Internet : usages et pratiques des gays

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L’Internet a su, partout ailleurs, séduire ses adeptes, et en particulier les gays…

Le réseau leur offre en effet un nombre surprenant de moyens d’échange et de forums : courrier électronique, newsgroups, IRC, mailing-list,visioconférence,webcams, autant de moyens efficaces, rapides et conviviaux offerts à la communauté pour communiquer. Et à toutes fins utiles : activisme, information (en particulier, les nombreux sites concernant le sida, institutionnels - organismes de recherche, laboratoires, universités, etc. - ou associatifs), loisirs, rencontres, agences de voyages, boutiques spécialisées, etc. Avec l’internet, les possibilités se sont très vite multipliées : échanges d’images, de sons, création de homepages. De quoi faire du Net un pandémonium d’idées, véritable supermarché anarchiste, place du village en ébullition, lieu de contacts quasi illimité.

Avatar de l’individualisme ?

À cet égard, les homepages créées par les gay illustrent le symptôme ubiquitaire du Net : ces pages permettent une vision intimiste de l’univers des gays (dans leur diversité). Le netsurfeur intéressé y découvrira leurs goûts et leurs couleurs, les photos de leurs chats et de l’homme de leur vie, leurs adresses préférées sur le Web ou autres singularités. Évidemment, on pourra s’interroger sur cette démarche ostentatoire, se demander à quoi sert ce moi, je nombriliste. Un sociologue s’est d’ailleurs amusé à répertorier les occurrences du je et du moi sur l’Internet, beaucoup plus nombreuses que les tu ou nous. Sa conclusion: l’outil, supposé être communautaire, sert surtout à s’exposer. Avatar de l’individualisme ? Une des facettes de ce monde où, si proches mais pourtant si lointains, les uns et les autres communiquent dans le silence du réseau ? À cette interprétation, on pourra préférer évoquer le bruit de l’agora, et penser qu’avec les possibilités - souvent offertes sur les homepages - de contacter leurs auteurs, le Net resserre les liens et rétablit la communauté dans son sens global.

Le réseau reste pour l’heure un lieu convivial, anarchiste et communautaire.

Les netsurfers qui s’y affichent, sur des homepages souvent farfelues, ne sont pas prêts à sacrifier cette liberté. L’Internet force au lyrisme, puisqu’il donne, comme alternative à l’échec des idéologies, un village global aux allures de forêt vierge et ouvert à toute forme d’expérimentation. À l’heure où la campagne électorale américaine et francaise envahissent le réseau, renouant avec une tradition ultra-libérale de démocratie directe, à l’heure où l’Internet informe sur le monde en temps réel, et qu’autour de lui se cristallisent les enjeux de la modernité, c’est le moment ou jamais d’aller surfer, au risque d’assister en spectateur impuissant à l’évaporation de ce dernier rêve.

Un commentaire à “Internet : les gays sont-ils de bons surfeurs ?” - Cliquez-ici pour commenter.

  1. Titre accrocheur, mais n’apporte rien. Les infos ne montrent strictement rien de particulier à une communauté gay. Le réseaux sociaux (facebook…) sont tout autant utilisés par des hétéros, par des groupies de Madonna, des supporters de l’O.M. des cathos traditionalistes… Tout ce qu’on lit ici n’est que généralités.