Une oeuvre d'art pour une noble cause

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Après avoir achevé la plus grande peinture du Japon pour le Miyanomori Art Museum, c’est en Bourgogne, à Blanzy, que Guillaume Bottazzi, artiste de dimension internationale, réalise sa prochaine œuvre contemporaine 

Un projet, une oeuvre, et plus encore…

Guillaume Bottazzi devant quelques uns des 130 panneaux Il s’agit d’une commande artistique du Syndicat Intercommunal du Vernoy et de l’OPAC de Saône et Loire (Office Public d’Aménagement et de Construction, maître d’ouvrage.
L’oeuvre composée de 130 panneaux sera posée courant avril/mai au plafond du réfectoire, salle commune d’un bâtiment destiné à héberger 20 personnes handicapées de l’ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail)de Blanzy (Bourgogne)

Une oeuvre d’art pour favoriser le lien social

L’introduction de l’art dans la vie quotidienne cumule plusieurs effets dont les habitants de la résidence Symphonie pourront bénéficier :
- C’est vivre mieux, l’œuvre améliore notre cadre de vie, notre environnement ; elle renvoie des ondes positives qui contribuent à notre bien être.
- C’est vivre ensemble, l’art offre des passerelles qui permettent de réunir un public varié et intergénérationnel et d’introduire plus de mixité sociale. Il permet de se réunir autrement. Cette œuvre est destinée à favoriser le rapprochement entre les résidents du foyer d’hébergement Symphonie et les habitants de Blanzy La résidence Symphonie, comme tous les foyers d’hébergement, a été placée de manière arbitraire, dans la mesure où ils ne proposent pas de services en lien direct avec la population. De ce fait, les résidents sont malheureusement isolés des habitants.
- C’est donner un accès à la culture, l’art est un média puissant pour donner un accès à la culture ; il participe à notre éveil et à notre développement personnel.
La présence d’une seconde œuvre de l’artiste Guillaume Bottazzi qui a déjà réalisé auparavant une peinture à Blanzy va créer ce lien d’un espace à l’autre et amener les habitants à visiter le foyer et à sortir les résidents de leur isolement.
Dans ce projet l’œuvre devient un outil de médiation sociale et culturelle.

La médiation culturelle

Des rencontres sont organisées d’une part entre les résidents et l’artiste, et d’autre part avec 6 classes du groupe scolaire Lucie Aubrac.

Ces rencontres permettent de favoriser les échanges avec les résidents et notamment avec des jeunes. L’œuvre est un outil de médiation et de cohésion qui permet aux participants de se rencontrer autrement. Les résidents sont flattés d’avoir droit à une intervention artistique qu’ils retrouvent à l’extérieur de la résidence.

Dès la pose des panneaux composant le plafond, des ateliers seront animés par l’artiste auprès des résidents qui partageront un moment privilégié d’apprentissage : ils apprendront à utiliser des techniques de peinture, à utiliser les couleurs, à jouer avec la lumière, à appréhender l’œuvre dans son ensemble, etc….
Ces ateliers ont pour objectif d’apporter un regard sur l’art contemporain à chacun  ; plus on voit des œuvres plus on prêt à les recevoir.
Observer une œuvre impose une élaboration mentale et crée une activité cérébrale. L’accessibilité à l’art participe aussi au développement personnel de chacun et à notre éveil.

Le bâtiment

L’Architecture passive est conçue par l’architecte Régis Mury.  Il s’agit d’un bâtiment à basse consommation énergétique équipé de capteurs solaires thermiques pour la production d’eau chaude sanitaire. Les logements disposent d’une ventilation double flux et bénéficient d’un plancher chauffant alimenté par une chaufferie bois à granulés. Un puits canadien alimentera la ventilation mécanique contrôlée. Les façades sont recouvertes de bois et de laine de bois pour renforcer l’isolation et éviter tout pont thermique. Les toitures-terrasses végétalisées contribuent à la maîtrise des rejets d’eau pluviale dans le réseau collectif et à améliorer les performances thermiques et acoustiques du bâtiment. Les menuiseries extérieures sont équipées de triples vitrages isolants. Dans un souci d’économie d’eau, les logements sont équipés de douches à l’italienne.

Cette opération est lauréate de l’appel à projet « Bâtiment très basse énergie - bâtiment à énergie positive » du Conseil Régional de Bourgogne.

Les financeurs du projet

Ce projet est une commande artistique  du Syndicat Intercommunal du Vernoy et de l’OPAC de Saône et Loire. Il a reçu la participation financière de l’Etat , de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne), de l’ARS (l’Agence Régionale de Santé) et de la Caisse Régionale des Dépôts et Consignations.

L’artiste

Guillaume Bottazzi est un peintre français né en 1971. Il a exercé à New York en exposant à la galerie Goldstrom et à l’Annex gallery. Aux Etats-Unis, ses travaux peuvent être également vus à la William Whipple Collection de Southwest State et à la Queen Shorough Collection, mais également au Japon dans la collection permanente du musée d’art Miyanomori et à Paris dans la collection du musée de la Poste. Au Japon il est représenté depuis 2006 par la galerie Itsutsuji à Tokyo. Cette galerie a introduit des mouvements comme le groupe Supports Surfaces, dont Claude Viallat, Louis Cane, Daniel Dezeuze et Jean-Pierre Pincemin, mais aussi d’autres artistes comme Pierre Buraglio, Gérard Titus-Carmel et Jean-Michel Meurice.
Guillaume Bottazzi a déjà conçu et réalisé une trentaine d’œuvres sur sites spécifiques. Ses œuvres, souvent monumentales, ne sont jamais figées dans le sens ou les observateurs évoluent elles et réagissent différemment dans le temps.