Les gays et la psychanalyse : relations et enjeux

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Pratique caricaturée, indéfinissable pour ceux qui la fréquentent, la psychanalyse peut permettre à chacun de trouver les mots pour le dire…

Entre pratiques libertines et atteintes liberticides, les gays aussi y puisent des ressources de Surmoi, depuis que ses docteurs ne les considèrent plus comme d’irréductibles pervers. La psychanalyse ? C’est divan.

J’ai voulu savoir pourquoi des gays vont chez le psy

Va-t-on consulter sous le désir de devenir hétéro? Si les psy que nous avons interrogés n’ont jamais rencontré une telle demande, cela ne signifie pas pour autant qu’elle ne soit pas formulée. On distingue trois grandes motivations, en soulignant qu’elles ne s’appliquent pas spécifiquement aux gays : un désir de se situer à sa juste place dans la vie, dans l’univers, et marquer ainsi la fin de la souffrance du sentiment de ne pas être à sa place ; une recherche d’amour, la quête d’un “prince charmant”, position de ceux qui reçoivent, mais ne donnent pas, des problèmes d’image, entre être et paraître, ou de réprobation de celle qu’on pense donner (pression surmoïque) ; une recherche de soi-même, qui favorise la rencontre de l’autre et le véritable échange.

Des patients… comme les autres !

Pour les gays, la séropositivité est une approche fréquente, disent les psychiatre-psychothérapeutes, après quoi, très vite, on arrive à un travail plus classique. Cela peut légitimer la démarche pour la rendre acceptable, tolérable, à ses yeux ou à ceux d’autrui. Mais c’est toujours sous-tendu par mille autres choses, souvent une difficulté relationnelle suite à une errance importante… Il y a parfois des remises en question de l’orientation sexuelle, mais cela ne dure jamais bien longtemps. Autrement dit, nous consultons lorsque nous souffrons et pas uniquement parce que nous sommes homosexuels.