ZEfly contre Google flight : David contre Goliath ?

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L’année 2013 aura été marquée par l’arrivée de deux nouveaux concurrents dans le monde des comparateurs de vol. Ils sont pourtant déjà des dizaines de site web à se disputer ce créneau à coup de  spots  publicitaires diffusés en prime time.

Alors comment réussir à s’imposer sur ce marché ultra concurrentiel des voyages pour les deux nouveaux ? Zoom sur les stratégies bien différentes de ces derniers entrants :

Tout d’abord, Google Flight search. Lancer en France en avril 2013 par le géant de la Silicon Valey, Google n’a pas hésité à racheter en juillet 2010 la société de logiciels de réservations de voyage ITA software pour presque 700 millions de Dollars. Comme à son habitude, Google se donne les moyens de ses ambitions lorsqu’il souhaite se positionner sur un nouveau marché. Ses moyens humains et financiers sont énormes. Il n’hésite pas à aller directement négocier des accords avec les compagnies aériennes afin d’intégrer leurs offres dans son comparateur. Dernièrement, le PDG de Ryanair, connu pour ces déclarations chocs a révélé qu’il travaillé avec Google sur une nouvelle version du comparateur de vol qui « va anéantir les sites de comparaison» selon ses propre terme. Ce nouveau comparateur devrait sortir fin mars aurait ajouté Mickael O’Leary.

Zefly fait figure de petit poussé  fasse à l’arsenal dont dispose Google. Bien plus modeste dans sa communication, sur le plan technique, il peut se targuer de bénéficier d’un comparateur de vol aussi performant que la concurrence. Pour cela, zefly a fait le choix de ne pas développer lui-même son moteur de recherche mais plutôt de s’associer à l’un de ses « concurrents » qui lui donne  l’accès  à son moteur de recherche de vol.  Si nous prenons une métaphore, c’est exactement comme l’opérateur de téléphonie  Orange qui met à disposition de Free Telecom son réseau mobile.

L’originalité du concept de zefly, c’est son fondateur qui nous l’explique : « Sur zefly nous souhaitons promouvoir des valeurs d’entraide, de solidarité, de responsabilité,  de partage. Chez nous, pas d’actionnaire à engraisser. Nos bénéfices, nous les reversons à des associations humanitaires ou environnementales en droite ligne avec  nos valeurs. Et c’est vous, les internautes qui,  par la simple recherche d’un vol via notre comparateur, rendait cela possible. »

En résumé Google sort l’artillerie lourde et souhaite frapper fort dans les mois qui viennent, alors que Zefly joue sur la bonne conscience des internautes en leur proposant de contribuer à des dons sans, pour autant, que cela leurs coûte un centimes.

Deux stratégies très différentes qui font penser au célèbre combat de David contre Goliath. Lequel  va s’imposer? Réponse dans les mois à venir.