Le picudo, ennemi des palmiers !

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Si vous avez déjà vécu dans le sud de la France, vous avez déjà dû entendre parler du charançon rouge ou avez déjà pu constater les dégâts que fait ce petit insecte sur nos palmeraies. Nos voisins Espagnols connaissent le même problème. Dans le sud de l'Espagne, citons comme exemple la Costa Azahar, où le 'picudo rojo' détruit les palmiers de toute la côte depuis maintenant une dizaine d'années. La revue Soleil & Merveilles vous informe sur ce petit tueur de palmiers.

“On peut espérer que, lorsqu’ils seront les maîtres du monde, les insectes se souviendront avec reconnaissance que nous les avons plutôt bien nourris […]”

Colette

Si vous avez déjà vécu dans le sud de la France, vous avez déjà dû entendre parler du charançon rouge ou avez déjà pu constater les dégâts que fait ce petit insecte sur nos palmeraies. Nos voisins Espagnols connaissent le même problème. Dans le sud de l’Espagne, citons comme exemple la Costa Azahar, où le ‘picudo rojo‘ détruit les palmiers de toute la côte depuis maintenant une dizaine d’années. La revue Soleil & Merveilles vous informe sur ce petit tueur de palmiers.

Le charançon rouge est un petit insecte de la famille des coléoptères, originaire des régions tropicales du sud-est asiatique.  Les échanges commerciaux sont la principale cause de sa dissémination mondiale. Après avoir atteint le Moyen-Orient, il arriva en Espagne en 1993 en provenance d’Egypte en raison d’une mauvaise gestion de la mise en quarantaine des palmacées.

Un charançon adulte mesure entre 2 et 4 centimètres. Une femelle pond entre 200 et 300 œufs, créant ainsi d’importantes colonies d’insectes qui vivent à l’intérieur des palmiers et détruisent leurs tissus pour se nourrir. Ces insectes se propagent rapidement car ils peuvent se déplacer sur des distances longues de plusieurs kilomètres.

La propagation du charançon rouge entraine des nombreuses conséquences sur le paysage et la biodiversité végétale, des enjeux économiques importants puisque la lutte contre cet insecte s’estime à plusieurs millions d’euros et pourrait a posteriori présenter une vraie menace pour le tourisme.La prévention reste donc la meilleure arme contre cette inquiétante épidémie.