Art et Culture à l’UCLy

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Pourquoi faire entrer l’Art et la Culture dans une université ? l’UCLy, dans sa démarche d’université grande ouverte, se lance vers de nouveaux horizons, en faisant entrer l'Art et la Culture sur son campus.

Pourquoi faire entrer l’Art et la Culture dans une université ? l’UCLy, dans sa démarche d’université grande ouverte, se lance vers de nouveaux horizons. Après s’être installé sur le campus Saint-Paul en septembre, le Recteur continue de vouloir bouleverser les codes de l’enseignement, de mélanger les générations et d’apprendre autrement en créant un axe de développement culturel et artistique ouvert à tous : étudiants, enseignants, personnel, visiteurs, partenaires…

L’Art dans tous ses états.
L’art dans la pédagogie. L’UCLy propose des formations ouvrant à la pratique artistique (théâtre, chant, cinéma, photographie, danse…), enrichit ses enseignements théoriques grâce à des œuvres artistiques (partenariats avec les institutions culturelles lyonnaises) et travaille sur l’intelligence sensorielle et émotionnelle par l’Art pour élargir les perceptions.

L’Art au service des étudiants.
Pour accompagner ses étudiants dans leur accomplissement tant personnel que professionnel, l’UCLy propose de la médiation et des prescriptions artistiques - l’Art comme outil pour l’intégration et le bien-être des étudiants -, et valorise l’Art comme un temps d’échange, de partage et de rencontres intergénérationnelles et interculturelles (étudiants, étrangers, enseignants, partenaires…).

L’ambition de l’UCLy.
Éduquer au beau, à l’intelligence de l’art, à la curiosité et au plaisir qui en découle.L’Art permet de transgresser les préjugés, de passer au-delà des frontières et des différences, il suggère un dialogue et un échange riches. Il est moteur d’une ouverture d’esprit, de soi et d’une ouverture à l’autre. Il crée du lien social, c’est un apprentissage dynamique qui pousse à prendre confiance en soi. Il permet à chacun de développer son esprit critique, améliore la créativité et amène à une certaine liberté.

L’Art au cœur de l’Université enrichit les pédagogies et provoque une belle rencontre entre toutes les personnes qui s’y intéressent de près ou de loin : les étudiants eux-mêmes, avec les étudiants étrangers, avec les enseignants, avec le personnel, avec les partenaires, avec les gens du quartier et bien entendu avec les artistes.

Dans cette démarche, l’UCLy souhaite inviter des artistes de tous les horizons à s’installer au cœur de l’Université. Les premiers artistes à inaugurer le campus Saint-Paul seront les photographes Tairraz. Le Recteur vernira l’exposition photographique le mardi 15 mars 2016, les œuvres resteront visibles jusqu’au 15 avril 2016.

L’exposition « Le regard Tairraz, quatre générations de photographes de montagne »
Quatre photographes et quatre personnalités bien différentes.

Pendant plus de 100 ans, les Tairraz sont des photographes incontournables du Mont Blanc. Grâce à leurs photos, ils partagent leur passion pour la montagne, sont les témoins des transformations de Chamonix au fil du temps et les observateurs de l’évolution de l’alpinisme.

Avec Joseph Tairraz, Georges Tairraz I, Georges Tairraz II et Pierre Tairraz qui s’éteindra en 2000, et qui signera la fin de cette aventure photographique, la famille laisse un patrimoine d’une très grande beauté.
Cette exposition retrace l’évolution du paysage alpin français, comme un moment pour s’évader au sommet des plus belles montagnes grâce au regard fin et lumineux de ces quatre photographes de talent.

Joseph Tairraz a initié cet amour pour la montagne en réalisant une des premières photographies du sommet du Mont-Blanc en 1861. Ses descendants ont hérité de cet amour et de son regard avec l’envie de grimper toujours plus haut.

Lumière et horizon. Les Tairraz aiment la montagne pour la lumière qu’elle procure et l’horizon exceptionnel qu’elle offre. Des horizons qui, au fil des générations deviendront de plus en plus épurés et abstraits.
Du 15 mars au 15 avril 2016, une exposition photos signée Tairraz est à découvrir et à contempler au coeur de l’UCLy.

Les artistes : Joseph, Georges I, Georges II et Pierre Tairraz

Joseph Tairraz (1827-1902), guide de montagne, s’intéresse dès 1857 à la technique du daguerréotype et réalise les portraits de ses proches. Le progrès représenté par les plaques de verre au collodion humide sensibilisé aux sels d’argent l’amène, malgré le poids considérable de l’équipement, malgré la contrainte de la préparation et du développement sur place, sous une tente obscure, à réaliser en 1861 une des premières photographies du sommet du Mont-Blanc. Joseph Tairraz installe à Chamonix un studio de portrait et de «Photographie Alpine».

Appelé à prendre sa suite, son fils Georges (1868-1924) suit à Paris un apprentissage auprès du photographe Pierre Petit. Il devient comme son père guide et photographe de montagne, et constitue une collection de négatifs au bromure d’argent sur plaques géantes 50 × 60 cm, au rendu de détail remarquable. Il développera considérablement le studio «Photographie Alpine» en enrichissant la collection, en effectuant un travail d’édition important pour lui-même et d’autres photographes, et un travail de chroniqueur-photographe pour de nombreux journaux.

Son fils Georges (1900-1975), que l’on appellera Georges Tairraz II, suivra à son tour la double carrière de guide et de photographe, élargie dès 1920 à la pratique du cinéma. Il réalise un premier documentaire en 1934, «L’Ascension des aiguilles Ravanel et Mummery», avant d’entamer une longue collaboration avec Roger Frison-Roche. Conseiller technique sur le tournage du film «Premier de cordée» réalisé en 1943 par Louis Daquin, Georges Tairraz II accompagne Roger Frison-Roche dans ses expéditions dans le Hoggar. Avec le guide et écrivain Gaston Rébuffat, il réalise deux films sur la face nord des Alpes.

Pierre Tairraz (1933-2000) reçoit de ses aïeux et plus particulièrement de son père, Georges Tairraz II, qu’il suit en montagne dès sa plus tendre enfance, un «regard». Dans les années 50, Pierre fait ses études à l’Ecole Nationale de photographie de Vaugirard et apprend également le cinéma à l’Idhec, un moyen d’acquérir des connaissances techniques pour que ce «regard» soit étayé de la meilleure et de la plus belle façon qui soit.
Suivant la lignée familiale, il continue la photographie et se lance également sur les traces de son père avec le cinéma en altitude. Il participe ainsi à de nombreux tournages dont «Entre terre et ciel», que Gaston Rébuffat réalise avec George Tairraz II en 1962, «Peuple chasseurs de l’Arctique» avec Roger Frison-Roche en 1966, «Everest 74» avec la Compagnie des Guides de Chamonix en 1974 et «Horizons tibétains» avec René Vernadet en 1979.
Formé à l’école du noir et blanc, il y reste attaché jusque dans les années 60, et sans jamais l’oublier il passe à la couleur car «c’est en couleurs que nous voyons la montagne». Sa curiosité a poussé Pierre à se tourner vers les nouvelles technologies à la fin de sa carrière. Sans trahir la montagne, il l’a toujours sublimé, tout comme Joseph, son arrière-grand-père qui pouvait dessiner des personnages pour rendre plus vivants ses clichés du sommet du Mont-Blanc.