L’Empreinte de Notre-Dame, une exposition commemorative

Contacter Commenter Site Web

L’Empreinte de Notre-Dame

Chung-Hing,

Sacha Floch Poliakoff,

Lilya Pavlovic-Dear,

Gabriele Poli

Chung-Hing , Notre-Dame

Le 15 avril 2019, une flamme jaillit des entrailles de la Cathédrale Notre-Dame, qui n’avait pas connu d’incendie depuis ses huit cent cinquante ans d’existence. François Cheng, Français d’adoption, a évoqué magistralement l’intense émotion suscitée, de part le monde, par la vision de ce monument universellement connu, « bordé par un fleuve au courant berçant », chargé de spiritualité et d’histoire, symbole de Paris, dévoré par les flammes.

Alors  que l’on va bientôt commémorer l’incendie mais aussi le sauvetage de la Cathédrale, la Galerie ORENDA a demandé à quatre artistes de peindre leur représentation personnelle de la résistance et de la force symbolique de l’édifice.

Comme François Cheng, Chung-Hing, née à Hong Kong et Lilya Pavlovic-Dear, d’origine serbe, sont parisiennes d’adoption. Toutes deux, dans cette exposition, jouent avec des palettes très riches et proposent des visions saisissantes du flamboiement destructeur. Chung-Hing, combinant finesse et maîtrise, composition figurative et suggestion mystique, évoque la puissance apocalyptique du démantèlement d’une architecture sacrée. Lilya Pavlovic-Dear, connue pour la force dramaturgique de ses évocations du voyage de Marco Polo, transforme l’événement dramatique en théâtre surnaturel. Quant à Sacha Floch Poliakoff, petite-fille d’un grand artiste russe Serge Poliakoff, elle apparaît comme une jeune artiste au style déjà très affirmé qui compose à cette occasion d’insolites icônes contemporaines. Elle fait flotter des tâches aux dominantes rouges et noires sur le squelette architectural du monument, suggérant la résilience d’une structure immémoriale  qui échappe aux flammes et aux  trainées de suie. Et Gabriele Poli, artiste milanais, transforme l’événement tragique en éclatements abstraits de fragments colorés, comme si la crainte de l’anéantissement de Notre-Dame avait déjà atteint  notre conscience.

Ainsi, par le regard de ces peintres d’horizons si différents, cette exposition  apparaît comme  un concert  visuel dont les  membres de l’orchestre composent un  palimpseste de visions de la mission universelle de Notre-Dame. Atteinte mais survivante, elle  poursuit  son voyage dans le temps, par la force du dialogue établi avec les écrivains et les artistes.

Galerie ORENDA

Vernissage le 27 février. Exposition jusqu’au 21 mars 2020

54 rue de Verneuil

Paris 75007  mail: art@orenda-art.com.   tel: 06 73 79 45 18