L’hypocrisie du politique envers l’automobiliste épinglée

Contacter Commenter

Bien qu’il soit devenu difficile d’exercer son libre arbitre en dehors de la bien-pensance officielle et du politiquement correct, éléments et arguments à l’appui pour quelques réflexions sur la politique routière, fondées sur les faits.

Nous DCF, par nature et fonction, sommes des utilisateurs relativement intensifs d’automobiles et donc particulièrement exposés aux excès aveugles et foncièrement répressifs de la réglementation.

Et que constatons-nous ?
Objectivement, avec du recul, et de manière apaisée, du très grand n’importe quoi.

- Propagande de l’effet supposé des radars ! depuis 1974 (1ères limitations de vitesse) mortalité routière - 80%, mais circulation + 80 % (chiffres ONISR) …
Succès aux causes multiples : véhicules, infrastructures, port de la ceinture, taux d’alcoolémie, campagnes de sensibilisation, toutes hors radars (apparus fin 2003).

- Le grand mensonge de la vitesse : affirmations politiques péremptoires, sans aucune étude scientifique établissant une corrélation entre vitesse et accidents ! (étude sur www.liguedesconducteurs.org). Dangerosité supposée des « grands excès de vitesse » ? En ignorant leur très faible nombre et la nécessité d’une concentration appropriée. Réseau autoroutier 6 fois moins « meurtrier » que la route : pourquoi des radars ? Confusion volontaire et officielle des causes multiples d’accidents : instructions de retenir la vitesse en n° 1 !

- La route plus sûre grâce aux voitures : on en est sûr ! l’IRTAD (International Road Traffic and Accident Database) se félicite ainsi que 2012 soit la meilleure année pour la mortalité routière dans la plupart des pays OCDE (-50% en 10 ans), contrairement au dogme du radar, puisque la baisse est constatée continuellement, y compris dans les pays les moins répressifs !

- Présupposé de la culpabilité de l’automobiliste dans les juridictions de proximité, négation de la présomption d’innocence. Ex : le flash de dos est une priorité évidente donnée à la sanction financière du propriétaire, conducteur non identifiable donc non sanctionnable même si honteuse pression à la délation …
Vérité relative selon le pays de circulation (normes différentes pour un même espace européen) : du normal au délictuel.

- Impact sur le développement économique « dissocié » des industries automobiles de chaque côté du Rhin, une des causes majeures de son déclin en France, avec l’autophobie, et en corollaire, la chute du nombre d’emplois salariés.

- Aveuglement intellectuel et priorité au sensationnel : décès annuels d’autres causes que les accidents de la route (moins de 3.700/an en France) : suicides 10.000, accidents domestiques et vie courante 19.000, décès précoces dus aux particules fines émises par le diesel cancérigène 42.000 (source OMS), et tabac 73.000 !

Oser parler de « violence routière » ?

Alors, mouton qui paie ou automobiliste qui pense ?

François MIGAYROU
Président DCF Languedoc-Roussillon