Le « j’ai donc je suis » prend du plomb dans l’aile !

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La prise de conscience grandit. Serait-ce la baisse de notre pouvoir d’achat qui nous oblige à réfléchir à notre mode de consommation ?

Les cris d’alarme de nos scientifiques face au gaspillage d’énergie ? A une plus grande attention à l’environnement ? En réponse aux sollicitations permanentes de notre société de consommation, de plus en plus de citoyens adoptent le principe de la déconsommation ou simplicité volontaire. Ils utilisent leur pouvoir d’action en réduisant leur consommation de biens et de services et développent leur autosuffisance. Quelques preuves !

L’autosuffisance en énergie.

Les ménages français sont de plus en plus nombreux à s’équiper de dispositifs leur permettant de répondre, par eux-mêmes, à leurs propres besoins en énergie. Panneaux solaires, pompes à chaleur avec pot bouilleur … diminuent leur dépendance aux producteurs institutionnels.

Une alternative à notre surconsommation d’eau courante est la mise en place d’un récupérateur d’eau de pluie. En France, l’usage de cette eau est réglementé et limité à l’arrosage du jardin, l’alimentation des toilettes et le lavage des sols.

Le frein principal à cet élan est le coût des équipements qui représente un investissement important, amortissable sur plusieurs années et pour lequel les crédits d’impôt sont de plus en plus bas.

L’autosuffisance alimentaire

Ou le retour au potager pour ceux qui sont les heureux possesseurs d’une parcelle de terre, avec la garantie de ne pas consommer de produits alimentaires infestés de pesticides. L’apport d’engrais est assuré par les personnes elles-même qui assurent la fabrication de leur compost, à partir de leurs propres déchets domestiques.

L’envolée télévisuelle des émissions culinaires montre bien un retour à la « cuisine maison ». Si l’obésité liée à la malbouffe touche certains français, d’autres choisissent de passer plus de temps aux fourneaux, pour le plus grand plaisir de leurs papilles et de leurs familles. A ce plaisir gustatif, s’y ajoute la réalisation d’économies non négligeables.

Achats d’occasion et réparation

De plus en plus de consom’acteurs manifestent leur désapprobation en acquérant des objets d’occasion, en bon état de marche. Excédés d’être les marionnettes d’une obsolescence programmée par les fabricants, ils n’acceptent plus d’être le consommateur lambda qui doit renouveler périodiquement ses équipements domestiques, comme par hasard non réparables ou dont le coût de la réparation est supérieur à l’achat d’un produit neuf.

D’autres initiatives mériteraient d’être citées dont certaines sont individuelles. Gageons que ce mouvement de déconsommation va gagner de plus en plus de foyers pour le plus grand bénéfice de leur porte monnaie, de notre planète d’accueil et de la Vie.