Loi NOME : Une occasion pour sortir du nucléaire !

Loi NOME - Nucléaire français - Énergies renouvelables :

Quelle société voulons nous transmettre à nos enfants ?

Par Nicolas Milko, dirigeant fondateur de Planète OUI, fournisseur d’électricité renouvelable depuis 2007.

Mercredi 17-03-2011.

A l’heure d’une situation dramatique pour le Japon, la société française se réveille chaque matin au rythme d’informations terrifiantes. Cette situation nous rappelle combien le silence et le manque de transparence de la filière nucléaire française nous a amené, au fil du temps, à oublier les  conséquences de l’utilisation d’une énergie aussi controversée qu’inadaptée aux besoins de demain.

La  nouvelle organisation du marché de l’électricité, dite loi NOME, dont le décret devrait sortir prochainement,  est indispensable au regard du manque de débat sur la politique énergétique française.

Après plusieurs  années d’ouverture de marché, ce secteur d’activité reste sous l’influence de l’opérateur historique, malgré  les enjeux à venir. En effet, cette loi aura pour conséquence la mise en place d’une véritable politique  européenne, dont l’absence a déjà engendré des aberrations incompréhensibles (blackout en Italie, relance  des centrales charbons en Allemagne, surproduction d’électricité renouvelable aux pays-bas).Cette politique  favorisera l’arrivée de nouveaux acteurs alternatif comme Planète OUI, qui démontreront la  faisabilité d’une politique alternative.

Planète OUI, fournisseur d’électricité renouvelable en France depuis  2007, rappelle ses convictions :

Nous ne devons pas transmettre à nos enfants un pays dont l’indépendance  énergétique ne dépend que de l’unique source nucléaire,

nous refusons de fermer les yeux sur les conditions  inacceptables dans lesquelles fonctionnent les mines d’extraction d’uranium,

nous défendons la  thèse que les ressources limitées en uranium engendreront les mêmes effets que la raréfaction du pétrole  (Durabilité de l’approvisionnement en uranium- professeur Colin Boxall de l’Université de Lancaster).

Si  l’évidence nous amène à constater qu’il n’est pas possible d’arrêter nos centrales nucléaires à court terme, Planète OUI affirme que la politique énergétique française peut et doit changer vers une réduction du parc  nucléaire français. Cette évolution doit se faire au profit du développement d’un mix énergétique  comprenant une part minimum de 30% d’électricité renouvelable (proportion équivalente à la consommation  des particuliers en France) et par une politique volontariste de développement d’un réseau électrique  intelligent (SmartGrid).

La politique de maintien ou de renouvellement des centrales nucléaires ne peut être  associée qu’à la part de production d’électricité nécessaire à la demande énergétique industrielle, et non  pour alimenter le chauffage de nos habitations ou l’éclairage de nos autoroutes. Tous les experts  énergéticiens avaient regrettés la mise à l’écart de ces questions dans le Grenelle de l’environnement. Les  évènements actuels nous rappellent combien nous devons préparer l’avenir de nos enfants à travers une  politique énergétique différente.

Nicolas MILKO
Pdg de Planète OUI

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