seul l’américain Match IAC a tenté l’aventure en investissant dans le site Zhenai.com considéré comme le plus gros site de rencontres au monde avec une base de données dépassant les 50 millions de membres, un accord basé sur un échange de bons procédés, marché contre savoir faire. Ce géant est suivi de près par Jiayuan.com second au palmarès des match-making en ligne avec près de 30 millions d’utilisateurs. Tous ces chiffres donnent le tournis, mais les chinois comptent bien les exploiter à leur seul profit, sachant qu’aucun investisseur étranger n’aura ni le courage ni les capacités nécessaires pour s’attaquer seul à ce marché faramineux et où il est bien difficile de percer les secrets d’une culture d’une grande opacité, du moins dans ce domaine. Ce qui est sûr, c’est que les autorités chinoises tiennent un œil vigilant sur ce type d’activité où il n’est surtout pas question de froisser la morale avec des rencontres sexe et où seuls les tchat cam sont tolérés. La Chine compte, en effet, plus de célibataires hommes que de femmes, une des conséquences de la politique de l’enfant unique qui a mené la structure familiale dans une véritable impasse, dans un pays où la famille reste encore le pivot sur lequel s’articule toute la société. C’est pour cela que les autorités ont assigné à ces sites un rôle et un seul, contribuer à la reconstitution du tissu social en faisant se rencontrer tous ces hommes et ces femmes célibataires et pourquoi ne pas favoriser leur union.

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  1. je pense être équilibrée dons la vie ,calme et sociable je suis de nature joyeuse ,et j’adore être en compagnies de personnes pour discuter tout ce que je souhait c’est avoir un homme de 33a 45 ans une relation sérieuse et qui souhaite aussi avoir un au plusieure
    enfants pour terminer ,si vous recherchez une aventure d’un soir, d’un jour ,au d’une semaine ne me contactez surtout pas