Marché immobilier : le pouvoir d’achat immobilier toujours en hausse

Dans Immobilier
le 23 mai 2009

Bonne nouvelle sur le Marché immobilier : les prix immobilier baissent, le pouvoir d’achat immobilier augmente

Dans un printemps économique très morose, une bonne nouvelle pourrait venir du marché immobilier : le pouvoir d’achat immobilier poursuit son amélioration. Il progresse de 2,2% au mois d’avril et de 12,3% depuis le début de l’année à Paris.

Comment expliquer cela ?

  • Les prix de l’immobilier continuent leur décrue. En avril, les prix au m2 sont en retrait de 162€/m2 (-2,2%), soit une baisse deux fois plus importante qu’au mois précédent.

  • Depuis janvier à Paris, la baisse des prix s’établit à près de 450€/m2 soit -6,5%. Malgré l’accalmie du mois de mars, nous pensons que les prix n’ont pas fini de baisser. La tendance sera beaucoup plus pessimiste que les prévisions des notaires qui envisagent une correction des prix immobiliers d’environ 5% sur l’ensemble de l’année à Paris.

  • Les taux d’intérêt se stabilisent autour de 4,5% en moyenne comme nous l’avions prévu. Leur impact sur l’augmentation du pouvoir d’achat immobilier devrait se restreindre : le crédit est relativement bon marché et il ne faut plus, a priori, s’attendre à une baisse importante des taux.

  • Depuis janvier, la conjonction « baisse des prix + baisse des taux d’intérêt » a permis une amélioration de 12,3% du pouvoir d’achat immobilier des Parisiens.

Il permet aux habitants de la capitale de s’offrir en moyenne 4,8m² de plus à Paris depuis janvier 2009. Ce bon chiffre remet progressivement sur le marché les investisseurs en quête d’une bonne rentabilité locative et nombre d’acquéreurs de résidences principales à la recherche de la bonne affaire.

Malgré cela, le marché continue de fonctionner au ralenti. Pourquoi ?

  • Nous notons que la demande de biens immobiliers est encore soutenue à Paris. Au prix du marché, les biens immobiliers trouvent preneurs rapidement et dans de bonnes conditions. Si un logement ne se vend pas en deux mois, c’est que son prix a été mal évalué. « Évaluez raisonnablement votre bien et baissez les commissions d’agence : vous trouverez acheteurs ! » vous conseille Christophe du Pontavice, Président d’EffiCity.

  • Il y a un vrai décalage entre les prix affichés dans les annonces et les attentes des acquéreurs. Et pour cause : les vendeurs n’ont pas encore pleinement acté la baisse très sensible des prix. Par conséquent, nous n’observons pas encore de baisse sensible sur le prix des annonces : alors que les transactions se concluent à près de 7% en dessous des prix de janvier, les prix des annonces publiées par les particuliers n’ont baissé que de 1%. C’est le grand écart entre l’offre et la demande !

  • Tant que l’équilibre du prix ne sera pas retrouvé, le marché continuera de fonctionner au ralenti avec des délais de vente allongés (5 mois selon les grands réseaux d’agences) et des négociations importantes (de l’ordre de 10% à 20% en fonction des quartiers).

Exemple :

1- Vous avez un apport de 50.000€ et votre capacité de remboursement mensuel s’élève à 1.500€ sur 20 ans ?

Vous avez gagné 2,2% de pouvoir d’achat immobilier à Paris. Ils vous permettent d’acquérir à budget constant 1m2 de plus au mois de mars 2009 et 4,8 m2 depuis le début de l’année.

Notez que pour un même investissement, vous pourrez acquérir un appartement de 29,6m² dans le 6ème arrondissement (contre 26m2 en décembre 2008) et de 57,5m² (contre 50m2 en décembre 2008) dans le 19ème arrondissement, soit une surface deux fois plus importante !

2- Vous briguiez à Paris un appartement d’une valeur de 200.000€ en décembre 2008 ?

Financé sur 20 ans, l’appartement vous coûtait 1.354€ / mois pour un coût total de 325.065€. En avril 2009, le même appartement ne vaut plus que 187.000€ et vous coûte 1.229€ / mois pour un coût total de 295.040€, soit une économie de plus de 30.000€.