Nos émotions nourrissent nos acouphènes…

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acouphène et émotion

La genèse nos Laboratoires s’inscrit dans la quête permanente d’une meilleure compréhension de cette pathologie encore taboue dans notre société moderne qu’est l’acouphène.

Nous tentons depuis plus de quinze années de déchiffrer les messages quotidiens d’appel à l’aide, des personnes qui nous contactent.

Ainsi, nous avons acquis au fil des échanges une certaine expérience des différents profils de patients acouphéniques. Car même si chaque cas est unique et ne peut être étiqueté, casé et rangé dans une catégorie, il est indéniable que nous retrouvons certaines analogies chez bon nombre d’entre eux.

Nous développerons dans cet article la dimension émotionnelle de l’acouphène.

On retrouve souvent un événement marquant concomitant à l’apparition du phénomène acouphénique.
Beaucoup de patients peuvent dater précisément le début de leurs acouphènes et l’associer à un choc émotionnel :

  • difficultés conjugales, familiales, professionnelles
  • déménagement ou départ à la retraite
  • choc physique,
  • traumatisme sonore, crânien.
  • barotraumatisme.

Il convient d’agir, au niveau thérapeutique, au plus vite afin d’éviter la fixation mnésique du symptôme qui focalise tout le vécu difficile du patient.
Des conséquences pathologiques de type obsessionnel ou des phobies peuvent apparaître :

  • phobie sociale
  • phonophobie

Cette dernière est une peur incontrôlée du bruit et peut être induite par l’hyperacousie.
L’anxiété peut parfois se généraliser.

Différentes problématiques s’entremêlent alors :

  • agitation
  • tensions
  • difficultés de concentration
  • troubles du sommeil
  • insomnies.

Il est à noter que la tonalité affective donnée à l’acouphène dans la journée aura un impact sur les nuits de sommeil.
Si le patient se réveille, il s’agace de l’acouphène entendu ; une boucle se met alors en place renforçant ainsi l’image négative du symptôme et pouvant provoquer des insomnies.
Des troubles de l’humeur en lien avec la problématique soulevée sont par ailleurs fréquents. Le patient perd de l’intérêt pour ses activités, sa créativité peut s’amenuiser, et il ressent moins de « plaisir à faire ».

Le sujet se projette parfois dans un avenir sombre, rythmé par le conditionnel : « Et si l’acouphène augmentait… », « Et si je ne parvenais pas à vivre ainsi » .

Il ne fait plus confiance à son corps qui l’a « trahi » . En fait, il ne se fait plus confiance.

Des troubles de l’adaptation peuvent entraver la vie du patient tant au niveau émotionnel que comportemental, telle l’altération du comportement social. Le patient, trop gêné par le bruit, s’isole puis refuse de sortir ; il se replie sur lui-même, ne vit plus aucune sensorialité.
Enfin les facteurs environnementaux sont importants :

  • quel est le rôle des proches ? parfois envahissants, parfois indifférents.

Ce qui peut amplifier la sensation de ne pas être écouté ou entendu dans sa solitude ou sa détresse.
Pour ce qui est de l’environnement professionnel, l’anamnèse sera très importante pour pouvoir aider le patient à mieux gérer son quotidien.
À côté de tous ces paramètres, il faut tenir compte de la personnalité propre du sujet, également des éventuels traumatismes psychiques vécus qui pourraient s’exprimer à travers le symptôme.

Un patient qui souffre a besoin d’une écoute et d’un accompagnement pour retrouver du sens à sa vie.

Afin de pouvoir évaluer l’impact de l’acouphène dans la vie du sujet, nous avons à notre disposition plusieurs outils de mesure, dont le questionnaire que nous avons élaboré et que vous pouvez consulter en vous rendant sur notre site www.biorl.fr
Nous devons permettre au patient d’« être écouté » dans sa souffrance, dans l’histoire de l’apparition des symptômes et dans son vécu difficile.

La prise en charge des patients atteints d’acouphènes doit être pluridisciplinaire.

Conduite sous la responsabilité du médecin ORL, elle allie le traitement somatique, à l’aide de produits qui peuvent soulager, à un traitement psychologique et, dans certains cas, l’utilisation d’aides auditives. Tout le traitement doit être orienté vers une amélioration de la qualité de vie des patients, notamment par la prise en charge des symptômes liés ou non aux acouphènes : insomnie, anxiété, dépression.
C’est ainsi qu’est né le Protocole Phytonutritionnel Acouphènes élaboré et rédigé par le Conseil Scientifique des Laboratoires BIORL sous l’égide du Docteur S. MOUGAS, Spécialiste O.R.L, consultable sur le site des www.biorl.fr.

Ainsi, favoriser l’habituation et empêcher tout processus allant à l’encontre de celle-ci sont des mesures plus spécifiques aux acouphènes.