La prime à la casse a fait se noyer les destructeurs d'épaves

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En 2009, les casses automobiles ont été littéralement submergées par le nombre d’épaves que la prime à la casse a amené avec elle

Environ 300 000 véhicules inutilisables ont été détruits pendant cette période. Loin d’augmenter leurs recettes, cette arrivée massive en a fait plonger certains.

En effet, un recyclage d’épave coûte cher à une casse automobile : entre la gestion administrative, la dépollution, l’enlèvement de l’épave et son transport, le rachat du véhicule, cela peut monter jusqu’à 300 euros pour une épave, c’est-à-dire environ ce qu’ils peuvent en tirer par la suite au maximum.
D’autre part, ces opérations prennent du temps, et les recycleurs n’ont plus pu s’occuper autant qu’avant de récupérer et valoriser les pièces de rechange, ce qui représente 90 % de leurs recettes. D’autant que la vente de la ferraille, avec un cours qui à cette période est passé de 250 euros à 30 euros la tonne, ne leur a plus rapporté grand-chose.

Etant donné qu’il s’agissait d’une mesure provisoire…

Il aurait été difficile d’embaucher un profil adéquat sur une si courte période (les manœuvres de dépollution et de démontage nécessitent des qualifications particulières). En Île-de-France, les casses automobiles se sont mis en grève pour protester contre ces circonstances qui rendaient délicat leur travail quotidien, sans être réellement entendus puisque la vente de voitures neuves a, quant à elle, explosée à ce moment-là (ce fut d’ailleurs une exception française, puisque le marché de l’automobile chutait partout ailleurs).