La pratique de la détection de métaux en danger…

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Toujours le même débat depuis plusieurs années face à un mur administratif.Nos voisins britanniques eux sont beaucoup plus réfléchis à ce sujet.

Bonjour , je reviens ici sur la légitimité de la pratique de la détection de métaux dans notre beau pays de France.

En effet , personnellement j’ai commencé ce loisir juste avant l’été de l’année 2000 et je poursuis aujourd’hui mes sorties en solo ou entre amis.

Je suis de nouveau après une brève absence membre de la “fédération européenne des prospecteurs ” et membre concernant l’opération “sos objets perdus ” qui je le rappelle est gratuite. La plupart de nos sorties se soldent par un maigre résultat , quelques monnaies abimées,du plomb que l’on trouve en grande quantité sur les terres agricoles sous diverses formes telle que celle des balles de mousquets par exemple et que nous ôtons car le plomb est néfaste pour la santé des personnes.

De temps à autre nous sortons de terre une monnaie ou un objet sympathique , isolées sur un terrain. Surtout ce que nous apprécions réside dans les contacts avec les gens , les anecdotes des anciens , le contact avec la nature , les copains , bref, tout ce qui apporte un peu de convivialité. L’idée après être rentrés de sorties consiste à nettoyer , montrer et tenter d’identifier le résultat de nos heures de détection.

Bon nombre de ces objets termineront dans nos BAM “boites à merdouilles” , les plus sympas trouveront place dans une vitrine ou une boite de classement , parfois des échanges se font lors de rassemblements ,le plomb , lui finira dans un seau en attendant d’être vendu à la ferraille , on dit chez nous que le produit de la vente sert à payer les piles des appareils.

Voici en fait ce que des personnes relativement obtues d’esprit désirerait rendre totalement interdit sur le territoire français. Bien entendu il est très difficile de séparer les bons des mauvais , les pilleurs noctambules qui ne respectent ni l’histoire ni les choses et détruisent sans vergogne le travail des archéologues trop peu nombreux et surtout sans budget de fonctionnement ou presque , des détectoristes du Dimanche qui partent de façon tout à fait aléatoires , sans pratiquer de recherches au préalable , se contentant juste d’obtenir une autorisation pour accéder à un terrain qui n’est pas en culture par exemple.

La France qui malheureusement est trop souvent dirigées à divers niveaux par des personnes désireuses d’en remontrer aux autres pays n’a pas encore trouvée ceux qui voudront bien prendre exemple sur nos voisins britanniques qui eux sur leur île ont mis en place le “treasure act” permettant ainsi une collaboration saine et constructive entre détectoristes amateurs et services archéologiques officiels de sa majesté . Ainsi il est possible de voir par exemple les archéologues anglais inviter ceux qui pratiquent la détection de métaux entant que loisir sur un terrain défini et parfois immense afin de le sonder et en connaitre le potentiel historique. Bien entendu ceci ne règle pas le problème des pilleurs qui ne pratiquent pas pour les mêmes raisons mais cela montre je pense qu’il ne sont pas les plus nombreux.

Durant de nombreuses années des trésors de notre patrimoine archéologique se sont vus enfouir sous des travaux d’autoroute ou d’autres projets de complexes immobiliers. Ces choses ont été broyées,bousculées,déplacées. Les appareils appelés détecteurs de métaux étaient autrefois peu performants et ressemblés plus à des jouets qu’à des machines sérieuses.

Aujourd’hui , face à une urbanisation galopante nous pouvons proposer le service d’appareils sophistiqués et capable d’offrir de bons résultats pour aider les services archéologiques chez nous. Alors,à quel moment nos services publics vont ils ouvrir les yeux……

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  1. “Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des sondages à l’effet de recherches de monuments ou d’objets pouvant intéresser la préhistoire, l’histoire, l’art ou l’archéologie, sans en avoir au préalable obtenu l’autorisation”.
    Cet article L.531-1 du Code du patrimoine est trop méconnu, estime l’Happah (Halte au Pillage du Patrimoine Archéologique et Historique) qui s’inquiète du nombre grandissant de pillages, finalement dopés par la facilité de vente sur internet.
    “A vendre, monnaie gauloise à tête humaine….” Le Bon coin et E-bay sont devenus les complices bien malgré eux d’un trafic qui s’ignore parfois, mais qui relève dans tous les cas d’un délit : la vente en ligne d’artefacts retrouvés après une fouille du sous-sol. Sans aucune autorisation préalable.

    Du pillage archéologique pur et simple
    Tout récemment, un exceptionnel lot de haches de l’âge du Bronze à la provenance aussi douteuse qu’inconnue a été mise en vente sur Ebay pour 600€. Au grand dam de l’Happah, l’association française composée d’archéologues et de bénévoles, agréée par le ministère de la Culture et de la Communication, qui œuvre à la protection du patrimoine et à la lutte contre toutes les formes de pillage archéologique et historique.

    Devant la recrudescence des filières clandestines, le site de vente en ligne n’est pas resté les pieds dans le même sabot. Il a mandaté un référent professionnel, membre de l’Happah, pour l’étude et le signalement de toutes les annonces suspectes. La tâche est titanesque.

    Les sites de vente sous surveillance
    Pour la seule année 2012, 8.000 annonces jugées illégales ont été retirées. Le trafic continue pourtant, avec l’aide d’associations souvent peu soucieuses du droit et à l’origine de forums gérés de manière là-aussi peu scrupuleuse.

    A cela s’ajoute l’activisme de revendeurs de matériels de détection ou de certains fans de détection qui, blogs à l’appui, n’hésitent pas à mettre en lumière des pièces du passé qui appartiennent de fait à la collectivité nationale.

    Un loisir à pratiquer…avec discernement
    Retrouver une bague de fiançailles égarée, la voiture miniature du petit dernier ou déterrer des haches de l’âge du Bronze ne relèvent pas de la même logique. Et ça, nombreux sont ceux qui ne le comprennent pas. Ou ne veulent pas le comprendre s’indigne l’Happah. Au détriment d’un patrimoine commun.