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Des scientifiques établissent le fondement du développement d’un nouveau vaccin destiné aux poissons.

Des scientifiques établissent le fondement du développement d’un nouveau vaccin destiné aux poissons

L’élevage marin ou aquaculture est un secteur de production alimentaire en plein essor alors que les populations naturelles de poissons et de crustacés se raréfient. Dans le monde, une personne mange en moyenne 17 kg de poisson et fruits de mer par an, et la production aquacole augmente de 8,7% chaque année. Les maladies infectieuses constituent l’un des obstacles majeurs au développement et à l’amélioration de l’aquaculture. Le manque de vaccins efficaces et rentables et de méthodes de prévention des maladies constituent également un problème majeur du secteur.

Le programme IMAQUANIM (Improved Immunity of Aquacultured Animals) a duré cinq ans et demi.

Des scientifiques européens ont mené des études sur les mécanismes de défense des poissons et des crustacés, dont ceux des truites, des saumons, des dorades, des bars, des carpes, et des moules. Les connaissances développées par IMAQUANIM, un groupe de scientifiques européens étudiant les mécanismes de défense des poissons et des crustacés, vont permettre d’établir des stratégies efficaces de prophylaxie des maladies en aquaculture qui permettront non seulement d’améliorer la santé animale, mais aussi de réduire les coûts dans l’industrie des fruits de mer et d’encourager la préservation de l’environnement.

Ce travail de recherche a permis notamment de développer une série de vaccins expérimentaux…

…contre les infections bactériennes, parasitaires ou virales chez les poissons. Combinés avec la découverte par le projet d’une gamme de nouvelles molécules intervenant dans la défense animale contre les infections, ces vaccins constituent une palette d’outils qui devrait devenir essentielle au développement de nouveaux vaccins efficaces destinés à la commercialisation.
Les scientifiques ont également utilisé ce que l’on appelle des immuno-stimulants afin d’accroître la réaction des poissons face aux maladies ou à la vaccination. Ils ont en outre analysé l’activité de dizaines de milliers de gènes en utilisant la technologie des biopuces, une technique de pointe qui consiste à déposer des fragments d’ADN de poissons ou de crustacés sur de petites lames de verre afin d’évaluer le rôle que joue chaque gène pour maintenir l’animal en bonne santé.
« De telles connaissances seront déterminantes pour mettre au point des stratégies efficaces de prévention des maladies chez les poissons et les crustacés. Nous sommes sur le point d’identifier les éléments clés nécessaires à la protection des animaux contre les infections », déclare Niels Lorenzen, le coordinateur du projet, de l’Université Technique du Danemark. « Nous sommes fermement convaincus qu’il vaut mieux prévenir que guérir ». Le recours aux vaccins et à des stratégies connexes de prévention réduirait la quantité d’antibiotiques, de désinfectants et de produits chimiques utilisés - lesquels présentent des risques potentiels pour l’environnement et le consommateur. Cela augmenterait également le bien-être de l’animal et diminuerait les coûts de production du secteur. Les chercheurs estiment que les résultats du projet contribueront grandement à réduire les problèmes de maladie et permettront de stimuler l’industrie européenne de l’élevage de poissons de manière soutenable et en augmentant la compétitivité du secteur.
Par ailleurs, le projet a généré suffisamment de fonds pour financer la formation de plus de 30 jeunes scientifiques dans ce domaine, lesquels continueront à développer le réseau européen de recherche en matière d’immunologie des poissons et des crustacés.
Le groupe IMAQUANIM, qui regroupe 17 universités et instituts de recherche gouvernementaux ainsi que 5 PME, a bénéficié d’un financement à hauteur de 8 millions d’euros de la part de la Commission européenne, et de 2,5 millions supplémentaires d’autres sources. Ce travail scientifique a donné lieu à plus de 130 publications internationales.

Note aux journalistes et rédacteurs :

Vous trouverez de plus amples informations ainsi qu’une brochure grand public résumant certains faits marquants du projet à l’adresse suivante : www.imaquanim.eu.