Participation à la vente aux enchères DROUOT

Contacter Commenter Site Web Page Web
À PARIS Salle V V face à Drouot
3 rue Rossini - 75009 Paris
Le 26 Janvier 2012
avec Maîtr e Bertrand Fraisse
Commissaire Priseur à Tours

Vente aux enchères : trois toiles de Pierre Paul MARCHINI

l’art de faire jaillir la lumière pour faire taire les ténèbres

La rencontre avec l’œuvre de l’artiste est d’emblée surprenante, car elle se produit en surfant sur la toile. Trois mots suffisent alors pour faire apparaître la galerie virtuelle de l’artiste-peintre : « Pierre Paul Marchini ».

Ainsi, le voyage dans l’univers pictural peut débuter, voire se transformer en une ballade où les sens connaissent un vrai bouleversement. « L’oeuvre de l’artiste exprime avec force la couleur et la lumière (…) comme ultime rempart au noir d’un engloutissement qui semble imminent, ou comme expression d’amour et de poésie », analyse Pierre Squarcini, poète et ami du créateur.

Les toiles de Pierre-Paul Marchini portent donc en elles un message d’espoir. En invoquant la lumière, elles conjurent les ténèbres et laissent place en effet à une frénésie de couleurs. Plus précisément à des paysages de Corse-du-Sud réalisés à l’huile.« L’huile est ma matière de prédilection. C’est une substance qui permet d’exprimer au mieux ce que l’on ressent. D’autant que l’on peut tenter différents essais avant d’obtenir le résultat souhaité, un exercice impossible avec l’acrylique notamment qui sèche trop vite », confie l’artiste.

Aux yeux de Pierre-Paul Marchini, l’acquisition de cette liberté d’expression a toujours été une nécessité absolue. « C’est un cap difficile à franchir. Durant des années, j’ai éprouvé le sentiment d’être limité dans mon art. Mes toiles ne me satisfaisaient pas pleinement. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de faire une pause il y a 3 ans. J’avais des doutes sur mes capacités en tant qu’artiste. Cet arrêt a été bénéfique et déterminant pour ma carrière », poursuit-il.

En effet le peintre, autodidacte, avait pour habitude d’exercer sa passion en empruntant aux classiques les techniques traditionnelles : pinceaux et petits formats. Mais sans cesse en questionnement et fasciné par la période impressionniste, inspirée par Pissaro ou Monet, il ne pouvait se résoudre à ce cadre réducteur.

Place est ainsi faite désormais aux très grands formats -avec par exemple des toiles de 100×70 cm- mais également à l’utilisation du couteau. Un changement qui assure une évolution significative, aussi bien dans la forme que dans le fond. « Dorénavant mes tableaux correspondent à mes envies. J’ai enfin le sentiment de pouvoir exprimer ma peinture comme bon me semble. Ce travail reste proche de l’impressionnisme, les formes sont moins précises, pourtant elles sont mises en avant grâce aux couleurs, un mélange 100% artisanal », explique Pierre-Paul Marchini.

L’homme peint ce qu’il voit, sans pour autant mettre en scène l’expression d’un vécu. Néanmoins, il lui arrive parfois de retourner sur un lieu immortalisé, sans en avoir conscience. « Ce sont des paysages qui n’existent pas forcément, des bribes de souvenirs que l’on a enregistrées puis recrées. En revanche, il ne s’agit jamais d’un travail accompli à partir de photographies ou de modèles précis. Je peins essentiellement au ressenti », précise-t-il.

Les œuvres de Pierre-Paul Marchini sont émouvantes, vibrantes. Membre de Drouot Cotation des Artistes et inscrit à la Maison des Artistes Professionnels, il exposera bientôt dans une galerie à Montmartre, puis tournera tout au long de l’année dans des galeries corses, parisiennes, suisses, italiennes et allemandes. Un petit tour d’Europe qui confirme déjà une renommée à ce peintre, qui détient le secret pour faire jaillir la lumière sur la toile.

LM