Le Voyage de Marco Polo - l’Exposition des Merveilles

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Lilya Pavlovic-Dear. Les routes de la Soie. Technique mixte. 42×84 cm

« Le voyage de Marco Polo » - l’Exposition des Merveilles

Poursuivant son approche d’expositions thématiques, la Galerie ORENDA présente un sujet historique d’une actualité brûlante: le voyage de Marco Polo de la fin du XIIIe siècle, longue odyssée qui le conduisit  jusqu’à la Chine et qui est relatée dans son “Livre des Merveilles”. Alors que les « nouvelles routes de la soie » suscitent  aujourd’hui débats, projets et polémiques, les artistes de l’exposition nous invitent à une méditation visuelle, à un voyage dans le temps et dans l’espace qui nous renvoie aux grands élans de l’expansion vénitienne qui aboutit à la rencontre historique entre le jeune explorateur et l’Empereur Kubilai Khan, qui fit de lui son ambassadeur.

Venise, point de départ du voyage du jeune italien, nous est contée par Antonio Mignozzi. Le maître italien nous invite à une immersion parmi les coupoles de la Serenissima et les navires qui prennent la direction de l’Orient. L’artiste peint à la manière de Giotto, lui même contemporain de Marco Polo. Son support préféré est le bois, ses compositions sont savamment structurées, et ses couleurs, en harmonie avec les murs et toits de Venise,  travaillées selon les traditions de la Renaissance et enrichies par du sable du Sahara.

Le voyage commence par le Proche Orient et plus particulièrement par  Constantinople. Monique Ciprut-Mitrani, française dont la famille juive, chassée d’Espagne, a vécu en Turquie,  exprime par sa peinture  le croisement des cultures orientales et occidentales. Elle nous introduit dans le monde de l’icône et du symbolisme des peuples Juifs, Arabes, Turcomans,  rencontrés sur le chemin. Ses œuvres,  travaillées selon la technique des enluminures, sont inspirées par une intense quête spirituelle. Par leurs nuances d’or et d’ocres, elles  vibrent de la lumière du Proche-Orient. Elles sont chaudes comme le sable des déserts que traverse  l’expédition de Marco Polo.

La caravane poursuit sa route vers le continent asiatique. Lilya Pavlovic-Dear, artiste d’origine serbe, nous présente une carte magique de l’expédition et des premières routes de la soie. Contrées qui font rêver : Samarcande et la danse de ses femmes en bleu, visions des hommes du désert,  tentes dans la steppe…Lilya Pavlovic-Dear est une spécialiste des représentations picturales du voyage de Marco Polo, pour lesquelles elle a été invitée à faire des expositions dans de nombreux pays, y compris en Chine. Son travail  s’accompagne d’un film qui associe ses peintures aux images des contrées traversées par  l’explorateur italien.

Finalement  Marco Polo et ses compagnons atteignent la Chine, alors gouvernée  par la dynastie mongole Yuan. Chung-Hing, artiste chinoise originaire de Hong-Kong,  interprète par ses compositions abstraites subtiles sa vision de son pays dans la seconde partie du XIIIe siècle. Sa peinture est fluide et légère à l’instar de celles des maîtres chinois Zao Wou-Ki ou Chu Teh-Chun.

Le voyageur italien passera 20 ans en Chine, mettant ses compétences au service de l’Empereur Kubilai Khan. Pris du mal de pays il entreprend finalement le voyage de retour. Il le fait en compagnie de la Princesse Kokejin, fille de l’Empereur, qu’il escorte jusqu’à la Perse. Bernard Abtey, sculpteur strasbourgeois,  présente une sculpture remarquable du visage de cette princesse de dix-sept ans, promise en mariage au souverain du Khorassan. Cette oeuvre, réalisée en taille directe dans du marbre de Carrare, est d’une  beauté formelle digne des grands maîtres italiens de la Renaissance comme Michel Ange ou Le Bernin. L’artiste  l’a complétée par une touche insolite de grande modernité. L’émotion saisit le spectateur, comme devant la Petite Châtelaine de Camille Claudel, en admirant la délicatesse des traits finement ciselés de cette jeune fille en route vers son destin.

L’exposition est complétée par les bijoux de deux créatrices: Hortense La Tour et Edilouchka. Inspirées par le voyage de Marco Polo, elles présentent des pièces uniques, faites à la main. Le bijou « Etoile de l’Orient » en albâtre, orné de vermeil, d’Edilouchka fait rêver  de l’époque du jeune italien parti à la découverte de civilisations nouvelles.

Galerie ORENDA. 54, rue de Verneuil. 75007 Paris. Tel : 06 73 79 45 18

www.orenda-art.com f galerieorenda.   Mail : art@orenda-art.com

Du jeudi 28 mars au 18 mai 2019. Horaires d’ouverture : 14h30-19 heures du mardi au samedi