Rythmes et couleurs de l’Amérique Indienne: Tony Abeyta et Brenda Kingery à la Galerie ORENDA

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Rythmes et couleurs de l’Amérique indienne

Alors que le printemps parisien résonne des échos de l’exposition Indiens des Plaines, qui se tient au Musée du Quai Branly jusqu’au 20 juillet 2014, la Galerie ORENDA accueille deux artistes amérindiens parmi les plus appréciés du public américain et international: Tony Abeyta (Navajo) et Brenda Kingery (Chickasaw). Tous deux sont inspirés par les paysages d’ocre et de lumière de l’Ouest et les danses traditionnelles qui perpétuent la mémoire de leurs peuples.

Cette exposition est réalisée avec le patronage del’Institute of American Indian Arts de Santa Fe (Nouveau-Mexique), première école nationale des Beaux-Arts amérindiens, qui joue un rôle d’avant-garde dans la formation des artistes contemporains. La galerie ORENDA poursuit ainsi sa mission consistant à intégrer l’art amérindien dans le panorama global de l’art contemporain. « Rythmes et couleurs de l’Amérique indienne » met en scène le talent de deux artistes de l’Ouest qui franchissent les frontières de l’universel tout en gardant un fort ancrage dans leurs cultures traditionnelles.

Tony Abeyta et Brenda Kingery sont habités par l’intensité de la lumière de leurs terres d’origine et sont des maîtres coloristes. Chacun privilégie une technique singulière très élaborée et tous deux ont une force de suggestion visuelle suffisamment intense pour susciter un rêve éveillé et faire entrevoir les moments de grâce où mythologie et modernité se rejoignent.

Avec ses kachinas pensives, ses guirlandes de danseurs sur fond de désert, ses harmonieux villages pueblos,ses hommes-arbres, ses figures mythiques, ses masques énigmatiques surgissant de collages sur écorce de bouleau, ses oiseaux hiératiques aux décors de mosaïque, Tony Abeyta penche du côté de la figuration stylisée. Il a vécu à Lacoste, en Provence, ainsi qu’en Italie à Florence et la légère empreinte de classicisme décelable dans certaines de ses toiles ne fait qu’en accroître l’attrait pour les amateurs d’art. Il a des collectionneurs passionnés et les portes de musées prestigieux lui ont été largement ouvertes. Ses œuvres ont été choisies pour annoncer l’inauguration du National Museum of the American Indian en Septembre 2004 à Washington (DC).

Brenda Kingery, qui connaît un éclatant succès en Europe depuis quelques années, est naturellement portée vers l’abstraction. Ses toiles excellent à suggérer le mouvement, l’intensité de l’émotion, l’exaltation demoments d’exception : danses, rencontres, cérémonies. La fluidité de son vocabulaire artistique, la vigueur des lignes, le jeu des nuancessur couches de peintures subtilement travaillées et superposées tiennent de l’abstraction lyrique. En peignant elle raconte aussi des histoires et c’est pourquoi son œuvre s’inscrit aussi dans le courant du Symbolisme Narratif. Son travail rejoint ce que Kandinsky a défini comme la fusion entre l’esprit et la forme, la résonance entre l’âme et la matière : elle met « l’âme humaine en vibration ».

Ces artistes célèbrent dans un flamboiement de couleurs la présence indienne dans les grands espaces de l’Ouest américain. Ils s’inscrivent dans le renouveau artistique amérindien dont la reconnaissance s’affirme aux États-Unis auprès des collectionneurs et des musées en ce début de vingt-et-unième siècle. Ils viennent en éclaireurs en Europe, pour faire découvrir leur Amérique indienne.

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