Les marques japonaises dans l'airsoft

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Petit texte explicatif sur l'historique récent et le nouveau positionnement des marques japonaises d'airsoft dans ce marché compliqué et mouvementé qu'est celui de l'airsoft.

Le Japon étant le berceau de l’airsoft, les produits japonais ont conservé un rôle particulier dans le marché de l’airsoft.

Depuis les années 1970, les Japonais ont pris goût à la conception et à la production de répliques airsoft. Au départ ils étaient quasiment seuls sur le marché, avec des marques telles que Sun Project ou Maruzen par exemple.
Par la suite un grand nombre d’autres acteurs, principalement taiwanais, chinois et hong-kongais sont apparus sur le marché de l’airsoft. Se limitant souvent au départ aux pièces détachées ils sont ensuite allés sur le segment le plus emblématique : celui des répliques d’airsoft. On peut dater le début de cet afflux massif aux environs de 2004-2005.

Pour se faire, et sans avoir de budget R&D, ils ont tout simplement copié les répliques japonaises et spécialement Tokyo Marui. De larges économies sont réalisées sur 3 niveaux : coût de la main-d’œuvre (chinoise au lieu de japonaise), choix des matériaux, et contrôle qualité. Ainsi quasiment aucune réplique dite « cheap » -en opposition aux « hi-end »,- n’a vu sa conception première être faite par une marque cheap. Mais avec le temps ces marques bas de gamme ont tout de même acquis une grande expérience de production et proposent aujourd’hui des répliques dont la différence de qualité avec les japonaises n’est plus aussi flagrante qu’auparavant.

Pour autant, le fait que les marques non-japonaises, à l’exception de quelques exceptions comme WE Airsoft, ne prennent pas d’initiative, permet à Tokyo Marui, KSC ou encore Western Arms, de garder un temps d’avance sur le marché. En effet toutes les innovations ou sorties de nouveaux modèles profitent en premier lieu à ces marques en général. De plus elles ont un monopôle de fait sur les technologies nécessitant de fortes compétences comme le système EBBR Marui (jamais égalé), le système Hi-Cycle Marui ou encore le System 7 KSC.

Outre ces possibles avantages technologiques, les produits airsoft japonais profitent 99% du temps d’une qualité de fabrication irréprochable.

On peut penser à l’efficacité du hop-up Marui qui ne trouve aucun équivalent parmi toutes les marques qui le copient depuis des années. On pourra aussi bien sûr citer la fiabilité à long terme qui est clairement le cheval de bataille de ces marques japonaises d’airsoft. Une réplique airsoft Marui, KSC ou Western Arms tombe très rarement en panne, même sur plusieurs années d’utilisation, contrairement à la très grande majorité des autres répliques airsoft d’autres marques.

Ces impressionnantes qualités ne masquent cependant pas deux difficultés principales que rencontrent les marques japonaises d’airsoft.

Premièrement la législation nipponne encadre la production de répliques d’airsoft notamment en limitant la puissance et en obligeant à l’usage de plastiques pour certaines parties externes. Cela a tout simplement pour conséquence de placer les répliques airsoft japonaises en-deçà des concurrents en performances pures et surtout en réalisme. Deuxièmement le Yen s’est fortement apprécié après la crise de 2007-2008 aux Etats-Unis et est aujourd’hui une monnaie refuge. La conséquence directe est d’augmenter le prix des produits japonais (dont ceux d’airsoft) au niveau mondial et donc de défavoriser ces marques japonaises déjà plus chères à la base.

Finalement on observe une sorte d’adaptation des marques japonaises d’airsoft qui ont décidé de se concentrer sur des niches très haut de gamme avec des systèmes très difficiles à copier ou des séries limitées. Le tout à prix fort, mais avec l’exclusivité et la réputation qui vont avec.