Avec SOS Ch’ti Bricoleur, Stéphane joint l’outil à l’agréable

Contacter Commenter Site Web Page Web

Depuis son licenciement économique, Stéphane Jacquere ne trouvait pas de travail. Il a choisi de lancer sa propre activité de service à domicile, version bricolage. Le Seclinois propose de réaliser tous les petits travaux que vous n’avez pas le temps, pas envie ou pas les capacités de réaliser chez vous.

 Stéphane Jacquere avait l’habitude de faire beaucoup de bricolage chez lui ; désormais, il le fait chez les autres ! Stéphane Jacquere avait l’habitude de faire beaucoup de bricolage chez lui ; désormais, il le fait chez les autres !

À 42 ans, Stéphane Jacquere a déjà eu plusieurs vies. Il a été menuisier au lycée Faidherbe de Lille, chauffeur convoyeur pour un centre de contrôle technique, ambulancier, peintre en cabine, technicien de surface en industrie… « J’ai enchaîné beaucoup de boulots pendant quelques années à chaque fois, ça m’a permis de toucher un peu à tout », confirme l’intéressé. Mais, depuis 2011, c’est devenu plus difficile : « Suite à mon licenciement économique, j’ai passé mon permis d’auxiliaire ambulancier. Mais, il n’y a pas beaucoup d’opportunités quand on n’est qu’auxiliaire, les postes sont plutôt pour ceux qui ont le diplôme d’État d’ambulancier… J’ai envoyé des tonnes de CV, restés sans réponse. Je suis plein de bonne volonté mais je n’ai pas de gros diplômes. »

Suivi par la chambre des métiers

Ce père de famille – il a quatre enfants - a décidé de prendre le taureau par les cornes et de créer lui-même son emploi, dans le cadre d’une entreprise individuelle (auto-entrepreneur) : SOS Ch’ti Bricoleur, pour tous les petits travaux de bricolage qu’il maîtrise (lire ci-dessous). L’idée lui trottait dans la tête depuis pas mal de temps. Il a attendu de pouvoir bénéficier de l’ACCRE (l’aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d’entreprise) : « Ça me permet d’avoir des exonérations de certaines charges et de continuer à toucher pendant un an l’ASS (allocation de solidarité spécifique). Je suis au bout du bout des indemnités, je n’ai rien à perdre ! » Le Seclinois a aussi été suivi par la BGE (Boutique de gestion espace) et la chambre des métiers. « Le projet était fait dans ma tête, mais c’est une sécurité d’être suivi, d’être aiguillé… Et puis, ils m’ont encouragé ! »

SOS Ch’ti Bricoleur est né officiellement juste avant l’été, mais la saison estivale étant plutôt calme, c’est maintenant que Stéphane Jacquere espère remplir ses carnets de rendez-vous. « Je tracte à la sortie des supermarchés, j’ai aussi eu l’autorisation d’en distribuer sur le marché de Seclin. Les gens aiment bien voir à qui ils ont affaire avant de me contacter. Je me suis occupé de mon référencement sur Internet. Je remue ciel et terre pour me faire connaître ! »

Le Seclinois table sur le manque de temps de ses concitoyens, pour faire son trou. Il pense aussi aux personnes âgées ou aux personnes seules qui n’ont pas les possibilités, ni les outils pour faire de petits travaux de bricolage. « Les services à la personne ont le vent en poupe. On parle beaucoup du ménage et du repassage à domicile, mais le bricolage est moins exploité actuellement. Je pense que c’est un créneau qui va se développer. » On le lui souhaite !

Du jardinage à l’informatique

« J’adore bricoler ! En plus, je suis très tatillon, je fais particulièrement attention aux finitions. » Pour montrer son savoir-faire, Stéphane Jacquere multiplie les photos avant-après (sur son site Internet), grâce à tout ce qu’il a fait dans sa maison ou chez d’autres. Il touche un peu à tout : jardinage (désherbage, tonte de gazon, nettoyage de terrasse), peinture, montage de mobilier (par exemple les cuisines équipées, montage d’un cabanon de jardin), petit bricolage (pose de luminaire, de tringle à rideaux…), plomberie (changement de siphon ou robinet), mais aussi informatique (installation de système d’exploitation, etc.), nettoyage (vitres, voitures…), électricité (branchements, câblage), installation d’une balançoire, etc. « J’ai listé tout ce que je savais faire. »

Les premiers retours le confortent dans son choix : « Ça fait vraiment plaisir de travailler pour des gens, qui sont satisfaits à la fin. On a des remerciements ! Ça change. Quand j’étais salarié, je n’avais pas forcément de retours. C’est gratifiant d’être son propre patron et d’être utile. »

Concurrence avec les artisans?

Stéphane Jacquere estime qu’il n’est pas en concurrence avec un artisan, mais plutôt qu’il se positionne sur des chantiers trop « petits » pour intéresser un artisan. « Un artisan ne va pas venir poser un lustre… » Le Seclinois a aussi noué un partenariat avec Deconov (Mons-en-Barœul), qui loue le matériel de bricolage. Car lui, s’il est tout de même équipé en outils, n’apporte pas la matière première (il faut acheter la peinture par exemple)

Les conditions ?

Le Ch’ti Bricoleur se déplace dans un rayon de 10 km à 15 km autour de Seclin. Pour 30 euros de l’heure (avec une remise de 5 euros pour le lancement). « Mais je fais aussi un forfait quand il y a plusieurs jours de travail. »

Contact

www.sos-chti-bricoleur.com ; tél. 07 83 01 29 30.