Le peuple Mapuche au Chili: à quand la liberté?

Depuis prés de 10 ans l état chilien applique la justice militaire comme un des outils pour r´primer le peuple Mapuche

20 ans après la fin de la dictature de Pinochet au chili, la justice militaire s’applique toujours aux civils et aux Mapuche.

Depuis à peu près dix ans, avec le dit « conflit mapuche », l’Etat Chilien a appliqué la justice militaire comme un des ses outils pour réprimer notre peuple jugeant à travers cette instance judiciaire plus d’une centaine de personnes mapuche, de la même manière qu’en dictature.
En 1997, le Chili a initié la Réforme Judiciaire Pénale mais cela sans inclure la Justice Militaire et sa compétence à juger des affaires dans lesquelles sont impliqués des civils, qu’ils soient victimes ou accusés.
L’avocat et spécialiste en Droit Constitutionnel Fernando Saenger explique que « le procédé aurait dû être modifié au moment où s’est faite la Réforme Judiciaire Pénale, en 1997 quand Frei était président. » Dans la réforme qui s’est faite à la constitution cette année, il a été établi que la Justice Militaire était toujours en vigueur. Il n’y a eu aucun changement alors que nous étions en démocratie depuis déjà 7 ans ». Aujourd’hui nous sommes en post dictature depuis 20 ans.

L’INQUISITION CHILIENNE ET LE CAS PALARAMA.
Selon le professeur Rumberto Valdès, Directeur du Département Judicaire de l’Université de Concepción, l’application de la Justice Militaire « est une atteinte à l’égalité devant la loi, ce qui constitue une véritable inquisition du siècle XXI ».
Devant la Justice Militaire, les accusés ne sont pas considérés comme des individus ayant des droits, comme ils le sont pour le nouveau système judicaire pénal, mais des intervenants de seconde catégorie, ce qui veut dire : « que l’accusé peut être mis en isolement, en prison préventive indéfinie, suspendu de ses droits de citoyens, sans rien savoir de l’instruction qui le concerne et l’enquête peut durer des années », explique le professeur Valdès.
De fait, la Cours Interaméricaine des droits de l’homme a condamné le Chili dans le cas Palarama v/s Chili (2005), pour l’application de la Justice Militaire à des civils en estimant que ces normes juridiques sont une atteinte aux droits de l’homme.
SAN JOSE.- 22 novembre 2005. La Cours Interaméricaine des droits de l’Homme a condamné l’Etat Chilien pour la violation du droit à la liberté, de pensée et de vie privée, aux garanties judiciaires, à la protection judicaire et à la liberté personnelle de Antonio Palarama.
Palarama a écrit un livre intitulé « Etica y Servicio de Inteligencia », qui aborde la nécessité de remettre à jour les services de renseignements militaires en fonction de certains paramètres éthiques. Le livre a été interdit.
Palarama, gradé de l’armée chilienne en retraite, était en poste au moment des faits comme fonctionnaire civil de l’Armée du Chili à Punta Arenas. Il a été soumis à un procès pour délit de désobéissance et a été condamné. Il a donné une conférence de presse et a ensuite été jugé et condamné pour délit d’outrage.


La Cours Interaméricaine a aussi ordonné que l’Etat Chilien établisse à travers sa législation, « des limites à la compétence matérielle et personnelle des tribunaux militaires de manière à ce qu’en aucune circonstance un civil se voit soumis à la juridiction des tribunaux pénales militaires ».

Même ainsi, les cas au Chili se multiplient et continuent…

JUSTICE MEDIEVALE ET LE CAS ROTONDA PEÑUELAS
Le 2 novembre 2004, deux jeunes sont morts sur le rond point Peñuelas en Hualpen (8ème région), abattus par des gendarmes. C’est seulement en juillet de cette année, après 5 ans d’investigation, que la Justice Militaire de Concepción à fermer l’instruction en accusant deux gendarmes pour violence non nécessaire avec résultat de mort ». L’avocat des jeunes Raul Romero explique que le cas a tardé des années pour être dans les mains de la Justice Militaire, système qu’il qualifie de « lent, pénible et médiéval ».
L’avocat n’a pas non plus eu accès au dossier avant que se mette en marche le processus : « Il était presque impossible d’intervenir. A ce niveau là, le secret de l’instruction ne devrait plus en vigueur. » Actuellement, les deux gendarmes sont toujours en service.

ASSASSINAS ET IMPUNITE POUR LE PEUPLE MAPUCHE ET LE CAS HUENANTE
Sur les délits commis par des agents de la pólice contre les mapuche, comme dans les cas de Lemun, Catrileo et Collio, l’avocat de l’Observatoire Citoyen de Temuco, Jose Aylwin manifeste que:
“La justice militaire manque de l’impartialité et de l’indépendance nécessaire pour l’analyse de cas qui implique des membres des forces de l’ordre. L’impunité dans laquelle cette justice a laissé les crimes commis jusque là par des gendames contre des personnes mapuche es une preuve suffisante de cela.”
Il existe pourtant une exception à la règle, le cas Huenante, précédant important pour lequel l’avocat de la famille Martin Correa Bluas a réussi à prouver l’incompétence de la Justice Militaire en faisant appel, entre autres arguments, au jugement de la Cour Interaméricaine pour le cas Palarama malgrès la solicitude du Ministère Public qui a demandé l’incompétence du Tribunal de Garantie pour que le cas passe à la Justice Militaire.
“Rien n’a été fait depuis la disparition de José, on n’a même pas retrouvé son corps… la Convention des Droits de l’Enfant devrait s’appliquer et le Ministère Public a l’obligation de réaliser toutes les démarches pour le trouver,” a déclaré Corréa Bluas.
Ainsi, contrairement à ce qui ce passe avec la Justice Militaire, il a été posible de juger les trois anciens gendarmes par la justice pénale ordinaire. Les trois fonctionnaires de la gendarmerie ont été formalisés au Tribunal de Garantie de Puerto Montt pour le délit d’enlèvement de mineur, sequestration et disparition, ceci en septiembre 2005. Ils ont été en plus radiés de la gendarmerie en avril de cette année.
Selon le Vice-Président Régional (8ème región) du Collège d’Avocat Sergio Caceres, il existe un consensus entre les professionnels pour changer le système et réduire sa compétence en matière de délit lorsqu’il y a des fonctionnaires des forces de l’ordre concernés. “S’il y a un seul civil concerné, l’affaire doit relever de la justice civile ordinaire, des gendarmes ou militaires ne peuvent être juger par leurs pairs.” Il a aussi signalé que la réforme de la Justice Militaire est autant aux mains du pouvoir Législatif que du pouvoir Executif. Ce Projet de Loi dort aujourd’hui au Parlement.

LA DOUBLE MILITARIZACTION ET LE CAS DE CHOQUE.
En juin 2008, un nouveau processus de récupération territoriale s’est initié sur des terres occupées par des entreprises forestières (Fundo La puntilla de Tranaquepe -Entreprise Mininco- et Fundo El Canelo -Entreprise Volterra), dans la communauté de Choque, de façon unitaire, surmontant la división imposées par la CONADI . La zone est militarisée depuis 2005 avec la présence de campements de forces spéciales de la gendarmerie obligeant les communautés à resister à plusieurs offensives de la part de la police laquelle a perquisitionnée violement la communauté à plusieurs reprises, blessant ses membres et menaçant arme sur la tempe, des femmes et des enfants mapuche.
Aujourd’hui, quinze membres de Choque et d’autres communautés sont dans l’attente de leur jugement tombant sous le coup de la loi Anti terroriste, et d’autres, on ne sait pas combien sont poursuivis grâce à une liste de noms et de photos à l’intérieur de la communauté de Choque, Miquihue, et Ranquilhue, entre autres, tout cela sur la base d’une fiction holliwoodienne appelée “embuscade au juge Elguita”.
Cinq des prisonniers mapuche en préventive pour cette affaire, sont des membres de la Coordination de Communautés en Conflit Arauco, Malleco y Cautin (CAM), raison pour laquelle ils sont victimes non pas d’un double jugement mais bien plutôt d’une collusion entre la Justice Civil (loi Anti Terroriste)et la Justice Militaire (Tribunal Militaire de Concepcion).
Ces prisonniers sont:
• Ramón LLanquileo Pilquiman
• Héctor LLaitul Carrillanca
• José Huenuche Reiman
• Luis Menares Chanilao
• Jonathan Huillical Méndez

Pour leurs familles “L’application de la Justice Militaire imposée par l’Etat Chilien aux mapuche ne viole pas seulement les Droits de l’Homme mais constitue en plus un acte de discrimination raciale.”
En ce sens, pour l’avocat Jose Alwyn, le Gouvernement Chilien devrait faire deux gestes basiques pour le Peuple Mapuche:
- Soliciter d’extrême urgence le Projet de Loi sur la de réforme de la Justice Militaire pour mettre fin à sa compétence dans les affaires qui concernent les civilmes et plus spécialement quand ils sont mapuche.
- Mettre un terme immédiatement à la militarisation des communautés en conflit pour son caractère provocateur inaceptable.

A cette opinion s’ajoute celle de l’avocat des Droits de l’Homme Alberto Espinoza (FASIC) qui considère que “l’application de la Justice Militaire constitue une double militarisation puisqu’elle juge des mapuche de communautés militarizées par le propre Etat Chilien.

PETITION
(Wallmapu , 21 septembre 2009)

Nous, les familles des 5 prisonniers politiques accusés par la Justice Militaire faisons appel à notre Peuple Mapuche, au Peuple Chilien, aux organisations sociales et politiques, aux organisations de défense des Droits de l’Homme et à l’opinion internationale pour exiger :
UN TERME IMMEDIAT A L’APPLICATION DE LA JUSTICE MILITAIRE A DES CIVILS, SPECIALEMENT AUX MAPUCHE ET SIGNER CETTE PETITION.

http://www.efirmas.com/1726191/index.html (pour signer, cliquez ici )

FIN A L’APPLICATION DE LA JUSTICE MILITAIRE AU PEUPLE NACION MAPUCHE!
JUSTICE POUR LEMUN, CATRILEO, ET COLLIO!
LIBERTE AUX PRISONNIERS POLITIQUES MAPUCHE!

LEONARD AGRESSÉ EN PRISON

Alors que Leonard Peltier était déjà dans un état de santé inquiétant il vient de subir un incident alarmant pour sa famille et son réseau de soutien.
Leonard a en effet été agressé par d’autres détenus dès son arrivée au pénitencier fédéral de haute sécurité de Canaan à Waymart en Pennsylvanie où il venait d’être transféré. Sa famille avait pourtant reçu l’assurance des autorités pénitentiaires qu’il conserverait ses privilèges téléphoniques ainsi que la possibilité de poursuivre son traitement contre le diabète. Les coups portés ont laissé Léonard ensanglanté avec une grosse bosse et probablement un choc à la tête, une cage thoracique endolorie, un majeur enflé, et de nombreuses contusions. Leonard a depuis été placé en cellule d‘isolement et ne reçoit qu’un seul repas par jour, régime habituellement imposé aux victimes refusant de dénoncer leurs agresseurs. Il est difficile de ne pas voir derrière cet incident une manœuvre du FBI destinée à discréditer Leonard alors que ce prisonnier modèle est en attende de passer devant une audience de libération conditionnelle en mars prochain, audience qui alimente beaucoup d’espoirs si il ne fallait compter avec de tels contrecoups. On se souviendra que Leonard avait fait l’objet en prison d’une tentative d’assassinat déjouée en 1978.

Pour exiger la sécurité de Leonard Peltier et un traitement digne, vous pouvez envoyer le modèle de lettre qui suit aux adresses indiquées.
Dans le cadre de la campagne de demande de la libération conditionnelle de L. PELTIER, n’hésitez pas à signer la pétition en ligne sur le site du CSIA-NITASSINAN
http://www.csia-nitassinan.org
Vous pouvez également vous joindre Mercredi 4 Février au rassemblement Mumia , Place de la Concorde à 18H.
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Dear Sirs,

I was OUTRAGED to hear that Mr. Leonard Peltier, #89637-132, a greatly respected member of our society, and a model prisoner was severely beaten upon his arrival at the Canaan Federal Penitentiary. When he went into population after his transfer, some inmates assaulted him. The severity of his injuries is that he suffered numerous blows to his head and body, receiving a large bump on his head, possibly a concussion, and numerous bruises! Also, one of his fingers is swollen and discolored and he has pain in his chest and ribcage.

I’m writing you today seeking consideration for Mr. Leonard Peltier, as the Bureau of Prisons is accountable for his safety and wellbeing, and you should know that the public will hold your offices accountable in that regard. Please, also note that Mr. Peltier was placed in solitary confinement and only given one meal, this is generally done when you won’t name your attackers, whose names he doesn’t know; and being only given one meal seriously jeopardizes his health, because of his diabetes.

As well, to insure that he is receiving adequate medical attention for his injuries, prison officials are releasing information on him to his family, and that he is not being discriminated against, institutionally abused, nor, being treated without dignity and respect. Certainly, your administration must be aware of what high esteem, and with what regard Mr. Leonard Peltier, is held and viewed in the world community, and your, as well as humanities’ responsibility to insure his safety and wellbeing are preserved.

Thank you for your attention, time, and all your efforts.

Sincerely,
(mettre vous noms, prénoms, addresse)

Warden Ronnie R. Holt
USP-Canaan
U.S. Penitentiary
3057 Easton Turnpike
Waymart, PA 18472
Phone: 570-488-8000
Fax: 570-488-8130
E-mail address: CAA/EXECASSISTANT@BOP.GOV

D. Scott Dodrill,
Director Northeast Regional Office
Federal Bureau of Prisons
2nd & Chesnut Streets, 7th Floor
Philadelphia, PA 19106
Phone: 215-521-7301
E-mail: NERO/EXECASSISTANT@BOP.GOV

Harley G. Lappin,
Director Bureau of Prisons
U.S. Department of Justice
320 First Street, NW, Room 654
Washington, DC 20534
Phone: 202-307-3250
Fax: 202-514-6878

Ask President Obama to investigate this incident:

The Honourable Barack H. Obama
The White House
1600 Pennsylvania Avenue NW
Washington, DC 20500
Comments: 202-456-1111
Switchboard: 202-456-1414
Fax: 202-456-2461
E-mail: comments@whitehouse.gov


CAMPAGNES PASSEES

VISITE DE MICHELLE BACHELET EN FRANCE,
UN RENDEZ-VOUS A NE PAS MANQUER.
Les raisons de la protestation.

COMMUNIQUÉ SUR LES MANIFESTATIONS DE PROTESTATION du 29 MAI MOTIVÉES PAR LA VISITE EN FRANCE DE MICHELLE BACHELET, PRÉSIDENTE DU CHILI

Le vendredi 29 mai, dans le cadre de la visite officielle de Mme Bachelet à Paris, le Consulat du Chili a organisé une rencontre avec la communauté chilienne en France.

Activités de protestation effectuées à l’extérieur de la rencontre
12 associations franco-chiliennes de Paris et de la province, appuyées par d’autres associations de Belgique, de Suède et d’Italie, ont appelé à manifester place de l’Opéra, à proximité de l’Hôtel Intercontinental où se déroulait la rencontre de Mme Bachelet avec la communauté chilienne. Cette manifestation avait pour objectif :
- de dénoncer l’état policier qui criminalise les revendications du peuple mapuche et de tous ceux et toutes celles qui soutiennent ces revendications ;
- à soutenir et exiger la libération des prisonniers politiques Mapuche et de la documentaliste Elena Varela ;
- à exiger de l’Etat chilien le plein respect des Droits Humains et l’application des normes internationales afin d’en finir avec l’impunité de la période passée et de la période présente et l’arrêt des violations actuelles des droits fondamentaux.
Cette manifestation prévue place de l’Opéra a été, au dernier moment, transférée place du Palais Royal par la Préfecture de Police. D’autre part, la Fédération des Associations Chiliennes en France qui avait initialement adhéré à cet appel a finalement exigé le retrait de sa signature du tract d’appel à la manifestation et du dossier de presse qui l’accompagnait.
Cette situation a créé un climat de tension et, dans les faits, a signifié le boycott de l’organisation de cette initiative. Malgré le changement de lieu au dernier moment et l’heure inhabituelle en semaine de ce rassemblement, 50 personnes ont rejoint la manifestation qui a commencé à 11 heures et s’est prolongée jusqu’à 14 heures. Étaient présents des membres des associations Alterkonnexions, Org Kakiñe, Pueblo, Terre et Liberté pour Arauco, du Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili, du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples) et du Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche, ainsi que des étudiants et travailleurs chiliens et français.

Activités de protestation à l’intérieur du salon de réception de l’Hôtel Intercontinental
Au même moment, des membres de différentes associations, des étudiants et travailleurs chiliens et français se sont présentés à l’entrée de la réception pour manifester et diffuser des documents. La police française a tenté en vain de les en empêcher. Mais malgré la présentation de leur invitation, deux d’entre eux ont été interdits d’entrée par des policiers français et chiliens. Ces camarades ont ensuite pu pénétrer à la réception du Hôtel
Au bout de 30 minutes d’un discours de campagne électorale (mensonges) de la Présidente, une douzaine de camarades se sont levés en ôtant leurs vêtements pour laisser apparaître des tee-shirts arborant des slogans sur la répression, l’inégalité sociale, l’injustice, le manque de liberté d’expression et la privatisation des ressources naturelles au Chili et en même temps ont déroulé une banderole où l’on pouvait lire : “CHILI, 19 ANS DE DÉMOCRATURE ET DE DES-CONCERTATION”. Cette manifestation a été amplement photographiée et filmée par les télévisions présentes.

À la fin du discours de Mme Bachelet, l’une de nos camarades présente a interpellé à haute voix Mme Bachelet en dénonçant la répression du peuple Mapuche.
Cette série d’interventions a eu pour conséquence l’interpellation et le contrôle d’identité de plusieurs camarades par la police chilienne et la police française qui les ont accompagnés jusqu’à la sortie. Toutes et tous ont ensuite rejoint la manifestation de la place du Palais Royal afin de rendre compte de leurs interventions lors de la rencontre.
Il est remarquable que la presse chilienne, massivement présente dans cette rencontre, n’ait pas fait allusion à ces événements et par contre, qu’elle ait souligné essentiellement les juteuses affaires que Mme la Présidente a entrepris : achat de coûteux satellites d’espionnage et sous-marins militaires, offre de transformer le pays en  plateforme d’investissements pour les grands entrepreneurs français, conversations sur des projets de coûteuses centrales nucléaires, tout ceci diapré de nouveaux programmes de bourses d’étudiants et des échanges culturels …

AssociationTerre et Liberté pour Arauco, Association Pueblo, Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili (France), Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche
Site d’infos : http://mapuche.free.fr —   Paris, 29 mai 2009

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Associations qui ont appelé à manifester :
Apatapela (Marseille), Collectif pour les Droits de l’Homme au Chili (Paris), Colores Latino (Lille), CSIA Nitassinan (Paris), Cordillera (Villeneuve d’Ascq), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Paris), Nuevo Concepto Latino (Fontenay-sous-Bois), Org. Kakiñe (Paris), Pueblo (Paris), Réseau d’Information et de Soutien au Peuple Mapuche (Paris), Terre et Liberté pour Arauco (Arcueil), Association Relmu (Paris), Alterkonnexions (Paris), Association Culturelle Mapuche (Gotenbourg, Suède), Comité Mapuche Belgique (Bruxelles), Comitato Lavoratori Cileni Esiliati (Piamonte )


SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE MAPUCHE
LIBERTÉ POUR LES PRISONNIERS POLITIQUES MAPUCHE
LIBERTÉ POUR ELENA VARELA

Chroniques d’un État policier et discriminatoire

La Présidente du Chili, Michelle Bachelet, est actuellement en visite officielle à Paris.

À cette occasion, nos comités et associations de défense des droits de l’homme et des peuples indigènes souhaitent informer l’opinion qu’au lendemain de la visite au Chili, début avril, de M. James ANAYA, rapporteur des Nations Unies sur la situation des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales des Peuples Indigènes, de violentes perquisitions ont été menées par les forces spéciales policières dans plusieurs communautés mapuche au sud du Chili. D’importantes rafles ont été menées simultanément dans différentes villes de la région ainsi qu’à Santiago entraînant l’arrestation et la mise en détention provisoire de plusieurs dizaines de Mapuche.

À ce jour, 50 Mapuche sont emprisonnés, 15 sont assignés à résidence sous contrôle judiciaire en attente de leur procès. 3 sont réfugiés, l’une en Suisse, les deux autres en Argentine. 6 militants chiliens solidaires de la cause mapuche sont assignés à résidence, en attente de leur procès.

En début d’année, l’avocat Lorenzo Morales, a eu son domicile perquisitionné ainsi que celui de sa mère 24 heures avant la tenue du procès du Lonko Avelino Meñaco, dont il assurait la défense.

Mais la répression au Chili s’étend aussi à ceux qui s’intéressent ou se solidarisent à la cause mapuche. Deux jeunes cinéastes français ont été arrêtés sans motif, le 20 mars 2008, puis détenus au commissariat de Collipulli et leur matériel audiovisuel saisi. Le 7 mai suivant, deux reporters italiens se sont fait expulser du pays après avoir réalisé un reportage dans une propriété de l’entreprise forestière Mininco. Le même jour, la documentariste chilienne Elena Varela, après avoir eu sa maison longuement perquisitionnée et son matériel cinématographique et documentaire confisqué, a été arrêtée et mise en détention préventive. Elle a subi de longs interrogatoires accompagnés de menaces graves envers son entourage et sa fille. Mise en liberté provisoire en août dernier, son procès aura lieu le 5 juin prochain. Un montage politico-judiciaire a permis au Procureur du tribunal de Rancagua  de requérir contre elle une condamnation de 15 ans de prison.

Dimanche 17 mai, Marcelo Garay, journaliste de « La Nacion », membre de l’Association Nationale des journalistes du Chili, a été interpellé et son matériel saisi alors qu’il photographiait un édifice privé. Le même jour, une centaine de gendarmes lourdement armés ont encerclé la maison du journaliste Jorge Fernando Serey Baeza, une dizaine d’entre eux ont pénétré, sans mandat, dans sa maison qu’ils ont perquisitionnée deux heures durant. Les deux journalistes ont depuis déposé une plainte auprès de la Cour d’Appel de Temuco. Il faut signaler qu’à plusieurs reprises, ces dernières années, des avocats de dirigeants mapuche ont fait l’objet d’écoutes téléphoniques, de menaces et de perquisitions.

Il s’agit là d’une véritable persécution de la part de l’Etat chilien qui n’hésite pas à continuer d’appliquer la loi dite « antiterroriste », mise en place par Pinochet à l’encontre des opposants à la dictature, et appliquée à présent aux membres des communautés mapuche qui revendiquent leurs terres usurpées par l’Etat, les colons et les entreprises forestières multinationales. La Présidente Michelle Bachelet avait promis  que cette loi ne serait pas appliquée durant son mandat. Nous dénonçons la « POLITIQUE RACISTE ET COLONIALE »  de l’État chilien à l’encontre des communautés indigènes. Nous dénonçons l’ÉTAT POLICIER qui criminalise le peuple Mapuche et tous ceux et celles qui soutiennent ses revendications.

Rappelons aussi qu’il reste encore aujourd’hui des Chiliens qui ne sont pas autorisés à retourner au Chili. Il s’agit d’anciens résistants, d’anciens prisonniers politiques évadés des  prisons de la dictature, des prisonniers condamnés à de longues peines d’exil et des réfugiés politiques résidant dans différents pays d’Amérique Latine et d’Europe. Nous dénonçons cette violation d’un droit humain essentiel et nous exigeons du gouvernement chilien le respect et l’application de normes internationales en la matière pour mettre fin à cet exil forcé et reconnaître enfin leur droit d’entrer et de vivre au Chili.

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