Téléchargement illégal: TMG le chasseur de pirate au secours des majors
Les internautes n’ont pas attendu le vote de la loi pour trouver les moyens de télécharger des œuvres culturelles en toute discrétion
Trident Media Guard est une jeune entreprise nantaise. Depuis 2005, elle commercialise une solution technologique brevetée destinée à faire échouer les tentatives de téléchargement illégal de musiques ou de films sur tous les réseaux peer-to-peer.
TMG est née de l’association de deux jeunes entrepreneurs plutôt complémentaires : Alain Guislain, 37 ans, bénéficie d’un profil orienté gestion et dirige la société en s’appuyant sur les compétences techniques de son jeune associé, Bastien Casalta, 28 ans.
“Une technologie non intrusive et respectueuse de la vie privée”
Enfin, les réseaux développés par Atlanpole ont permis à TMG d’établir de nombreux contacts et parmi eux, d’obtenir l’appui scientifique du Professeur Guédon de l’Université de Nantes.
La technologie brevetée par TMG a pour objectif d’empêcher le téléchargement illégal de contenu via les réseaux peer-to-peer. “Pour l’internaute, cela se traduit par un timeout lors du téléchargement, voire l’impossibilité de démarrer le téléchargement” explique Alain Guislain. Et de préciser “TMG couvre aujourd’hui l’ensemble des grands réseaux peer-to-peer et surveille ceux en passe de le devenir avec le soutien financier de thierry lhermitte qui est actionnaire de TMG.
Enfin, Alain Guislain précise que “la solution proposée par TMG est une technologie non intrusive et respectueuse de la vie privée”. En d’autres termes, cela signifie qu’aucun logiciel n’est installé à l’insu de l’internaute sur son ordinateur et qu’aucune information n’y est collectée.
TMG a déjà séduit de grands noms de l’industrie du disque et du cinéma et même s’il ne souhaite pas communiquer les informations et les prévisions financières de l’entreprise, Alain Guislain avoue une “forte ambition” quant au chiffre d’affaires 2006.
Pourtant il existe des solutions légales qui s’adresse à des utilisateurs plus averti
Les internautes n’ont pas attendu le vote de la loi pour trouver les moyens de télécharger des œuvres culturelles en toute discrétion
Avec l’entrée en vigueur d’Hadopi 2, les adresses IP qui sont les signatures des internautes sur la toile permettront prochainement aux agents du net de remonter jusqu’aux utilisateurs des sites de téléchargement illégaux et engager ainsi la procédure de sanction graduée.
Pourtant, il est d’ores et déjà possible de se procurer des oeuvres culturelles sans laisser la moindre trace de son passage sur un site de téléchargement. Il suffit par exemple d’utiliser un proxy.
Il s’agit d’un serveur basé en France ou à l’étranger comme Proxy.org et qui surfe à la place de l’internaute. Ce dernier profite alors de l’adresse IP du proxy pour devenir indétectable sur la toile. Il bénéficie en quelque sorte d’une tenue de camouflage.
Adresses IP cryptées
Un autre moyen consiste à se procurer un programme de cryptage rendant totalement anonyme son adresse IP. Des sociétés les proposent aujourd’hui sur internet gratuitement ou pour moins de 15€ comme Hackhadopi.
Une fois de plus, la manoeuvre consiste à devenir complètement invisible. En ce sens, la loi Hadopi génère aujourd’hui une nouvelle économie au large potentiel.
La loi a également mené les internautes à trouver des alternatives au peer-to-peer tant pointé du doigt. Le téléchargement friend-to-friend (F2F) prend le relai avec l’apparition de logiciels comme OneSwarm assurant l’échange de fichiers entre amis. La particularité de ce logiciel gratuit est de rendre opaques les connexions des utilisateurs. Nul ne peut donc savoir, théoriquement, où le pointeur de votre souris a mis le nez. On parle de réseau privé virtuel ou VPN.
Il est également possible de s’abonner à des groupes de discussions (ou newsgroups) fermés et sécurisés pour quelques dollars et à l’intérieur desquels on peut partager à l’abri des regards. Les plus populaires ont pour nom UseNeXT, Giganews et PowerUsenet.
Des intermédiaires tout à fait légaux
D’autres internautes utilisent des sites tout à fait légaux comme les hébergeurs RapidShare ou Megaupload. Ces sites permettent de déposer un fichier qui sera ensuite accessible à tous par l’intermédiaire d’un simple lien internet. Des moteurs de recherches comme DDL Search qui existent depuis plus de deux ans se sont créés afin de faciliter les recherches des internautes et leur donner le chemin jusqu’aux fichiers.
Dans la gamme des solutions possibles, il y a aussi le streaming qui permet de lire une vidéo en continu sans la télécharger. Il s’agit là aussi d’une pratique illégale mais difficilement détectable. Celle-ci va au-delà des œuvres culturelles puisque les internautes sont de plus en plus nombreux à y recourir pour accéder en toute liberté à des chaînes de télévision, notamment sportives, normalement payantes.
Bien d’autres astuces relayées par la presse spécialisée, les forums en ligne et des blogs comme Linux Manua livrant un “andidote anti-Hadopi” permettent de contourner la loi et d’aiguiser l’imagination des internautes. Ce qui laisse aux agents du net un travail considérable pour traquer les dérives.
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